Déploiement fibre et 5G : un ralentissement qui inquiète l’ARCEP

Si le déploiement de la fibre ralentit dans les zones peuplées, celui de la 5G est boudé par les opérateurs en zone rurale.

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Le déploiement de la fibre en zone urbaine : l’ARCEP lance l’alerte

Certaines zones sont victimes de ralentissement du déploiement de la fibre. Ce déploiement fibre est lié étroitement avec le plan de retrait du réseau cuivre. De fait, Laure de la Raudière, présidente de l’ARCEP, lance l’alerte sur ce ralentissement. En effet, le régulateur des télécoms observe ce ralentissement depuis quelques mois et annonce que ce dernier est « inquiétant dans les zones moyennement denses et les zones denses ». Si les opérateurs ont misé sur un déploiement plus prononcé dans les zones moins denses, la décision pourrait bien impacter la fermeture du réseau cuivre.

Laure de la Raudière explique donc que « nous pourrions demander à Orange de ne pas fermer sur certains lots s’ils n’étaient pas suffisamment couverts par la fibre ». En effet, l’ARCEP avait autorisé l’opérateur à fermer certains lots sur le réseau cuivre. Depuis maintenant plusieurs années, Orange demande le retrait du cuivre qu’il est le seul à entretenir. Un budget non négligeable qu’il souhaite fermer de façon rapide et définitive. Par ailleurs, Orange exprime sa déception face à un double réseau qui est une « aberration écologique ».

Enfin, la présidente de l’ARCEP explique que « pour fermer le cuivre, il faut un réseau fibre bien construit et bien exploité. 50 % des abonnés au fixe sont passés à la fibre. Cela signifie qu’il en reste encore 50 % à installer. Ensuite, il faudra gérer les clients qui changeront d’opérateur ». L’ARCEP revendique un meilleur traitement des sous-traitants pour les travaux de maintenance sur le réseau. De fait, Laure de la Raudière ajoute que « les sous-traitants qui travaillent pour les opérateurs doivent avoir les moyens de réaliser des travaux dans de bonnes conditions de sécurité ».

La présidente de l’ARCEP alerte donc sur ce ralentissement du déploiement fibre afin que le retrait du cuivre puisse avoir lieu dans les meilleures conditions.

Déploiement fibre : des remise en état qui devraient avoir lieu « rapidement »

Vous avez dû en entendre parler : certaines régions ont constaté de nombreuses pannes. De fait, plusieurs abonnés ont subi des échecs de raccordement. Cependant, les deux opérateurs de réseaux d’initiative publique ont proposé des plans de reprise. Altitude Infra et XpFibre s’engagent à reprendre de zéro des points de mutualisation. Altitude, de son côté, cible 70 points de mutualisation qui couvrent 33 000 prises, et ce d’ici mars 2023. XpFibre quant à lui, vise 900 points de mutualisation couvrant 400 000 prises d’ici la fin 2024.

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Leurs plans rendus publics visent à remettre en état les dégradations d’armoires et les plats de nouilles, ainsi que de mettre fin aux diverses malfaçons observées. Les mesures proposées par les deux opérateurs ont été soumises à l’ARCEP conformément aux engagements pris par les opérateurs pour le bon déroulé du déploiement fibre.

Si des points de mutualisation en dehors de ceux identifiés posaient problème, ils seraient de même remis en état « en fonction des besoins ». Le but étant qu’un quart des points de mutualisation soient remis en état de bon fonctionnement d’ici la fin 2023. L’ARCEP veillera au bon déroulement de ces opérations.

Côté 5G, c’est déployer moins pour moins consommer

Concernant les réseaux mobiles, le regroupement d’opérateurs (sauf Free) qu’est la FFT justifie sa volonté de ralentir le déploiement 5G en zones rurales pour des soucis d’économies d’énergie. En effet, selon eux, installer une antenne 5G sur un site existant (4G, etc.) augmenterait la consommation électrique de ce dernier de 40 %.

Si, au final, l’utilisation de la 5G ferait faire des économies d’énergie, son installation quant à elle déclencherait une surconsommation énergétique. L’ARCEP appuyait ce constat lors d’une étude publiée en début d’année. Dans les zones les moins denses, il s’agirait d’un déploiement « à faible trafic, et les gains quasi inexistants [apparaîtraient] au plus tôt qu’en 2025 et au plus tard en 2028 ». Les opérateurs, dont les économies ne sont pas au rendez-vous, cherchent à économiser en rechignant face au déploiement de la 5G en zone rurale.

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