Crédit immo : quelles aides financières pour les jeunes actifs ?

Prêt à taux zéro, prêt action logement, prêt d'accession sociale, crédits immobiliers « jeunes », aides des collectivités territoriales... Un jeune actif souhaitant accéder à la propriété n'est pas démuni de solutions !

Jeunes primo-accédants
Certaines collectivités territoriales apportent par le biais de dispositifs financiers le coup de pouce nécessaire permettant à de jeunes actifs de concrétiser leur projet immobilier.

L'accès à la propriété des jeunes actifs n'a rien d'une évidence, et tend même à devenir de plus en plus difficile. À en croire une étude de l'IFOP, le primo-accédant était âgé en moyenne de 34 ans en 2015, soit deux ans de plus qu'en 2007. Une patience imposée notamment par le prix en hausse des logements et les exigences grandissantes des banques en termes de garanties.

Pour autant, un jeune souhaitant enfin posséder le toit au-dessus de sa tête n'est pas démuni de solutions. Outre les différentes formules de prêts subventionnés (PTZ, 1 % employeur, PAS…), il est également possible de profiter des offres commerciales ponctuelles de grands réseaux bancaires mais aussi par exemple de certaines aides distribuées par les collectivités territoriales.

Le prêt à taux zéro

Le « prêt à taux zéro », ou PTZ, demeure le dispositif le plus connu en faveur des ménages (jeunes ou vieux) souhaitant accéder à la propriété. Réservé à l'achat d'un logement neuf ou ancien nécessitant de gros travaux, le PTZ s'adresse aux foyers dont les revenus se situent sous un certain plafond (51 800 € par an pour un couple en région parisienne).

Ce dispositif permet d'emprunter jusqu'à 40 % du montant total de l'opération, ou au maximum 138 000 €. Le taux est de 0 %, les intérêts étant entièrement pris en charge par l'État. De plus, le bénéficiaire de ce prêt peut opter en faveur d'un amortissement différé : ainsi, le remboursement du montant prêté ne débute qu'après une période de cinq, dix ou même quinze ans.

Conditions de ressources d'un PTZ
L'octroi d'un prêt à taux zéro est conditionné au respect de certaines règles tout comme à un certain plafond de ressources financières.

Pour souscrire un prêt à taux zéro, il est nécessaire de réaliser votre demande de crédit immobilier auprès de l'un des réseaux bancaires ayant signé une convention avec l'État – en pratique la quasi-totalité d'entre eux. Grâce à l'exonération totale d'intérêts sur un compartiment non négligeable de votre opération, le PTZ a pour effet d'augmenter votre capacité d'emprunt et peut donc s'avérer le coup de pouce nécessaire pour concrétiser votre projet.

Le prêt action logement

Également appelé « 1 % employeur » ou « 1 % logement », le prêt action logement s'adresse uniquement aux salariés des entreprises privées non agricoles comportant un effectif d'au moins dix personnes. Ce dispositif permet à son bénéficiaire de financer une partie de son crédit immobilier à un taux très préférentiel compris entre 0 et 1 %, avec une durée d'amortissement du crédit qui peut s'étaler jusqu'à vingt ans.

Le montant du prêt action logement varie en fonction de la zone géographique dans laquelle réside le bénéficiaire, au sein d'une fourchette délimitée par un minimum et un maximum. Ainsi, un salarié résidant dans une ville moyenne (zone B2), par exemple, peut espérer emprunter entre 7 000 € au minimum et 15 000 € au maximum. Une autre condition est fixée toutefois : le montant prêté ne peut jamais dépasser 30 % du total de l'opération.

Et comme le rappelle Jérôme Krausz, expert Banque & Crédit chez jechange, « le prêt 1 % employeur peut s'intégrer parfaitement dans la stratégie de financement d'un jeune primo-accédant, d'autant qu'il est cumulable sans limite avec d'autres dispositifs comme le PTZ ». En multipliant les compartiments différents, un emprunteur peut tirer vers le bas le taux annuel effectif global (TAEG) de son prêt et augmenter ses chances de séduire une banque.

Le prêt d'accession sociale

Le prêt d'accession sociale, à l'inverse des autres mécanismes évoqués plus haut, ne permet pas d'obtenir un financement à un taux d'intérêt préférentiel pour l'acquisition d'une résidence principale. Contrairement à ce que son nom pourrait faire croire, le prêt d'accession sociale est certes réservé à un public modeste mais ses conditions de ressources restent assez larges, et comparables à celles du PTZ. Un couple avec un enfant et résidant en région parisienne peut ainsi y prétendre jusqu'à un revenu annuel de 62 900 € (année N-2).

Prêt d'accession sociale
Si un prêt d'accession sociale ne permet pas à son bénéficiaire d'obtenir un financement à un taux préférentiel, ce dispositif présente pour autant de multiples avantages.

Cependant, ce dispositif présente un certain nombre d'avantages, au rang desquels on pourra citer :

  • La possibilité de cumuler ce prêt avec le versement des APL,
  • L'exonération de la taxe de publicité foncière et donc, des frais de garantie minorés,
  • Le plafonnement des frais de dossier à 500 € maximum, sachant que certains établissements ne prélèvent que peu, voire aucuns frais de dossier.

Offres commerciales et crédits immobiliers « jeunes »

Au-delà des différents dispositifs mis en place par les pouvoirs publics, de nombreuses banques n'hésitent pas à proposer des crédits immobiliers ciblant directement un public de primo-accédants. Ces crédits immobiliers « jeunes » ne correspondent pas à une catégorie clairement définie et peuvent varier d'un établissement à un autre.

Le plus souvent, ces formules proposent différentes facilités comme la possibilité d'emprunter sans apport ou celle de reporter une mensualité de temps en temps en cas de problème de trésorerie. D'autres banques font miroiter un taux préférentiel avec une ristourne automatique de 0,20 ou 0,30 % sur le taux proposé.

Au-delà du marketing, les offres « jeunes » peuvent réellement présenter un intérêt du point de vue d'un nouveau client. N'hésitez pas à vous tenir informé en consultant les brochures ou les sites Internet des différents réseaux bancaires.

Aides régionales et locales

Dans le domaine de l'accès à la propriété, notamment en direction des plus jeunes, certaines collectivités territoriales sont en pointe. Parmi les grandes villes, on peut notamment citer le « passeport premier logement » de Bordeaux, le « plan 3A » à Lyon ou encore l'agglomération marseillaise et son « chèque premier logement ».

Aides régionales et locales
Des collectivités territoriales et notamment certaines métropoles proposent des aides financières intéressantes en faveur des jeunes primo-accédants.

Le principe de base est bien souvent le même, avec un prêt subventionné à taux préférentiel. Les sommes en jeu sont plus modestes que les dispositifs nationaux – quelques milliers d'euros la plupart du temps – mais peuvent faire toute la différence dans un projet !

Avant de signer une offre de prêt et de vous endetter pour plusieurs dizaines d'années, n'oubliez donc pas de vérifier si votre région, votre département ou votre commune peuvent vous apporter un petit coup de pouce. La consultation du site Internet de l'ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement) peut vous éclairer à ce sujet.

Employeur, mutuelle… Des interlocuteurs souvent oubliés !

Vous êtes salarié au sein d'une grande entreprise ? Il est fort possible que des dispositifs d'aide et de prêt subventionné existent en interne, dans le cadre de l'action sociale ou du comité d'entreprise. Vous en saurez plus en posant la question directement à la direction des ressources humaines.

Vous êtes fonctionnaire ? De nombreuses mutuelles de la fonction publique (Éducation nationale, police, fonction publique hospitalière…) proposent des conditions attractives pour votre assurance emprunteur et/ou pour la garantie de votre prêt immobilier. Il est fortement recommandé de consulter votre mutuelle pour en savoir plus.

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