Comment réduire sa facture d'électricité ? Conseils de nos experts

Mis à jour le
minutes de lecture

Par défaut, les prix affichés sur cette page sont TTC.
Référencement de toutes les offres gratuit.

Comment réduire sa facture d'électricité ? 6 astuces infaillibles

Alors que le prix de l'électricite a presque doublé en 20 ans, la facture pèse lourd pour tout le monde. On dénombre d'ailleurs chaque année plus d'un million de procédures pour impayés. Pour autant, il existe de nombreux moyens de réduire ses consommations, voire même de payer un prix du kilowattheure bien moins cher.

Les éco-gestes à adopter

Avant d'investir un seul euro, les habitudes du quotidien représentent un gisement d'économies souvent sous-estimé.

Pour moins chauffer

Le chauffage représente à lui seul généralement autour des deux tiers de la consommation totale d'électricité d'un foyer. C'est dire le poids qu'il représente sur les factures.

  • Fermer volets et rideaux dès la nuit tombée : les surfaces vitrées sont le point faible thermique d'un logement. En plus du volet, un double rideau doublé peut réduire les pertes.
  • Ne jamais obstruer les radiateurs : un canapé ou un rideau positionné devant force l'appareil à chauffer plus longtemps pour atteindre la température de consigne, sans chauffer la pièce plus efficacement. Aussi faut-il éviter de l'installer près d'une source froide ou propices aux courants d'air.
  • Aérer 10 minutes le matin, fenêtre grande ouverte : renouveler l'air rapidement permet d'évacuer l'humidité sans refroidir les murs, afin de permettre que l'air intérieur se chauffe plus rapidement.
  • Isoler les zones non chauffées : une porte donnant sur un garage ou une cave non chauffée représente une fuite thermique permanente. Un simple joint de porte ou un rideau thermique suffit à couper le pont. On détaille cela plus bas dans les petits achats que l'on recommande de faire.
  • Programmer le hors-gel en cas d'absence prolongée : maintenir 7 à 8 °C plutôt qu'éteindre complètement évite le choc thermique au retour et la surconsommation liée à la remontée en température d'un logement complètement refroidi.

En cuisine

  • Couvrir les casseroles systématiquement : un couvercle maintient la chaleur et réduit la consommation d'énergie à la cuisson jusqu'à 25 %. Sur une plaque vitrocéramique ou induction, la différence est immédiate ; l'eau bout deux fois plus vite, le cycle s'arrête plus tôt.
  • Éteindre le four avant la fin : l'inertie thermique d'un four fait que la température reste stable plusieurs minutes après l'arrêt. Couper 5 à 10 minutes avant la fin de cuisson permet d'économiser environ 10 % d'électricité sur chaque utilisation, sans impact sur le résultat.
  • Privilégier l'autocuiseur pour les cuissons longues : cocotte-minute ou cuiseur vapeur divisent le temps de cuisson par deux à trois par rapport à une casserole classique. Pour les légumineuses, les céréales ou les viandes mijotées, le gain est particulièrement significatif.
  • Adapter la taille du feu à celle de la casserole : une petite casserole sur une grande plaque rayonne de la chaleur dans le vide. Sur induction, ce problème disparaît car la plaque ne chauffe que là où le fond du récipient est posé, ce qui en fait l'option la plus efficace énergétiquement.
  • Décongeler au réfrigérateur plutôt qu'au micro-ondes : en plaçant les aliments au frigo la veille, vous récupérez le froid émis par la décongélation pour maintenir la température du réfrigérateur : une double économie.
  • Ne pas préchauffer inutilement le four : pour les cuissons de plus de 30 minutes (gratins, rôtis, cakes), le préchauffage est souvent superflu. Pour les pizzas ou les viennoiseries, un préchauffage court de 5 minutes suffit (pas les 15 à 20 minutes d'habitude).

Appareils électroménagers

  • Activer le mode éco systématiquement : lave-vaisselle, sèche-linge, four : tous intègrent désormais un programme optimisé qui étale le cycle sur une durée plus longue en échange d'une consommation réduite de 20 à 40 %.
  • Laver à 30 ou 40 °C : les lessives modernes sont pensées pour l'eau froide. Passer de 60 °C à 40 °C réduit la consommation du lave-linge d'environ 30 % par cycle.
  • Régler le réfrigérateur à la bonne température : 4 °C pour le frigo, -18 °C pour le congélateur.
  • Ne pas mettre le sèche-linge avant l'essorage maximum : un cycle d'essorage à 1 400 tours/min retire mécaniquement l'eau bien plus efficacement que la chaleur, et l'électricité mécanique coûte bien moins cher que l'électricité thermique.

Et pour les appareils récents, l'étiquette énergie est votre meilleure boussole. Elle s'applique aux réfrigérateurs, lave-linges, sèche-linges, lave-vaisselles, climatiseurs, téléviseurs et ampoules. Elle classe chaque appareil de A (le plus efficace) à G. Choisir un appareil classé A ou B plutôt que D ou E peut représenter plusieurs dizaines d'euros d'économies par an sur la durée de vie de l'équipement. Très souvent, le surcoût à l'achat est rentabilisé en quelques années.

Appareils électriques

La veille est souvent présentée comme anecdotique. Elle ne l'est pas.

  • Éliminer les veilles : jusqu'à 5 % de la facture hors chauffage provient d'appareils qui consomment sans être utilisés : box internet, décodeur TV, enceinte connectée, écrans, lecteur DVD qu'on n'utilise plus, etc. Une multiprise avec interrupteur ou une prise connectée programmable règle le problème en une fois.
  • Utiliser les modes éco des appareils numériques : ordinateurs, smartphones, consoles de jeux... tous proposent des profils d'économie d'énergie qui réduisent la luminosité et la puissance processeur hors utilisation intensive. À activer par défaut, sans impact sur le confort au quotidien.
  • Débrancher les chargeurs après usage : un chargeur de téléphone branché sans appareil consomme encore 0,1 à 0,5 W en permanence. Anecdotique pris seul, mais multiplié par 5 ou 6 chargeurs dans un foyer sur toute une année, l'addition monte.
  • Passer aux ampoules LED : une LED de 8 W produit la même luminosité qu'un halogène de 50 W, soit 80 % de consommation en moins, et dure 15 à 25 fois plus longtemps. Sur un logement encore équipé d'halogènes, le retour sur investissement est inférieur à un an.

Agir sur son contrat d'électricité

Les éco-gestes agissent sur les consommations. En parallèle, naturellement, plus le prix de chaque kilowattheure est bas, moins chaque consommation coûtera cher. Certaines options permettent aussi de concentrer ses consommations sur des plages horaires à tarifs moins chers.

Viser le kilowattheure le moins cher

Les fournisseurs sont libres de commercialiser les offres qu'ils souhaitent, au prix qu'ils souhaitent. C'est le principal facteur différenciateur. Prendre le temps de trouver qui vend l'électricité la moins chère du marché vaut vraiment le coup, étant donné que cela permet ensuite de faire des économies sans rien faire.

En outre, le changement de fournisseur est gratuit, sans coupure, et sans intervention technique nécessaire.

Songer à passer aux heures creuses

L'option Heures Pleines/Heures Creuses (HP/HC) donne accès à un kWh à prix réduit 8 heures par jour sur deux crénaux horaires, en contrepartie d'un prix en heures pleines nettement plus élevé. L'option est rentable dès lors que vous jouez le jeu de décaler autant que possible vos consommations qui peuvent l'être sur les horaires économiques.

Il est possible de passer aux heures creuses avec son fournisseur actuel, ou avec un nouveau fournisseur plus intéressant. Dans tous les cas, la démarche est gratuite.

⚡🔥 Comparer les offres d'énergie avec JeChange ! 📱 01 86 26 52 69  🗓️ Rappel par un expert  🧑‍💻 Comparateur en ligne

Se renseigner sur les options tarifaires spéciales

Au-delà de l'option HP/HC somme toute assez classique, d'autres options tarifaires méritent attention selon votre profil :

  • Les offres d'effacement : des offres généralement économiques, sauf certains jours de l'année à prix prohibitif. Idéales pour les foyers non-chauffés à l'électricité et capables de modérer fortement leur consommation quelques jours par an.
  • Les offres Saison haute/Saison basse : elle différencie été et hiver et peut convenir à ceux qui consomment surtout l'été.
  • Les offres week-end (EDF uniquement) : un prix de l'électricité généralement cher en semaine et intéressant en week-end, mais qui n'est vraiment rentable que pour les résidences secondaires.

Vérifier si sa puissance n'est pas inutilement trop haute

La puissance souscrite (en kVA) conditionne directement le montant de l'abonnement. Passer au palier de puissance inférieur permet d'économiser plusieurs dizaines d'euros par an.

Si votre disjoncteur ne saute jamais et que vous n'utilisez pas plusieurs appareils très puissants simultanément (four + plaque induction + sèche-linge), une puissance inférieure suffit probablement. Pour en avoir le coeur net, il faut télécharger une app de suivi conso, qui vous renseigne directement sur le niveau de puissance adapté selon votre histoire de puissances appelées.

La démarche de modification est simple et gratuite via votre fournisseur.

Suivre ses consommations depuis son mobile

On ne réduit efficacement que ce qu'on mesure. Le compteur Linky, présent chez plus de 35 millions de foyers, remonte vos données de consommation à la demi-heure près. Plusieurs plateformes de suivi conso permettent d'exploiter ces informations :

  • L'espace client Enedis (enedis.fr) donne accès gratuitement à l'historique de consommation heure par heure, avec la possibilité de comparer sa conso à des foyers similaires.
  • L'application de votre fournisseur : la plupart proposent un tableau de bord avec alertes en cas de dépassement et visualisation des postes les plus consommateurs.
  • Des applications dédiées : omni-énergies, omni-fournisseurs.

Investir dans des objets permettant d'économiser

Certains équipements ont un retour sur investissement rapide. Voici les plus pertinents, du moins coûteux au plus structurant.

Un thermostat connecté

Une bonne régulation du chauffage réduit forcément la consommation de chauffage. Le thermostat connecté va plus loin qu'un simple programmateur : géolocalisation pour couper le chauffage quand le logement est vide, adaptation à la météo, programmation pièce par pièce avec des têtes thermostatiques compatibles, coupures à distance, etc.

Les modèles les plus populaires (Tado°, Netatmo, Somfy) oscillent entre 80 et 200 € en entrée de gamme.

Des isolants thermiques

Sans aller jusqu'aux travaux, quelques équipements simples limitent les déperditions :

  • Joints de portes et fenêtres : entre 5 et 20 € par fenêtre, efficaces sur les logements anciens avec des menuiseries qui laissent passer l'air.
  • Rideaux thermiques et volets : les rideaux doublés thermiquement réduisent les pertes de chaleur par les vitrages. Il n'y a qu'à poser sa main pour sentir la différence.
  • Boudins de porte : quelques euros, mais redoutablement efficaces contre les courants d'air sous les portes donnant sur l'extérieur ou des pièces non chauffées.

Vêtements et couvertures adaptés

C'est le levier le plus économique qui soit, et souvent sous-estimé. Porter un pull d'intérieur permet de conserver la même sensation thermique à 18 ou 19 °C plutôt qu'à 21 °C. De même avec un plaid quand on est dans son canapé ou en train de télétravailler.

Réaliser des travaux de rénovation énergétique

Les éco-gestes et les ajustements contractuels ont leurs limites. Pour des économies durables et structurelles, les travaux de rénovation sont incontournables dès lors qu'on est propriétaire et que l'on souhaite investir dans sa résidence principale.

Isolation

C'est le point de départ de toute stratégie sérieuse. Dans un logement mal isolé, changer de système de chauffage sans traiter l'enveloppe aura son intérêt, mais vous continuerez à chauffer l'extérieur.

Isolation des combles

C'est généralement le plus rentable en maison. L'isolation des combles perdus par soufflage (laine de verre, ouate de cellulose) coûte entre 20 et 60 € / m² pose comprise, pour une baisse des déperditions pouvant être massive.

Isolation des murs

L'isolation thermique par l'extérieur (ITE) enveloppe toute la façade d'un manteau isolant, supprime les ponts thermiques et améliore l'esthétique du bâtiment. Comptez 120 à 220 € / m² selon la technique (enduit, bardage). Pour une maison de 100 m², c'est un budget de 12 000 à 22 000 € avant aides.

Remplacement des fenêtres

Passer au double ou triple vitrage réduit les pertes thermiques par les vitrages de 10 à 15 %. Comptez environ 500 à 1 000 € par fenêtre (fourniture + pose). L'effet sur la facture reste modeste comparé à l'isolation des combles ou des murs, quoique cela dépend de vos fenêtres actuelles, et le gain en confort est immédiat (suppression des parois froides, réduction des courants d'air).

Mode de chauffage

La pompe à chaleur air/eau (PAC) produit 3 à 8 fois plus de chaleur par kWh consommé qu'un radiateur électrique classique. Résultat : une réduction de la facture de chauffage de 40 à 70 % possible selon les configurations.

Côté investissement, la PAC air/eau coûte entre 8 000 et 15 000 € à l'installation. C'est la décision à prendre en remplacement d'une chaudière au gaz si vous vivez en maison dans une zone tempérée, avec ou sans appoint au bois.

En zone plus froide, la chaudière à granulés sera souvent la plus recommandée pour un confort optimal et une réduction importante des coûts.

Enfin, si aucune de ces solutions n'est possible et que votre appartement est chauffé au radiateur électrique à effet joule (convecteurs classiques), alors on vous recommandera de changer de technologie de radiateur pour opter pour l'inertie ou l'accumulation.

Panneaux solaires

L'autoconsommation solaire permet de produire sa propre électricité et de réduire sa dépendance aux hausses tarifaires. Le coût d'installation d'une petite centrale photovoltaïque chez soi varie selon la puissance :

  • 3 kWc (6 à 10 panneaux) : entre 7 000 et 10 000 €.
  • 6 kWc (12 à 20 panneaux) : entre 11 000 et 17 000 €.
  • 9 kWc (18 à 30 panneaux) : entre 17 000 et 23 000 €.

L'avantage est structurel et s'amplifie à chaque hausse du prix réseau.

Cet article vous a-t-il été utile ? 100% des 183 votes trouvent l'information utile.