Augmentation du prix du gaz naturel : vers une nouvelle vague. Pourquoi ?

Encore une augmentation pour le gaz prévue pour septembre : pourquoi ? JeChange vous donne les principales raisons de ces augmentations successives

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Nous l’avons vu, le gaz cet été aura pris une réévaluation hors du commun avec plus de 15 % d’augmentation sur les quelques derniers mois. La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) a de nouveau annoncé une hausse des tarifs réglementés pour septembre prochain. Quelles en sont les causes ? Comment pallier au mieux ? JeChange vous en dit un peu plus.

Reprise de l’activité mondiale : une raison à l’augmentation du prix du gaz

Cette année, pour beaucoup, aura été compliquée et marquée par les confinements et autres arrêts d’activité. En revanche, l’industrie reprend son rythme, petit à petit, et cela a un coût.

Le gaz est très sollicité dans les grandes firmes et usines. La remise en marche de ces dernières, en plus de la demande « naturelle » fait une forte pression sur la production de gaz. Les stocks, de manière générale, arrivent à leur fin et le réapprovisionnement demande, là aussi, une augmentation de production. Les normales saisonnières de l’hiver dernier, ayant été plus fraîches que prévu, ont contribué à la baisse de ces stocks. Il faut donc miser sur une importation plus importante.

En ce qui concerne cette importation, il faut aujourd’hui compter sur les demandes de la Chine, qui court-circuitent celles de l’Europe. La Chine ayant un prix du gaz en augmentation constante, la Russie (principal exportateur vers l’Europe) fait de la rétention sur ses gazoducs pour faire pression sur l’Europe.

Récapitulatif sur la Chine et le marché asiatique concernant l’augmentation du gaz

Dans un premier temps, comme nous l’avons vu précédemment, la reprise de l’industrie en Chine fait augmenter le besoin en gaz de cette dernière. En plus de cette reprise d’activité, il y a la volonté ferme de limiter les centrales à charbon. La Chine, un pays noté comme grand polluant avec son utilisation du charbon, tente de tendre à une énergie plus propre. Pour cela, elle met en avant des centrales gaz. Elle se retrouve donc en manque d’énergie et fait flamber les prix du marché. Dès lors, les Russes « profitent » de la situation. A la mi-août, le prix du mégawattheure a explosé.

Selon Thierry Bros, professeur à Sciences Po et spécialiste de l’énergie, la Russie « essaie de faire passer un message à la Commission en disant : « vous allez, demain, avoir encore besoin de gaz, et donc, vous aurez encore besoin de nous. Nous sommes un partenaire qui est nécessaire pour la croissance économique en Europe » ».

En quoi cette demande en Chine impacte-t-elle le marché en Europe ?

La Russie, gros producteur de gaz, fait tout simplement monter les enchères. Il faut dire qu’une grande partie de l’Europe est dépendante de la Russie et de son exportation. Certains pays comme la Slovaquie ou encore les Pays Baltes sont alimentés par la Russie en quasi-totalité. D’autres pays en revanche ont aussi une dépendance envers la Russie. Elle est estimée à hauteur de 80 % pour la Pologne, 65 % pour l’Autriche, 37 % pour l’Allemagne et L’Italie, et enfin, 24 % pour la France.

Aujourd’hui, nous voyons donc une problématique par rapport aux demandes de la Chine, car des stocks, originellement destinés à l’Europe, sont détournés vers la Chine et l’Asie. La reprise économique mondiale, notamment en Chine, a fait baisser les stocks et le réapprovisionnement de toutes les régions est, de fait, plus délicat.

En France, plus de 50 % de la consommation de gaz vient de l’importation. 36 % de cette dernière vient de la Norvège (plus faible à ce jour dû à des travaux de maintenance en Mer du Nord) contre 24 % provenant de la Russie. La Norvège est notre principal fournisseur devant la baisse d’acheminement en provenance de la Russie et d’Algérie. La Russie, grande exportatrice quant à elle, profite de la situation pour faire monter les enchères. Les prix toujours croissants expliquent donc l’augmentation du gaz en France et en Europe.

Vladimir Poutine refuse d’acheminer plus de gaz par ses gazoducs actuels, bien que ces derniers pourraient le supporter. Pourquoi ? Parce qu’il a un objectif : rendre indispensable son projet « Nord Stream 2 ». Il s’agit d’un gazoduc sous-marin à ce jour en chantier. Il est critiqué par l’Europe qui redoute une dépendance encore plus forte à la Russie.

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Quels sont les enjeux pour la Russie ? Expliquent-ils l’augmentation du gaz ?

Pour l’anecdote, la production de gaz en Russie se fait sur les trois grands principaux gisements, situés en Sibérie. Ces gisements inquiètent, car ils arrivent à épuisement. Or, aucun autre n’a été exploité, malgré leur découverte, car cela représenterait des investissements que la Russie ne pourrait assumer seule.

De fait, la Russie cherche à limiter sa consommation en hydrocarbures et cherche à se tourner vers le nucléaire. Cela permettrait de ne plus accéder au gaz pour la production d’électricité. En revanche, les besoins d’investissement du secteur énergie russe ont été estimés par la Commission européenne à 735 milliards de dollars d’ici 2030.

Vous l’aurez compris, l’augmentation du gaz est due à plusieurs facteurs, et ces derniers font littéralement flamber les factures.

Quel impact sur la facture du consommateur ?

Si l’augmentation du gaz est présente sur le marché, malheureusement, elle l’est aussi chez le citoyen. Cette année, après une augmentation dépassant les 15 % depuis le début de l’année, une nouvelle se prépare pour le premier septembre. Cette fois-ci, elle sera de 8,7 % hors taxes, soit de 7,9 % TTC sur les tarifs réglementés. Le découpage de cette augmentation se fait comme suit :

  • 2,7 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson seulement
  • 5,5 % pour les ménages utilisant le gaz pour un couplé cuisson et eau chaude
  • enfin, 9 % pour les ménages utilisant le gaz pour le chauffage

« Cette hausse inédite est observée dans tous les pays européens et asiatiques. Elle s’explique par la reprise économique mondiale observée depuis plusieurs mois, et par la forte augmentation des prix du gaz sur le marché mondial due à un contexte exceptionnel », résume la CRE dans son communiqué du 27 août dernier.

Comment pallier au mieux cette augmentation du gaz ?

Malgré l’annonce de la disparition des tarifs réglementés du gaz, prévue pour l’été 2023, certains d’entre vous en sont tributaires. Pour vous, une solution simple : profitez d’un comparateur en énergie pour trouver une offre plus adaptée à vos besoins.

Une offre de marché, proposée par les fournisseurs alternatifs, vous permettra de payer moins cher, pour une même énergie, distribuée sur le même réseau. Vous n’avez pas le temps de fouiller ? Pas d’inquiétude, munissez-vous de votre dernière facture et demandez un rappel des conseillers experts JeChange. Ils mettent leur savoir-faire à votre disposition pour vous trouver l’offre la moins chère.

Une solution supplémentaire : au vu de l’évolution du marché, passer sur une offre au tarif bloqué pourrait vous empêcher de subir ces hausses successives… Peut-être est-il temps d’y penser. Là encore, n’hésitez pas à faire le point. Les experts JeChange vous apportent un avis et des conseils objectifs sur votre situation de consommateur.

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