Hydrogène vert : une solution dans la transition énergétique

Hydrogène vert : de nombreux projets voient le jour. En revanche, le coût de ce dernier promet quelques complications dans le déploiement.

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Focus ! L’hydrogène vert, qu’est-ce que c’est ?

Ce composant est produit par électrolyse de l’eau. Ce dernier promet une voie d’avenir pour les énergies renouvelables. Le principal défaut de ces dernières, du moins actuellement, est l’intermittence de la production et la difficulté de stockage. Dans le cas de l’hydrogène vert, le surplus peut être stocké sous forme de gaz. Il peut ainsi être redistribué à la demande. De plus, la combustion de l’hydrogène ne dégage que de l’eau. Son utilisation entraîne alors une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

« Selon l’origine de l’énergie utilisée pour la production d’hydrogène, on peut parler ou non d’hydrogène « vert ». L’hydrogène vert est fabriqué à partir d’eau et d’électricité issues d’énergies renouvelables, permettant d’obtenir une empreinte carbone nulle. Le procédé d’électrolyse permet de produire de l’hydrogène mais également de l’oxygène et de la chaleur. Un électrolyseur permet ainsi de transformer un surplus d’électricité renouvelable en « hydrogène vert », pouvant être comprimé et stocké » explique Jean-Pierre Moneger, Directeur Général d’Engie Cofely.

Remboursement d'une cure thermale

Les avantages de l’hydrogène vert

  • Zéro émission : une énergie totalement propre, sans émission de gaz à effet de serre.
  • L’intégration des réseaux : l’hydrogène vert permet de créer une passerelle entre les réseaux d’électricité et de gaz, et les transports.
  • Flexibilité de l’énergie : le stockage de l’hydrogène vert et sa distribution peuvent être réalisés à la demande.

Vers des moyens de transport plus propres pour une mobilité engagée et responsable

Des véhicules qui roulent à l’hydrogène serait une opportunité, et pas besoin de recharge. Pourquoi ? Parce que l’hydrogène vert peut être stocké, et il a la particularité de pouvoir être reconverti en électricité, grâce à une pile combustible, celle qui fait fonctionner le véhicule.

Le résultat ? Zéro émission, puisque le véhicule ne rejette que de la vapeur d’eau. Un projet en cours propose un prolongateur d’autonomie hydrogène aux véhicules électriques. Il s’agit du projet Hyway, auquel Engie s’est associé. Il propose un déploiement d’une cinquantaine de véhicules hydrogène depuis 2017.

A Pau, une première ligne de bus hydrogène est en développement.

L’hydrogène vert, sur le long terme, pourrait devenir le carburant pour les camions, les trains, les bateaux, et pourquoi pas les avions.

Pour l’exemple…

D’ailleurs, un premier train hydrogène a roulé en France, dans la banlieue de Valenciennes, lors d’une démonstration d’Alstom. C’est en Allemagne que le premier train à hydrogène a vu le jour en 2018. La France a pour projet de le voir bientôt circuler sur son territoire. Les premiers essais, suite à la signature d’un contrat pour 12 rames, sont prévus pour la fin 2023. « Ça va être une vraie démonstration, un vrai service commercial dans chaque région », annonce le dirigeant d’Alstom. Christophe Fanichet, le PDG de SNCF voyageurs, complète alors en précisant que son « objectif est de donner envie, de montrer que ça marche. »

Près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre sont en effet causées par les transports. Même si le train n’est pas le principal responsable, le président d’Alstom France, Jean-Baptiste Eyméoud, précise qu’il « existe en France 1200 trains roulant au diesel ».

Une envie de changement qui se fait ressentir

Plusieurs choses démontrent ainsi l’engouement des Français à vouloir changer. L’ADEME, agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, constate à ce jour un nombre grandissant de dossiers pour les appels à projets. Entre 2021 et 2023, l’ADEME compte consacrer 350 millions d’euros pour soutenir les projets locaux.

France Hydrogène, qui comptait 120 adhérents en 2019, en dénombre environ 350 à l’heure actuelle. L’AFHYPAC (association française pour l’hydrogène et les piles à combustible), présidée par Philippe Boucly, annonce que son « challenge majeur » est de diminuer les coûts pour imposer le produit et décarboner le pays.

Un inconvénient de l’hydrogène vert : son coût

Comparé à l’hydrogène dit gris, puisqu’il est issu du gaz naturel, l’hydrogène vert reviendrait en effet à deux fois et demie plus cher. Le premier est beaucoup utilisé en sidérurgie, en chimie ou encore dans le raffinage et présente à lui seul 7,5 % des émissions industrielles.

Les promoteurs de l’hydrogène vert doivent innover, tant dans la production que dans le stockage. L’Etat a promis un investissement de 7,2 milliards d’euros d’ici 2030, dont la moitié d’ici 2024. Avec les ressources et les développements techniques actuels, l’hydrogène vert a un coût élevé. Il y a certes le coût de la production, mais il faut y ajouter celui du transport entre le producteur et le consommateur ainsi que celui de la compression de la substance.

Selon Philippe Boucly, « l’électricité ne va pas décarboner tous les usages, l’hydrogène vert non plus, mais sans lui, on ne réussira pas la transition énergétique ».

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