En bref
Assurer son enfant sur sa voiture, l'essentiel
Conducteur secondaire pour un usage régulier, prêt de volant pour un usage ponctuel.
L'enfant accumule un bonus-malus qui allègera sa future prime en tant que conducteur principal.
Franchise majorée en cas de sinistre responsable et aucun bonus constitué.
Cacher un usage régulier expose au refus d'indemnisation et à la résiliation du contrat.
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Mon enfant a son permis, peut-il conduire ma voiture ?
Oui, un jeune conducteur peut légalement emprunter la voiture de ses parents, mais sous certaines conditions. Selon la régularité à laquelle votre enfant prendra le volant, l'assurance auto distingue trois statuts :
- Conducteur principal : l'enfant est l'utilisateur habituel du véhicule ;
- Conducteur secondaire : il conduit régulièrement et figure au contrat ;
- Conducteur occasionnel (prêt de volant) : il conduit ponctuellement, sans figurer au contrat.
Conducteur secondaire ou prêt de volant : le comparatif
Le choix se joue sur la fréquence d'utilisation. Voici les deux options mises face à face :
| Critère | Conducteur secondaire | Prêt de volant |
|---|---|---|
| Usage adapté | Régulier | Ponctuel |
| Figure au contrat | Oui | Non |
| Constitution de bonus | Oui | Non |
| Coût | Surprime, mais moindre qu'en principal | Plus économique |
| Franchise en cas de sinistre responsable | Standard | Souvent majorée |
| Niveau de protection | Complet | Parfois limité |
Assurer un jeune permis comme conducteur secondaire
L'enfant conduit régulièrement le véhicule et est mentionné au contrat. C'est l'option la plus courante et la plus protectrice. Il est automatiquement inclus dans le contrat d'assurance auto.
Déclarer un conducteur secondaire n'entraîne normalement pas d'augmentation du prix de l'assurance. Pour un jeune conducteur, une surprime s'applique, généralement moins élevée que s'il assurait son propre véhicule.
- Couverture complète en cas d'accident, comme si vous étiez au volant ;
- Inclusion automatique dans le contrat d'assurance ;
- L'enfant commence à constituer son propre bonus ;
- Bénéfice du bonus-malus du conducteur principal ;
- Réduction de la surprime à long terme quand il assurera son propre véhicule.
- Surprime appliquée pour les conducteurs novices (mais moins élevée qu'en conducteur principal) ;
- Malus partagé entre le parent et l'enfant en cas d'accident (le bonus-malus est attaché au contrat).
L'option prêt de volant
L'enfant conduit ponctuellement et n'est pas déclaré au contrat. C'est une option plus abordable, incluse dans beaucoup de contrats, mais aussi plus risquée.
Cette formule est souvent assortie d'une garantie facultative dite « prêt de volant ». Attention : dans ce cas, votre enfant ne gagne pas de bonus. Le jour où il voudra assurer sa première voiture, il sera toujours considéré comme jeune conducteur et fera face à des prix plus élevés.
- Option abordable ;
- Inclus dans de nombreux contrats d'assurance ;
- Pas besoin de déclarer le conducteur au contrat.
- Risque accru en cas de sinistre responsable ;
- Pas de constitution de bonus pour le jeune conducteur ;
- Majoration de la franchise possible en cas de sinistre responsable provoqué par le jeune ;
- Couverture limitée dans certains cas (ex. : tierce partie responsable).
Les risques d'une mauvaise déclaration
Ne prenez pas le risque de cacher à votre assureur l'usage régulier que votre enfant fait de votre voiture pour éviter la surprime : cela peut être considéré comme une fraude et entraîner des conséquences financières et juridiques majeures.
- 5 ans de prison ;
- 375 000 € d'amende ;
- Une majoration de la prime ;
- Jusqu'à la résiliation du contrat d'assurance ;
- En cas d'accident, un refus de couvrir les coûts de réparation ou les frais médicaux : les parents devront les assumer eux-mêmes.