Les tarifs réglementés du gaz repartent à la hausse en septembre

Les tarifs du gaz font leur rentrée ! Comme il est de coutume à l’approche de l’automne, ils enregistrent encore une légère hausse, essentiellement supportée par les usagers utilisant le gaz pour se chauffer.

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Les années se suivent et se ressemblent. C’est un fait, le prix du gaz augmente presque toujours à la rentrée.

Notez que cette hausse n’est pas seulement due à l’évolution des coûts d’approvisionnement mais aussi à un mécanisme de lissage adopté par l’État et censé éviter une hausse trop importante des tarifs réglementés pendant l’hiver lorsque que les cours mondiaux du gaz, dopés par la demande, s’envolent.

Une hausse relativement indolore pour les ménages

Après avoir connu une hausse de 1,3% en août, les tarifs réglementés du gaz augmentent à nouveau en septembre de + 0,6% en moyenne, avec dans le détail :

  • 0,2% de hausse pour les usagers utilisant le gaz pour la cuisson uniquement ;
  • 0,4% de hausse pour ceux l’utilisant également pour l’eau chaude ;
  • 0,7% de hausse pour ceux l’utilisant pour le chauffage.

Concrètement, cette faible augmentation des tarifs réglementés du gaz devrait se mesurer sur la facture en quelques centimes d’euros pour l’immense majorité des abonnés au gaz.

Pour rappel, les tarifs réglementés du gaz sont fixés par la Commission de Régulation de l’Énergie, une instance placée sous l’autorité de l’État.

Ils ne sont appliqués strictement que par Engie dans le cadre de son offre « Gaz Tarif Réglementé » qui n’est désormais plus disponible à la souscription.

Les tarifs réglementés du gaz restent néanmoins l’étalon de référence utilisé par l’ensemble des fournisseurs de gaz pour déterminer leurs tarifs.

De manière générale, lorsque les tarifs réglementés du gaz changent, les tarifs des offres de marché sont ajustés en conséquence.

Un mécanisme de lissage habituel

Le prix du gaz est très dépendant du rythme des saisons. Le gaz étant très majoritairement utilisé pour le chauffage, la demande est logiquement plus forte en hiver qu’en été, ce qui fait mécaniquement bondir les cours mondiaux du gaz dès que les températures redescendent dans les pays les plus consommateurs, en Europe notamment.

Pour éviter que les factures de gaz des Français ne fassent le yoyo d’une saison à l’autre, les pouvoirs publics ont adopté un mécanisme de lissage.

Les hausses du prix du gaz sont anticipées dès la fin de l’été ce qui permet d’éviter des hausses trop brutales au cœur de l’hiver.

Inversement, il faut s’attendre à une baisse des tarifs réglementés du gaz dès le retour des beaux jours.

Une tendance générale à la baisse des prix du gaz

Cette dernière hausse des tarifs réglementés du gaz ne devrait pas remettre en cause une tendance générale à la baisse des prix du gaz depuis près de deux ans.

Phénomène directement lié à la chute des cours mondiaux, les tarifs réglementés du gaz ont en effet baissé de près de 25% depuis début 2019.

Cette situation très favorable aux abonnés au gaz s’explique surtout par la succession d’hivers particulièrement doux et par l’augmentation de la production mondiale de gaz, tirée vers le haut par l’exploitation des gaz de schiste à grande échelle aux États-Unis.

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