Climat : troisième volet du rapport du GIEC pour limiter le réchauffement

Un climat sans précédent, bercé par la pandémie puis la guerre en Ukraine. Le GIEC publie le troisième volet de son rapport.

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Rapport du GIEC, évolution du climat, ses causes et ses impacts

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) fait partie de l’ONU, créé en 1988. Ouvert à tous les pays membres et regroupait, en 2021, 195 Etats.

Le GIEC évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, mais aussi ses causes et ses impacts. Ce lundi 4 avril, il présente officiellement le troisième volet de son sixième rapport lors d’une conférence de presse publique. Plusieurs thèmes et secteurs ont été mentionnés dans ce rapport.

Le contexte actuel est sensible, appuyé par la guerre en Ukraine, montre du doigt notre dépendance aux énergies fossiles. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a insisté que « nous marchons les yeux fermés vers la catastrophe climatique […]. Si nous continuons comme ça, nous pouvons dire adieu à l’objectif de 1.5°C. Celui de 2°C pourrait aussi être hors d’atteinte. »

Une grande ville est surplombée par un soleil de plomb sous un nuage de pollution

Les différents secteurs qui demandent une transformation majeure pour le climat

Le volet du rapport du GIEC est sans appel. Tous les scénarios servant la limitation du réchauffement climatique « impliquent de rapides, profondes et la plupart du temps immédiates réductions de gaz à effet de serre, dans tous les secteurs ». Un tour d’horizon sur les solutions évaluées, secteur par secteur.

Production d’énergie

Ce qui est le plus impactant dans ce secteur est la production d’électricité. Elle a recours bien souvent aux énergies fossiles et ces dernières doivent réduire considérablement d’ici à 2050. En effet, la consommation de charbon doit diminuer de 95 %, celle de pétrole de 60 % et celle de gaz de 45 % pour atteindre les objectifs décarbonés de la transition énergétique. En revanche, cela demande une transformation majeure et « le déploiement de sources d’énergie peu émettrices ». Ainsi, le GIEC dénonce que de nombreuses technologies « ont montré de nombreux progrès depuis le précédent rapport, en termes de coût, de performances et de déploiement ».

Un des auteurs du rapport, Franck Lecocq explique que « tenir ces objectifs suppose donc de fermer de façon prématurée ces centrales. C’est un message extrêmement fort. A fortiori, toute construction nouvelle rend encore plus difficile l’atteinte de cet objectif ».

Industrie

Le GIEC estime que parvenir au « zéro émission » dans le secteur de l’industrie est possible, bien que compliqué. Les scientifiques qui le composent estiment alors qu’il faudrait des actions « tout au long de la chaîne de valeur ». En effet, ils précisent qu’il faut « utiliser plus efficacement les matériaux, les réutiliser et les recycler, diminuer les déchets. Ces options ont le potentiel d’être plus utilisées dans les pratiques industrielles et requièrent une plus grande attention de la part des politiques ».

Agriculture et usage des terres

Dans ce secteur bien particulier, il est intéressant de voir qu’il peut participer à la captation de carbone. Cela passe, entre autres, par la « préservation, une meilleure gestion et une restauration des forêts et autres écosystèmes ».

Transports

Il s’agit du secteur premier émetteur en France. dans ce dernier, le GIEC liste plusieurs options. Entre autres, la réduction de demande de transports, ce qui implique par exemple le télétravail quand cela est possible, le report sur des modes de transport moins polluants comme les transports en commun ou le covoiturage. Ainsi, nous retrouvons aussi l’électrification des parcs automobiles et l’utilisation de biocarburant. ces mesures pourraient en effet entraîner « l’amélioration de la qualité de l’air, de la santé, de l’accès équitable aux transports, la réduction des bouchons et de la demande de matériaux ».

modes de transport moins polluants

Le GIEC constate un financement trop faible

A ce jour, le GIEC constate que « les flux financiers privés et publics vers les énergies fossiles sont toujours plus importants que ceux pour l’adaptation et l’atténuation du changement climatique ». De fait, selon les calculs du groupe, les financements annuels devraient être « trois à six fois plus importants que les niveaux actuels » dans les énergies renouvelables pour respecter les engagements de l’accord de Paris. Le coauteur du rapport, Raphaël Jachnik, annonce que « malgré une impulsion et des engagements, les progrès réels ont été lents ».

Une alerte sur le réchauffement climatique depuis plusieurs mois, un appel à la sobriété énergétique !

Notre développement est fondé depuis plusieurs décennies sur les énergies fossiles. Cela a appuyé notamment les sécheresses et inondations, devenant toujours plus fréquentes. La planète a gagné environ 1.1°C depuis l’ère préindustrielle. En août 2021, lors de la publication du premier volet de son rapport, le GIEC lançait l’alerte sur l’accélération du réchauffement climatique. En effet, il estimait que le seuil de +1.5°C par rapport à l’ère préindustrielle pourrait bien être atteint aux environ de 2030.

Dans le deuxième volet, paru fin février, il dressait donc la bilan sur les impacts passés, présents et futurs sur les écosystèmes et la population.

Le troisième volet, datant du 4 avril, met le doigt sur des chemins possibles pour freiner le réchauffement climatique, appuyant l’importance de la transition énergétique.

Namrata Chowdhary, de l’ONG 350.org demandait « de combien de nouvelles destructions devons-nous être les témoins ? Combien de rapports scientifiques supplémentaires seront-ils nécessaires, avant que les gouvernements reconnaissent enfin que les énergies fossiles sont les véritables coupables de la souffrance humaine à travers la planète ? ». Enfin, elle appuie sur le fait que des coupes massives dans les émissions sont inévitables pour éviter le pire ».

Le directeur du GIEC, Hoesung Lee a alors ajouté qu’un « nouveau délai dans l’action mondiale n’est pas une option ». En effet, des transformations majeures doivent avoir lieu selon les experts, et ce dans dans tous les secteurs de l’économie.

Le recours à l'énergie renouvelable

Un changement profond à apporter à nos modes de vie

Les questions touchant au climat concernent en effet chacun d’entre nous et débordent sur l’organisation même de nos modes de vie. En effet, le GIEC met en avant la consommation et la production. Une monté en flèche et une croissance toujours plus forte en conservant l’accès aux énergies fossiles est une « catastrophe » qui réduit considérablement les chances d’un environnement vivable.

Nikki Reisch, du Center for International Environmental Law, explique que « la crise climatique s’accélère et les énergies fossiles en sont la cause majeure. Un rapport sur la baisse des émissions qui ne soulignerait pas cet état de fait nierait la science sur laquelle le GIEC se repose ». Toutefois, dans une contexte déjà tendu sur le monde de l’énergie en crise, la guerre en Ukraine vient appuyer un peu plus là où ça fait mal. En effet, l’invasion de l’Ukraine fait craindre à bon nombre de militants un oubli du message, ou une baisse de son intensité et de son urgence.

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