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Suivez-nous sur GoogleL'infographie a été réalisée par le médiateur de l'énergie.
Une légère amélioration par rapport à 2024
L'année 2025 affiche une baisse globale de 3,7 % des interventions pour impayés par rapport à l'année précédente, ce qui s'explique notamment par la baisse des prix de l'électricité. Les fournisseurs d'électricité ont aussi massivement délaissé l'interruption totale de l'alimentation au profit des limitations de puissance, une manœuvre rendue techniquement plus simple par le déploiement des compteurs communicants. Concrètement, cela signifie que les foyers concernés ne peuvent utiliser que quelques appareils électriques en même temps, sans subir de coupure nette, ce qui représente une réalité très difficile à vivre sur les plans matériels et psychologiques.
Les données sont particulièrement éloquentes concernant ce basculement : les coupures sèches d'électricité ont chuté de 30 %, s'établissant à 143 625 interventions en 2025 contre 203 767 en 2024. Parallèlement, les réductions de puissance, qui permettent de maintenir un usage minimal, ont poursuivi leur ascension pour atteindre 948 000 cas, dépassant les 937 000 enregistrés l'année passée. Cette tendance s'inscrit dans une trajectoire de long terme, puisque le recours à cette mesure a été multiplié par 3,5 entre 2019 et 2025.
Le Médiateur national de l'énergie, soutenu par de nombreuses organisations de défense des consommateurs, espère voir dans cette évolution une étape vers une interdiction totale des coupures d'électricité tout au long de l'année, et pas uniquement lors de la trêve hivernale. L'objectif est de garantir un service minimal de première nécessité, considérant l'accès à l'énergie comme un droit fondamental qui ne devrait jamais être totalement révoqué, même en cas de défaillance de paiement.
L'exception du gaz naturel
Contrairement au réseau électrique, la gestion des impayés de gaz se solde encore majoritairement par une interruption nette de l'alimentation, faute de solutions techniques de limitation intermédiaire aussi agiles que sur le réseau électrique. En 2025, les coupures de gaz ont ainsi progressé de près de 4 %, grimpant à 108 962 contre 105 176 l'année précédente.
Cette hausse dans le secteur du gaz coïncide avec une dégradation sensible des indicateurs de confort thermique dans l'Hexagone. Selon le dernier baromètre publié en octobre 2025, la part des foyers déclarant avoir souffert du froid dans leur domicile a bondi pour atteindre 35 %. À titre de comparaison, ce chiffre n'était que de 30 % en 2024 et seulement 14 % en 2020. L'érosion du pouvoir d'achat énergétique semble donc s'accélérer, piégeant les ménages dans des logements qu'ils ne parviennent plus à chauffer convenablement.
Aujourd'hui, 36 % des ménages avouent rencontrer des difficultés réelles pour régler leurs factures d'énergie, un bond significatif par rapport aux 28 % recensés en 2024.
| Type d'intervention | Année 2024 | Année 2025 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Coupures d'électricité | 203 767 | 143 625 | -30 % |
| Limitations de puissance | 937 000 | 948 000 | +1,2 % |
| Coupures de gaz | 105 176 | 108 962 | +3,6 % |