Guide Greenpeace 2020 de l’électricité verte : EDF, Engie et ENI sont les « moins verts » du marché

Greenpeace publie l’édition 2020 de son guide de l’électricité verte. Comme d’habitude, il comporte un palmarès des fournisseurs d’électricité verte. Résultat : EDF, Total Direct Energie, Engie, ENI, Vattenfall et Iberdrola, les géants européens de l’énergie, sont les plus mauvais élèves, et selon Greenpeace, « freinent la transition énergétique ».

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A l’inverse, sur les 24 énergéticiens qui composent le classement, cinq petits fournisseurs assez peu connus occupent le peloton de tête. Planète Oui, Enercoop, Urban Solar, Ilek et Plüm Energie sont, d’après Greenpeace, les fournisseurs d’électricité les plus « verts » du marché.

Car en effet 100% de l’électricité qu’ils proposent est produite à partir de sources d’énergie renouvelables. Hydraulique, solaire photovoltaïque ou encore éolien, ces fournisseurs s’approvisionnent uniquement auprès de producteurs d’électricité verte voire la produisent eux-mêmes, comme c’est le cas pour Enercoop. La coopérative est première ex-aequo avec Planète Oui, le fournisseur d’électricité de la mairie de Paris.

Viennent ensuite Urban Solar, Ilek et Plüm Energie. Ilek, fournisseur toulousain d’énergie verte, permet en plus à ses abonnés de choisir une électricité produite localement, en France. Plüm Energie aide de son côté ses clients à maîtriser leur consommation avec un système de cagnotte qui récompense les consommateurs les moins gourmands en énergie par une réduction sur la facture.

Juste après se trouvent Mint Energie, fournisseur d’électricité verte et online (le service client est dématérialisé) avec une offre d’électricité à 75% d’origine renouvelable, ekWateur, à 50%, et Sélia, qui a augmenté de 25% la part d’électricité « vraiment verte » dans son offre en deux ans.

Les grands groupes leaders « empêtrés dans des énergies du passé »

EDF, Total Direct Energie, ENI, Engie, Vattenfall et Iberdrola, eux, font figure de retardataires avec 25% de moyens de production renouvelables pour Total Direct Energie et seulement 1% pour ENI. EDF, quant à lui, investirait toujours cinq fois plus dans le nucléaire que dans les énergies renouvelables, selon Greenpeace. Enfin Iberdrola est épinglé pour le renouvellement de ses investissements dans des centrales nucléaires en Espagne, qui plus est en mauvaise forme.

Ces grands acteurs du marché de l’énergie, fournisseurs et producteurs, restent, selon Greenpeace, « empêtrés dans des énergies du passé » : le pétrole et le gaz.

16 fournisseurs sur la bonne voie

Néanmoins tout n’est pas noir sur le marché de l’électricité car entre ces deux extrêmes, 16 fournisseurs semblent bien partis pour relever le défi de la transition énergétique. Avec des investissements prévus dans les énergies renouvelables entre 2020 et 2023, ils affichent leur ambition de s’aligner sur les cinq outsiders aujourd’hui salués par Greenpeace.

Espérons que ces fournisseurs alternatifs sauront être une bonne source d’inspiration. Ils gagnent en tout cas à être connus !

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