Énergies fossiles : les émissions de CO2 encore à la hausse en 2018

Gaz, charbon et pétrole représentent les trois quarts des gaz à effet de serre émis dans le monde par le secteur de l’énergie. Et en 2018, ils ont à nouveau augmenté…

De lourdes fumées toxiques s’échappent des cheminées d’une usine

Certains, comme Fatih Birol ou Laurent Fabius, ont tiré la sonnette d'alarme et ont rappelé l'urgence d'agir à l'occasion d'un récent débat organisé à l'ambassade de Pologne, pays hôte de la COP24. Cette conférence très attendue, qui débute le 3 décembre 2018 à Katowice, doit aboutir à un accord audacieux pour limiter les émissions de Co2.

Des émissions qui augmentent depuis deux ans

« Je suis désolé, j'ai une très mauvaise nouvelle », a déclaré Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) au cours du débat sur la lutte contre le réchauffement climatique qui s'est déroulé au sein de l'ambassade de Pologne à la fin du mois d'octobre 2018. En effet, il a annoncé que les émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur de l'énergie (gaz, charbon, pétrole) avaient augmenté en 2018 et, ce, pour la seconde année d'affilée.

Ce constat, pessimiste pour le climat, a été obtenu en se basant sur les données chiffrées des neuf premiers mois dans un contexte déjà tendu avec des émissions mondiales ayant battu un record. Après trois ans de stabilité, les émissions d'énergies fossiles sont donc reparties à la hausse alors qu'elles représentent les trois quarts des émissions totales.

L'urgence d'agir selon Laurent Fabius

Le rapport des experts climat de l'ONU (Giec) a insisté sur un point clé : la baisse nécessaire des émissions de CO2 avant 2030, de - 45 % par rapport au pourcentage relevé en 2010, pour se maintenir sous le fameux seuil de 1,5°C (2°C en premier lieu) de réchauffement, l'un des engagements forts pris lors de la COP21 qui s'est tenue en 2015 à Paris.

Et son ancien président, Laurent Fabius, a appelé tous les pays à agir dès maintenant pour aller dans ce sens à l'horizon 2020 : « J'insiste sur ces deux prochaines années, les pays doivent revoir leurs engagements ». L'actuel président du Conseil Constitutionnel a pointé du doigt l'urgence de la situation face aux conséquences dramatiques du changement climatique, déjà bien ressenties à travers le monde.

Alors qu'elle se tiendra du 3 décembre au 14 décembre 2018 avec à sa présidence le secrétaire d'État polonais, Michal Kurtyka, la COP24 devra dépasser les engagements pris lors de la COP21 pour avoir une chance d'être considérée comme une réussite. Elle devra être aussi un coup d'accélérateur afin d'aboutir, entre autres mesures essentielles, à une réduction programmée de la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

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