La hausse des TRV proposée par la CRE entrera en vigueur après l’hiver

Le gouvernement a promis que l'augmentation de 5,9% TTC des tarifs de l'électricité proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) ne serait réalisée qu'après la période hivernale afin de préserver le pouvoir d'achat des foyers plus modestes.

Bien que la décision de la CRE soit officielle et prévoit une augmentation des Tarifs Réglementés de Vente d'électricité (TRV) de 5,9% TTC à partir du 1er mars 2019, l'État a décidé d'utiliser une ressource légale pour pouvoir différer la mesure et attendre que les mois froids passent.

L'augmentation pourrait être effective à partir de mai 2019

La délibération de la CRE est officielle : les prix de l'électricité devraient augmenter de 7,7% hors taxes, ce qui se traduirait par une augmentation de 5,9% toutes taxes comprises. La hausse sera faite sur les TRV et concernera tous les consommateurs abonnés au Tarif Bleu d' EDF, ceux ayant souscrit un tarif indexé sur le tarif réglementé et les petits professionnels.

Cependant, le projet du gouvernement n'est pas conforme à celui de la CRE. Cette augmentation devrait toucher plus de 29 millions de consommateurs et l'État entend protéger les Français les plus modestes de cette hausse, au moins pendant les mois d'hiver.

Pour cela, le gouvernement utilisera une mesure légale qui lui donne 3 mois pour accepter ou non l'augmentation de tarif de la CRE. Ainsi, la hausse prévue pour le 1er mars 2019 ne sera effective qu'à partir de mai ou juin de cette même année.

En conséquence, la hausse qui entraînera une augmentation de la facture de 85 euros pour les foyers chauffées à l'électricité pourrait attendre l'arrivée du printemps

Le gouvernement envisage une baisse des taxes pour compenser la hausse des TRV

Afin de mieux faire face à la hausse des prix de l'électricité causée par la situation internationale actuelle et à la hausse des prix de l'énergie enregistrée depuis le début de 2018, le gouvernement pourrait mettre en œuvre différentes mesures pour aider les Français les plus modestes.

L'une de ces mesures pourrait se traduire par une réduction des taxes liées à l'électricité, qui représentent 37% de la facture d'électricité. La CSPE, par exemple, représente 14% de la facture d'un foyer et « pourrait éventuellement constituer un levier pour modérer l'évolution tarifaire TTC».

Parallèlement, le gouvernement étudie une solution à long terme qui aurait une incidence sur les certificats d'économie d'énergie (CEE). Les CEE financent actuellement des programmes d'efficacité énergétique sur les factures des consommateurs.

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