Quotité d'une assurance emprunteur : comment la choisir ?

La souscription d’une assurance emprunteur implique la détermination d'une quotité. Nos conseils pour bien la choisir !

La quotité d'une assurance de prêt
Posez-vous les bonnes questions en vue de déterminer la quotité adaptée à votre profil d'emprunteur !
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La contraction d'une assurance emprunteur, bien que non obligatoire, demeure une condition indispensable à l'obtention d'un prêt immobilier. À la signature de ce contrat d'assurance, une quotité d'assurance doit être choisie. Comme c'est le cas dans plus de 3 achats immobiliers sur 4, la répartition de la couverture concerne plus d'un seul emprunteur et doit constituer un choix mûrement réfléchi en amont.

jechange, courtier en assurance, vous conseille au mieux de vos intérêts dans le choix de cette quotité, primordial pour la sécurité financière de votre famille en cas de coup dur.

Qu'est-ce qu'une « quotité d'assurance » ?

Une quotité d'assurance désigne une répartition de la couverture entre emprunteurs et correspond à la part de capital à garantir. Par exemple, pour un prêt de 150 000 €, un emprunteur bénéficiant d'une quotité de 50 % sera couvert à hauteur de 75 000 €, soit la moitié du capital emprunté.

Dans le cas d'un emprunteur seul, la question du choix de la quotité ne se pose pas. L'organisme de prêt bancaire exigera toujours une quotité de 100 % sur sa tête.

En revanche, lorsque l'assurance couvre un prêt ouvert à deux emprunteurs, le choix de la quotité mérite de s'y pencher avec attention. En effet, pour des co-emprunteurs, la quotité est divisible entre les deux personnes parties au prêt.

Les règles de base du calcul de la quotité :

  • pour un emprunteur seul : une garantie à 100 % est obligatoire
  • pour un prêt sur deux têtes : 30 % / 70 % ; 40 % / 60 % ; 50 % / 50 % voire 100 % sur chaque tête ou encore tout autre pourcentage dès lors que l'addition des deux quotités fasse au minimum 100 % et au maximum 200 %.

Pour bénéficier d'une couverture optimale, la plupart des co-emprunteurs sont invités par leur organisme bancaire à souscrire à 100 % par tête : on parle alors d'une « couverture à 200 % ». Cette solution offre aux contractants une couverture complète. En effet, en cas de décès par exemple, le prêt sera intégralement soldé par l'assurance souscrite et le co-emprunteur survivant sera exempté du paiement de toute autre échéance à venir.

Inutile toutefois de préciser que cette option, si elle est la plus sûre, reste également la plus chère car elle augmente sensiblement l'étendue du risque pris en charge par l'assurance. Faut-il pour autant privilégier la protection offerte au coût ? Ou encore l'inverse ?

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Les questions à se poser pour définir au mieux la quotité

Il n'existe pas de « répartition magique » ou encore de « quotité universalisable » à l'ensemble des co-emprunteurs. Chaque emprunteur présente un profil spécifique et les risques à couvrir sont, par définition, aléatoires. En revanche, ce n'est pas parce qu'un risque ne peut pas se prédire qu'il ne peut pas s'apprécier au plus proche.

Lors de la définition de la quotité d'assurance, ayez le réflexe malin de vous poser les bonnes questions suivantes :

  • En cas de décès, que va-t-il advenir pour ma famille ?
  • Sera-t-elle en capacité de rembourser le capital dû restant sans l'apport de mes revenus ?
  • En cas d'invalidité, quel montant de pension percevrai-je ?
  • Sera-t-il suffisant pour faire face aux mensualités de l'emprunt ?
  • Mes revenus vont-ils évoluer – à la hausse comme à la baisse – dans les dix, quinze, voire vingt ans à venir ?
  • Quelle sera ma situation professionnelle pour la même période ?

Le sens donné à son projet immobilier

Au-delà de la seule appréciation de l'évolution de vos revenus d'une part, et de l'anticipation de votre situation professionnelle d'autre part, prenez en considération le sens donné à votre projet immobilier.

  • Dans le cas de l'achat d'un bien immobilier principal, le choix le plus sûr est d'opter en faveur d'une quotité de 100 % du prêt par tête. Cette part de 100 % par assuré vous met à l'abri en cas de coup dur et offre à vous comme à vos proches une protection optimale.
  • Dans le cas de l'achat d'une résidence secondaire, consentiriez-vous à la vendre en cas de coup dur ? Si la réponse est « oui », privilégiez dans ce cas une quotité moindre.
  • Si votre prêt entre dans le cadre d'un investissement locatif et que la somme des loyers perçus couvre les mensualités de prêt, là encore, retenez une part à assurer plus faible.

Par ailleurs, il peut être opportun d'opter en faveur d'une modulation selon l'ampleur des revenus du couple ainsi que les capacités de remboursement de chacun, surtout si de fortes disparités en termes de salaire s'observent. Dans pareil cas, le couple veillera à majorer la quotité couvrant le plus gros salaire.

Bon à savoir : notez que pour ce dernier cas, l'organisme de prêt bancaire ne prend officieusement en compte dans son calcul que la moitié du solde total des loyers perçus dans l'appréciation de vos revenus.

De même, un nantissement – le blocage d'un capital au profit d'un créancier – sur votre assurance-vie peut être réalisé si le capital de cette dernière est susceptible de recouvrir tout ou partie du crédit contracté.

La quotité s'applique à l'ensemble des garanties souscrites

Outre le cas de figure du décès, la quotité s'applique également à l'ensemble des autres garanties souscrites par l'emprunteur. Toutefois, des différences de garanties importantes peuvent exister d'une compagnie d'assurance à l'autre. C'est pour cette raison que tout emprunteur se doit de faire montre de vigilance à la lecture des conditions générales avant tout engagement de sa part.

À titre d'exemple, tous les contrats d'assurance emprunteur couvrent le risque lié à l'invalidité. Celle-ci recouvre deux formes :

  • la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA)
  • l'invalidité permanente totale (IPT), laquelle constitue un minimum de prestations liée à une assurance de prêt et qui se déclenche à partir d'un taux d'invalidité aux deux-tiers (66 %)

Dans le premier cas (PTIA), l'assureur solde le prêt au prorata de la quotité qu'a choisi l'assuré. Si l'emprunteur invalide a par exemple opté pour une couverture à hauteur de 100 %, la compagnie remboursera à l'organisme de prêt bancaire la totalité du capital restant dû.

Dans le second cas (IPT), la compagnie d'assurance prend en charge les mensualités. En revanche, le taux minimum d'invalidité permettant de déclencher le remboursement des échéances par l'assureur varie d'un contrat à l'autre. Ainsi, selon l'assureur choisi, la prise en charge des mensualités en cas d'IPT sera effective à partir d'un taux d'invalidité différent.

Le réflexe malin

Dans tous les cas, une lecture attentive des conditions générales de l'assurance ainsi qu'un surcroît d'attention porté au chapitre relatif aux exclusions de garanties de l'assurance emprunteur sont les meilleures armes dont dispose l'emprunteur pour mieux comparer les assurances de prêt.

Nos conseillers vous aident

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10 commentaires 10 notes - Réagissez à votre tour
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maya  -  Le 20 octobre 2017 à 06h41

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Olivier  -  Le 26 octobre 2017 à 13h20

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Mathieu  -  Le 11 novembre 2017 à 10h28

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Sophie  -  Le 23 novembre 2017 à 09h28

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Matthieu  -  Le 28 décembre 2017 à 18h29

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Alain  -  Le 28 février 2018 à 09h59

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Caux Lydie  -  Le 11 mars 2018 à 06h18

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KATY  -  Le 20 avril 2018 à 23h04

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Fouzi  -  Le 10 juin 2018 à 07h43

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expert  -  Le 28 juin 2018 à 11h18

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