Sinistre à votre domicile durant vos vacances : serez-vous couvert par l’assurance ?

Cambriolage, dégât des eaux, incendie… En cas d’absence prolongée, quelques gestes simples vous permettent de mieux sécuriser votre logement et partir plus sereinement. De plus, votre contrat d’assurance habitation peut parfois exiger la prise de certaines mesures pour vous indemniser en cas de sinistre. Tour d’horizon de la question avec Audrey L., conseillère en assurance chez JeChange.

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Audrey L. - Conseillère en Assurance chez jechange

Audrey L. – Conseillère en Assurance chez jechange

Avant de partir en vacances, comment puis-je bien sécuriser mon domicile ?

Audrey L. : Avant votre départ, vous pouvez sécuriser votre habitation à travers une série de gestes simples. Sachez que le vol constitue le principal risque de sinistre. Pensez donc à bien fermer l’ensemble des portes, fenêtres et volets et si possible à protéger les parties vitrées à l’aide de persiennes, barreaux ou grilles.

Prévenez aussi vos voisins de votre absence, donnez-leur un double de vos clés et demandez-leur de relever votre courrier. Une boîte aux lettres pleine peut en effet attirer l’attention des cambrioleurs ! Autre petite astuce : ne laissez pas de message automatique indiquant une longue absence, ou pire, vos dates de départ et de retour, sur votre répondeur. Enfin, n’hésitez pas à signaler votre absence à la police ou à la gendarmerie pour bénéficier de l’opération « Tranquillité Vacances », grâce à laquelle les forces de l’ordre effectueront des rondes quotidiennes à votre domicile.

Dois-je remplir des obligations particulières au titre de mon contrat d’assurance habitation ?

A. L. : Chaque contrat étant spécifique, pensez toujours à vérifier les conditions générales de votre assurance multirisques habitation. Sachez cependant qu’en règle générale, la plupart des assureurs obligent leurs assurés à respecter certains principes de prévention.

Il peut par exemple s’agir de couper l’arrivée d’eau pour minimiser les risques de dégât des eaux, de couper le gaz, voire de couper votre compteur électrique en vue de réduire les risques d’incendie. Votre contrat peut également demander le débranchement de l’ensemble des appareils électriques, sous peine de ne pas être couvert en cas de dommages électriques. En résumé, si le degré d’exigence varie d’un assureur à l’autre, pensez à toujours vous conformer aux « moyens de protection » prévus dans votre contrat.

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Quels sont les « moyens de protection » les plus communément exigés par les assureurs ?

A. L. :  Comme je vous le disais, ces moyens varient d’une compagnie d’assurance à l’autre mais aussi d’une formule à l’autre. C’est pourquoi il convient toujours de vous référer aux conditions générales de votre contrat. Pour votre porte d’entrée principale, votre assureur peut par exemple exiger l’installation d’une serrure multipoint sécurisée « A2P », répondant à la norme de sécurité « Assurance Prévention Protection ».

Dans certains cas, il peut aussi demander le blindage de votre porte d’entrée, l’installation de cornières anti-pinces ou pour vos fenêtres, la pose de volets en bois, en métal ou en polyex. En l’absence de volets, il peut aller jusqu’à exiger la pose de barreaux en métal dont l’espacement maximal est parfois explicitement précisé dans votre contrat.

Mon contrat MRH comporte une « clause d’inhabitation » : de quoi s’agit-il ?

A. L. : En assurance habitation, la durée de votre absence peut avoir des conséquences sur votre éventuelle indemnisation en cas de sinistre. En effet, l’assurance de votre logement comprend très souvent une clause d’inhabitation, parfois appelée « clause de non-habitation ».

Elle vous impose de ne pas vous absenter de votre domicile au-delà d’une certaine durée, généralement comprise entre 30 et 90 jours par an. Selon les contrats, la somme de ces journées peut être cumulée sur un an ou consécutive.

Une fois ce délai dépassé, votre assureur est en droit de vous refuser l’indemnisation de votre logement en cas de sinistre, ou de minorer son montant, notamment dans le cas de la « garantie vol ».

Si un sinistre survient dans mon domicile en dépit du respect de mes obligations d’assuré, que dois-je faire ?

A. L . : Quelle que soit la nature du sinistre, n’attendez pas pour le déclarer au plus vite à votre assureur. Mais attention, le délai maximum de déclaration varie en fonction du type de sinistre. Vous disposez ainsi de 5 jours ouvrés à compter de la découverte d’un dégât des eaux, d’un bris de vitre, d’un dommage électrique ou d’un incendie pour le déclarer. Ce délai est porté à 10 jours en cas de catastrophe naturelle ou technologique, mais réduit à seulement 2 jours en cas de vol.

Dans l’attente du passage de l’expert, et si les réparations sont urgentes, vous pouvez intervenir ou faire appel à un professionnel. Pensez toutefois à conserver des preuves des dommages subis par vos biens pour pouvoir être indemnisé. Sachez enfin qu’un assureur peut exiger que vous preniez rapidement des mesures dites « conservatoires » pour que les dommages subis ne s’aggravent pas, comme par exemple le bâchage d’un toit éventré suite au passage d’une tempête.

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