La France et l’énergie renouvelable : une première éolienne en mer

De futurs parcs éoliens sont prévus en France. Mais en début de semaine, la pose d'une première éolienne offshore vient confirmer le projet.

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La première pose d’éolienne offshore en France

EDF Renouvelables (ENR) qui a finalisé la pose de la toute première éolienne offshore, au large de Saint-Nazaire. Ce n’est pas réellement la première, car une de type flottante a été mise en place en 2017. Il s’agit du prototype du nom de Flaotgen. De fait, quels sont les deux types d’éoliennes offshores ?

  • L’éolienne flottante, installée sur une bouée qui est elle-même ancrée au fond de la mer. Ce genre d’installation est toujours en cours de développement et permet d’être déployé jusqu’à 200 m de profondeur.
  • L’éolienne posée. Cette dernière est fixée au plancher marin par le biais de fondations. Elle est plus aboutie et c’est une technique moins coûteuse. En revanche, cela réduit les possibilités puisque le plancher marin ne doit pas excéder les 50 m de profondeur.

Cette éolienne nouvellement installée est donc de type posée. Elle est la première d’un futur parc de 80 turbines, prévu pour la fin d’année. Les travaux, débutés en 2019, arrivent en phase finale. En d’autres termes, il ne reste « plus qu’à » installer chaque éolienne sur sa fondation.

eolienne offshore

Place aux tests !

« Normalement, l’installation d’une éolienne se fait en 24 heures. Mais il faut attendre de très bonnes conditions météo », explique Oliver de la Laurencie, directeur du projet. Le premier édifice du parc offshore a été retardé à cause de cela. Comme il l’ajoute, « il y a eu la tempête Diego, puis nous avons profité de la météo calme pour la nacelle et enfin les deux pales ». Un nouveau souffle de vent a mis encore une fois l’installation en pause, pour reprendre la pose d’une dernière hélice. La tour, qui aura pris 5 jours de pose en tout, mesure 210 mètres de haut, dont 30 sont immergés, pour un total de 1000 tonnes environ.

Le navire chargé de convoyer le matériel, le Vole au Vent, est stabilisé par quatre grands pieds posés sur le plancher marin. C’est depuis le navire que les grues fixent le mât de l’éolienne.

« Dans les jours qui viennent, nous allons mettre sous tension le transformateur électrique en mer. Il va nous permettre d’amener l’électricité sur les éoliennes pour des tests ». En effet, RTE a branché l’alimentation électrique le 12 avril dernier.

Après cette batterie de tests, la mise en service devrait avoir lieu, et ce dans les derniers mois de l’année 2022.

A terme, Olivier de la Laurencie explique que « le parc produira l’équivalent de la consommation de 700.000 habitants, ce qui représente la moitié de la Loire-Atlantique. Soit 20 % de la consommation totale du département ».

A l’heure où l’indépendance énergétique fait débat et que l’énergie via l’éolien reste présente dans le monde politique, il semblerait qu’il y ait ici un développement à apporter.

Un futur parc de 80 turbines d’ici le troisième trimestre 2022

Interviewé par les micros de TF1, le directeur du projet du parc de Saint-Nazaire, Emmanuel Charlopain explique qu’une « éolienne en mer va produire deux fois plus, voire quatre fois plus qu’une éolienne terrestre, parce qu’elle aura une taille de pale beaucoup plus importante ». Implantée à une quinzaine de kilomètres des côtes, cette éolienne est la première d’une longue série. 79 autres devraient la rejoindre d’ici la fin d’année. Selon Cédric le Bousse, également interrogé par TF1, le parc devrait permettre de produire « l’équivalent de la consommation électrique d’à peu près 700 000 personnes ». Cédric le Bousse est le directeur énergies renouvelables France chez EDF.

L’installation des 80 turbines devrait être terminée d’ici la fin de l’été. Cédric le Bousse explique donc que « c’est beaucoup d’émotion et de joie pour toute l’équipe, c’est un projet sur lequel on travaille depuis une dizaine d’années ». Les 80 éoliennes seront réparties sur une surface de 78 kilomètres carrés, à une distance entre 12 et 20 kilomètres de la côte.

eolienne en mer

L’énergie éolienne offshore ou une aubaine pour la biodiversité

Une question qui se pose régulièrement : les parcs éoliens sont-ils néfastes pour la biodiversité marine ? Une série d’études et d’observations ont donc été menées.

Depuis 2008, l’institut Royal des Sciences Naturel de Belgique coordonne la surveillance des parcs éoliens déjà implantés. De fait, il mène ses études au large de la mer du Nord et n’a pas remonté jusque-là de mauvais résultats.

Plus surprenant, un institut allemand, le centre de recherches Helmholz, n’a pas découvert de bouleversements importants de l’écosystème, si ce n’est dans le positif. En effet, certains poissons s’y sont installés, ayant trouvé un habitat qui leur convenait. Les parcs étant interdits à la navigation, il n’y a pas de pêche. Le centre allemand a observé les fondations des éoliennes marines et y a trouvé des similitudes avec les massifs rocheux. Ces derniers abritent donc une faune variée et riche.

Dans un premier temps, des moules se sont installées sur les socles de béton et sur les câblages, puis leurs prédateurs ont suivi : crabes et poissons. De même, cette faune qui constitue une proie recherchée a amené avec elle des phoques en migration. De fait, il semblerait que les parcs éoliens offshores aient un effet positif sur la biodiversité marine.

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