Puissance 3 kVA : Pour qui ? Quelles limites ? Quel prix en 2026 ?

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De l'électricité verte à prix fixe moins chère
La puissance de compteur souscrite de 3 kVA est la plus basse possible. Elle laisse une marge de manœuvre confortable pour l'éclairage, le froid alimentaire, l'électronique et une cuisson légère, mais la moindre pointe de puissance impose de hiérarchiser les usages et d'échelonner les appareils gourmands. Pour ce niveau de puissance en janvier 2026, le prix de l'abonnement au tarif réglementé de l'électricité est de 140,76 € par an et le kWh à 0,1952 €.
Que peut-on brancher avec un compteur 3 kVA ?
La puissance souscrite auprès de son fournisseur d'électricité s'exprime en kilovoltampères (kVA) et correspond à la puissance apparente maximale que le compteur électrique autorise à un instant T. Concrètement, c'est un plafond de puissance disponible en simultané, destiné à protéger l'installation et le réseau contre les surcharges.
Nombre de compteurs résidentiels par puissance, source Enedis
Les appareils que l'on peut utiliser en même temps avec du 3 kVA
Dans la vie courante, le 3 kVA suffit pour les usages quotidiens : éclairage, box internet, recharge de téléphone, ordinateur portable, téléviseur, réfrigérateur et congélateur. Mais dès que l'on ajoute un appareil chauffant (radiateur) ou un appareil à résistance (lave-linge en phase de chauffe, lave-vaisselle, four, bouilloire, grille-pain, sèche-cheveux, plaque de cuisson), le total de puissance grimpe fortement.
Pour autant, l'idée n'est pas de tout interdire, mais plutôt d'organiser les usages : lancer une machine quand la cuisson est terminée, chauffer une pièce et couper l'autre radiateur, utiliser la bouilloire puis la cafetière et pas les deux en même temps. Cette logique rend 3 kVA très viable dans un petit logement, surtout si l'eau chaude et le chauffage reposent sur le gaz ou une solution collective.
- Un éclairage entièrement en LED (par exemple 10 ampoules de 10 W) reste très léger, car 100 W au total pèse peu dans le total, même en ajoutant des lampes d'appoint.
- Un petit réfrigérateur d'environ 50 L autour de 300 W alterne marche et arrêt : l'important consiste à garder une marge pour le démarrage du compresseur, sans cumuler d'autres gros appareils chauffants.
- Une télévision se combine facilement avec l'informatique et l'éclairage, ce qui rend possible un usage loisir confortable. C'est rarement cela qui fera la différence.
- De même, un ordinateur portable d'environ 60 W et ses périphériques consomment peu, ce qui permet de télétravailler ou étudier sans pression sur la puissance, même avec plusieurs recharges en parallèle.
- Un micro-ondes autour de 1 000 W passe très bien, à condition d'éviter de le faire tourner pendant qu'un lave-linge chauffe l'eau et qu'une plaque électrique monte en puissance.
- Un radiateur électrique d'environ 1 500 W peut chauffer une petite pièce, mais il faudra autant que possible lisser les consommations parallèles.
C'est l'utilisation simultanée d'appareils gourmands en énergie qui pousse immédiatement le compteur au plafond de 3 000 W. Dès qu'un appareil qui dépasse 1 500 W est activé, tout le reste doit rester modéré si l'on veut éviter les coupures. Il faut donc décider quels appareils allumer en priorité parmi ceux provoquant des pics de puissance (cuisson, lavage, chauffage) et prioriser : cuisson ou lavage, chauffage ou repassage, bouilloire ou sèche-cheveux, etc.
Les usages qui disjoncteront avec du 3 kVA
Le cas typique générant une coupure est l'usage simultané de deux appareils à pics de puissance : cuisson, eau chaude, chauffage, lavage, aspirateur, compresseur, certains moteurs.
- 2 plaques de cuisson électrique avec la hotte et le lave-linge en phase de chauffe cumulent souvent plus de 3 000 W au démarrage : même si la plaque module ensuite, la pointe suffit parfois à déclencher une coupure.
- Une bouilloire (2 000 W) plus le micro-ondes (1 000 W) dépassent déjà 3 000 W car il faut aussi compter le frigo, la box et l'éclairage.
- Un chauffe-eau électrique autour de 2 500 W laisse trop peu de marge pour le reste : si une cafetière, un four ou un aspirateur se lance pendant la chauffe, la surcharge est presque mécanique.
- Deux radiateurs à 1 000 W plus un sèche-cheveux de 1 500 W dépassent le plafond dès l'allumage.
- N'importe quelle pompe à chaleur.
- N'importe quelle borne ou prise renforcée de recharge.
Les coupures surviennent quand la puissance appelée dépasse le seuil autorisé par la puissance souscrite. Sur un compteur Linky, l'écran affiche souvent PUIS DEPASSEE, ce qui signale une surcharge instantanée (et non pas une panne du réseau).
Pour y remédier, la méthode la plus efficace consiste à couper l'appareil le plus puissant (souvent un chauffage, une plaque, une bouilloire, un lave-linge en chauffe), voire débrancher un second appareil si nécessaire afin de recréer une marge. Ensuite, on réenclenche le compteur en appuyant environ deux secondes sur le bouton '+' jusqu'au retour de l'alimentation. Pour ne pas que cela se reproduise, il faudra éviter de lancer plusieurs résistances en même temps.
Quels logements sont adaptés à du 3 kVA ?
La surface du logement donne une première intuition, surtout avant un emménagement. Mais elle ne suffira pas à décider si l'on doit opter pour le 3 kva ou non. Le vrai critère, c'est la présence d'usages électriques structurants : chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson, séchage du linge, climatisation, recharge de véhicule.
En effet, un studio de 25 m² tout électrique peut appeler plus de puissance qu'un appartement de 45 m² chauffé au gaz, simplement parce que les résistances et les radiateurs créent des pointes fortes. Le mode de vie joue aussi beaucoup : une personne seule qui cuisine peu et lave son linge à des horaires choisis ne connaîtra pas de coupures, alors qu'un foyer qui cumule cuisson, lessive et chauffage en fin de journée en rencontrerait probablement.
Studio de 20 m² occupé par un étudiant
Dans un studio de 20 m², la puissance 3 kVA fonctionne très bien dès lors que le chauffage reste limité ou ponctuel. Un scénario typique combine un petit radiateur de 1 000 W, un réfrigérateur autour de 150 à 300 W, un ordinateur portable (60 W), la box (5 W), quelques LED, des plaques de cuisson et un micro-ondes de 800 à 1 000 W utilisé par courtes périodes. Même en ajoutant une recharge de téléphone et un téléviseur, la puissance reste gérable, à condition d'éviter de faire fonctionner en même temps un appareil de lavage ou une plaque de cuisson électrique puissante.
Appartement de 40 m² chauffé au gaz
Un appartement de 40 m² chauffé au gaz, avec eau chaude et cuisson au gaz, peut parfaitement s'accommoder d'une puissance 3 kVA, même si la surface dépasse les seuils souvent cités. Ici, l'électricité sert surtout à l'éclairage, au multimédia, au froid alimentaire et aux petits appareils du quotidien. Les pointes liées au chauffage et à l'eau chaude disparaissent, ce qui libère la puissance pour des usages ponctuels sans stress. La vigilance porte sur le linge et la cuisine : un four électrique, un sèche-linge ou une plaque de cuisson électrique changent immédiatement l'équilibre.
Petit appartement de 30 m² pour les vacances
Dans une résidence secondaire de 30 m², payer un abonnement minimal est important pour réduire ses frais fixes. Le 3 kVA le permet, à condition que l'équipement reste simple : réfrigérateur compact, télévision, éclairage LED, cafetière, micro-ondes, et éventuellement un radiateur d'appoint. Le point décisif, c'est la saison : en été, la contrainte de puissance se porte sur l'éventuelle climatisation. En hiver, l'usage d'un ou deux radiateurs électriques de 1 000 W chacun peut déjà monopoliser une grande partie du budget puissance, ce qui oblige à éviter les appareils de cuisine très puissants au même moment.
Petit appartement de 25 m² habité par une personne âgée
Pour une personne âgée vivant seule dans 25 m², la puissance 3 kVA peut convenir si l'équipement se limite à l'essentiel et si le chauffage principal ne repose pas sur plusieurs radiateurs électriques. Le quotidien s'articule autour d'un réfrigérateur, d'un peu d'éclairage, d'une télévision peu énergivore, d'une box, et d'appareils de cuisine simples. L'usage d'une bouilloire de 1 200 à 2 000 W ou d'un radiateur d'appoint de 1 000 W reste possible, à condition de ne pas cumuler ces pics. La priorité consiste à sécuriser les routines : éviter les coupures pendant la préparation des repas, garder une température stable sans multiplier les chauffages, et repérer les appareils les plus puissants pour les utiliser l'un après l'autre.
Prix de l'électricité avec un abonnement en 3 kVA
Le coût total d'une facture d'électricité dépend de deux briques : l'abonnement (part fixe) et le prix du kWh (part variable).
Une puissance 3 kVA agit surtout sur l'abonnement, car cette part fixe augmente avec la puissance souscrite. L'économie représente environ 3 € par mois par rapport au 6 kVA, ce qui est peu si l'on est souvent importuné par des coupures, mais beaucoup si l'on a du 6 kVA sans raison, car cet abonnement se multiplie en mois et en années, et représente par exemple autour de 500 euros sur 10 ans.
Dans un logement en 3 kVA, la consommation annuelle d'électricité est de 934 kilowattheures en moyenne, d'après la dernière base de données des clients EDF.
Au tarif réglementé
Au Tarif Bleu d'EDF en option Base en janvier 2026, un compteur 3 kVA s'accompagne d'un abonnement annuel de 140,76 € et le prix du kWh facturé sur l'électricité consommée s'établit à 0,1952 €/kWh.
Sur 1 an, une consommation de 934 kWh à ce prix donne une facture de 323 €.
Ces chiffres du tarif réglementé fournissent un repère de référence pour comparer les offres alternatives.
L'offre la moins chère du moment
- L'offre du moment avec l'abonnement le moins cher est Basic Watt de Enercoop, avec 127,08 €/ an, parfaite pour les petits consommateurs chez qui la part fixe pèse lourd dans la facture.
- Celle avec le kilowattheure le moins cher est NovaFixe Élec de Gaz de Bordeaux, avec 0,1634 €/ kWh, intéressante quand la consommation annuelle commence à monter et que le variable prend donc plus de poids.
- La facture annuelle la plus basse (abonnement et prix du kilowattheure compris) pour une consommation de 934 kWh aux prix actuels est Prudence de la bellenergie, avec 290 €/ an (soient des mensualités de 24 €).
| Offre | Caractéristiques | Tarif | Score | Contact | |
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PRUDENCE
4,35 sur 5 -
1288 avis
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Budget annuel
290 € Vous économisez 33 € |
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Souscrire en ligne | Vérifié le 30/01/2026 |
NOVAFIXE ÉLEC
4,57 sur 5 -
8661 avis
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Budget annuel
293 € Vous économisez 30 € |
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Vérifié le 07/01/2026 | |
ELECTRICITÉ 100% VERTE FIXE
3,74 sur 5 -
3576 avis
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Budget annuel
294 € Vous économisez 29 € |
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Souscrire en ligne
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Vérifié le 27/01/2026 |
PRUDENCE AVEC PRODUCTEUR ENR
4,35 sur 5 -
1288 avis
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Budget annuel
299 € Vous économisez 24 € |
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Souscrire en ligne | Vérifié le 30/01/2026 |
EXTRA ECO
4,44 sur 5 -
12274 avis
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Budget annuel
301 € Vous économisez 22 € |
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Souscrire en ligne | Vérifié le 21/01/2026 |
Comparaison TTC pour une consommation domestique de 934 kWh par an et une puissance de 3 kVA. Les Économies / Surcoûts sont calculés par rapport au Tarif Réglementé d'EDF. Toute souscription via nos numéros non-surtaxés repérables par notre icône ou liens de souscription en ligne se fait sans aucun coût additionnel pour le consommateur.
A l'inverse, l'offre la plus coûteuse pour cette même consommation annuelle s'avère être 100% Renouvelable de Papernest Énergie, avec une facture annuelle s'élevant à 401 €/ an. Les maximums d'abonnement et de kWh se trouvent sur d'autres offres, ce qui montre qu'une facture annuelle élevée peut aussi venir d'un équilibre global défavorable, comme ici avec un abonnement à 196,68 €/ an et un kilowattheure à 0,2187 €.
Quand et comment changer de puissance 3 kVA ?
Changer de puissance se fait par téléphone ou en ligne via le fournisseur d'électricité, qui transmet ensuite la demande à Enedis. Sur un compteur Linky, la modification est généralement réalisée à distance le lendemain de la demande, pour un coût de 4,28 €.
Le 6 kVA n'est pas nécessaire : passer au 3 kVA
Passer de 6 kVA à 3 kVA a du sens quand le logement n'utilise pas ou plus de chauffage électrique intensif, quand l'eau chaude est assurée par le gaz ou le collectif, et quand les gros appareils restent rares.
Les deux façons recommandées pour déterminer un bon niveau de puissance sont :
- aller regarder la PUISSANCE MAX indiquée sur son Linky un jour où l'on a cumulé plusieurs charges. Si elle ne dépasse pas les 3 kVA, ou qu'elle la dépasse de peu et que vous pensez pouvoir vous organiser pour vous restreindre un peu plus, baisser sa puissance a du sens.
- télécharger une application de suivi conso comme MySelectra, qui donne clairement la puissance adaptée au logement sur la base des courbes de charge passées.
Le 3 kVA n'est pas suffisant : passer au 6 kVA
Monter à 6 kVA devient pertinent quand le logement cumule plusieurs usages à résistance ou quand de nouveaux équipements apparaissent. Le besoin devient une nécessité dès lors que vous subissez des coupures répétées lors de la cuisson, ou encore avec l'impossibilité de lancer une lessive sans couper un radiateur, et toutes contraintes permanentes qui dégradent le confort.
Si aucune réorganisation de vos consommations n'est possible, et que l'inconfort avéré se répète, c'est qu'il vous faudra bien augmenter votre puissance.
FAQ
Comment connaître la puissance actuelle de mon compteur ?
La facture mentionne toujours la puissance du compteur dans les informations d'abonnement, aux côtés de l'option tarifaire et du numéro de point de livraison. Ensuite, le compteur lui-même donne l'information : sur Linky, on parcourt les écrans jusqu'à l'affichage qui indique la puissance souscrite. Si l'accès au compteur est compliqué, le service client du fournisseur peut confirmer la valeur en quelques minutes, car il dispose des données de contrat. Enfin, les outils de suivi de consommation, lorsqu'ils se connectent aux données de comptage, indiquent non seulement la puissance actuelle mais permettent d'analyser les pointes et d'évaluer si la puissance correspond au profil.
Quelle différence entre 3 kVA, 3 kWh et 3 kW ?
Beaucoup d'usagers raisonnent en énergie quotidienne (kWh), alors que le disjoncteur réagit à la puissance instantanée (kW/kVA). Un foyer peut consommer peu sur la journée et déclencher malgré tout des coupures si les usages se concentrent au même moment, par exemple le soir.
La confusion vient du fait que ces trois unités parlent d'électricité, mais pas de la même chose.
- Le kilowatt (kW) décrit une puissance utile à un instant donné : c'est le débit d'énergie, comme un robinet ouvert plus ou moins fort.
- Le kilowattheure (kWh) décrit une énergie consommée sur une durée : c'est le volume total écoulé, par exemple sur une heure, une journée ou un mois.
- Le kilovoltampère (kVA) décrit une puissance apparente, utilisée pour dimensionner l'alimentation et la protection, car elle prend en compte certains effets électriques (dont la puissance réactive) qui ne se voient pas toujours sur la simple étiquette en watts.
Dans un logement, on peut souvent rapprocher kVA et kW, d'autant que le compteur et le disjoncteur réagissent à la puissance instantanée, alors que la facture reflète l'énergie consommée en kWh, plus l'abonnement. Un foyer peut bien avoir une facture modérée tout en déclenchant des coupures : les kWh restent bas, mais les kW instantanés dépassent le seuil associé aux 3 kVA. Sur le disjoncteur de branchement, le 3 kVA se traduit par un calibre de 15 ampères.
Pourquoi l'option heures pleines / heures creuses n'est pas disponible pour les compteurs 3 kVA ?
L'option heures pleines / heures creuses vise surtout à déplacer une part significative de consommation vers des plages moins chères, typiquement via des usages pilotables et puissants comme le chauffe-eau électrique, le chauffage, certains cycles de lavage ou la recharge. Or un compteur 3 kVA correspond souvent à des profils de consommation plus modestes et, surtout, à une capacité instantanée limitée qui réduit la présence de ces gros usages pilotables.
Sans chauffe-eau électrique, sans chauffage électrique massif et sans recharge, la marge de déplacement vers les heures creuses devient faible, et l'intérêt économique se réduit. Sur un profil 3 kVA, il serait souvent difficile de décaler suffisamment de consommations sur les heures creuses pour compenser le surcoût des heures pleines. C'est pourquoi l'option Base, plus simple avec un prix qui ne change pas d'une heure à l'autre, colle mieux aux usages typiques associés à 3 kVA.
