Courtier en rachat de crédit : comment ça marche ?

Le rôle d’un courtier en rachat de crédit est de faire gagner du temps à l’emprunteur tout en lui permettant de décrocher l’offre la plus adaptée et la plus intéressante en regroupant tous ses crédits.

  • Publié le

Choisir un courtier en rachat de crédit permet de bénéficier de son réseau de partenaires. Ainsi, on peut obtenir plusieurs offres susceptibles de parfaitement correspondre à ses attentes. Cet intermédiaire spécialisé dans le rachat de crédit apporte ses compétences et son expertise. Vous pouvez avec lui mener à bien l’opération de l’analyse du dossier à l’offre définitive transmise par la banque.

Quel est l’intérêt de miser sur un spécialiste du regroupement de prêts ? Quelles sont les étapes où le rôle de l’intermédiaire est le plus intéressant ? Ou encore, comment trouver un courtier rachat de crédit ? Voici les réponses à ces questions pour vous permettre d’avancer sur ce projet en connaissance de cause !

Pourquoi faire appel à un courtier rachat de crédit ?

Le fait de passer par un courtier spécialisé en rachat de crédit permet à l’emprunteur de maximiser ses chances d’obtenir la solution la plus avantageuse par rapport à ses besoins. On peut mentionner trois raisons majeures de faire appel à un expert en regroupement de prêts : son réseau de partenaires, le gain de temps engendré et son expertise.

  • Le réseau

Le courtier en rachat de crédit possède un réseau de partenaires, banques et autres organismes prêteurs qu’il met à la disposition des emprunteurs. Il peut donc formuler à sa clientèle un large éventail de propositions commerciales afin de saisir la meilleure opportunité.

A noter :

Il faut distinguer le mandataire exclusif en lien avec un seul établissement financier et le mandataire non exclusif qui possède des mandats fournis par plusieurs banques.

  • Le gain de temps

Le courtier en rachat de crédit permet de gagner un temps précieux, car le courtier en rachat de crédit évite au souscripteur de prospecter les organismes prêteurs. Le rôle du courtier en rachat de crédit consiste à mobiliser son réseau, à procéder aux divers contacts téléphoniques et à élaborer le montage du dossier. Le tout en respectant le cadre réglementaire imposé par le Code la Consommation. Ceci évite à l’emprunteur de devoir prendre rendez-vous avec chaque établissement bancaire.

  • Les compétences et l’expérience

Le courtier en rachat de crédit met au service des emprunteurs son savoir-faire, ses connaissances du marché et des règles juridiques en vigueur. En effet, certains regroupements de prêts immobiliers réclament une réelle expertise pour être menés à terme. Avec le temps, il sait aussi flécher les dossiers vers les établissements financiers appropriés. Le tout peut accélérer l’opération tout en dénichant les meilleures offres de rachat de crédit.

Faire confiance à l’expertise d’un courtier, c’est ainsi s’offrir la possibilité d’obtenir les meilleures conditions de façon simple et efficace, que son projet soit de faire racheter un prêt immobilier, des prêts à la consommation, des crédits renouvelables ou un ensemble de plusieurs dettes de nature différente.

Comment bien choisir son courtier pour un rachat de crédit ?

Le courtier en regroupement de prêts peut être spécialisé dans le rachat de crédit à la consommation, le rachat de crédits renouvelables ou le rachat de crédit immobilier. Il officie sous le statut d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP).

Le courtier en rachat de crédit n’est pas le représentant des établissements financiers. Il est un intermédiaire qui reçoit un mandat de la part de son client. Le courtier en rachat de crédit est tenu à son devoir de conseil, il travaille dans l’intérêt de l’emprunteur. Il n’a donc pas à privilégier un établissement bancaire plutôt qu’un autre.

Actuellement, le métier réunit trois catégories de courtiers :

  • les réseaux de courtiers en rachat de crédit (Crédit Unique, Cafpi, ACE, Immoprêt, IN&FI, etc.) ;
  • les courtiers rachat de crédit sur internet (Meilleurtaux, Empruntis, etc.) ;
  • les courtiers en rachat de crédit indépendants.

Enregistrement à L’Orias

En tant que personne morale ou physique, les intermédiaires ont l’obligation de s’enregistrer à l’Orias. Ce dernier est le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Sur les 58.357 professionnels recensés en 2017 :

  • 11 414 sont des mandataires non exclusifs IOBSP ;
  • 8 811 sont des mandataires d’intermédiaire en IOBSP ;
  • 6 314 sont des courtiers IOBSP ;
  • 3 970 sont des mandataires exclusifs IOBSP.

Les professionnels les plus actifs dans le rachat de crédit sont les mandataires d’intermédiaires (plus de 5.000 opérations en 2017), devant les courtiers (plus de 2.000 opérations) et les mandataires non-exclusifs (environ 500 opérations).

En résumé : pour choisir un courtier en rachat de crédit, il est recommandé de vérifier son inscription à l’Orias, de connaître l’ancienneté de son activité, d’obtenir des retours de la part d’autres clients et d’évaluer le relationnel lors des premiers contacts notamment les connaissances et la réactivité du professionnel.

Combien ça coûte ?

Le versement de la rémunération d’un courtier en rachat de crédit ne doit être réalisé que lorsque l’opération est effective (loi Murcef). Avant l’obtention définitive du prêt, la loi stipule qu’aucun paiement ne peut être exigé (art. L322-2 du Code de la consommation et art. L519-6 du Code monétaire et financier).

Si les échanges commerciaux se concluent par l’absence d’un accord, l’emprunteur ne doit rien payer au courtier en rachat de crédit. Ce dernier n’a pas non plus à demander un chèque pour l’encaisser plus tard. Le cas échéant, il est possible de saisir la répression des fraudes (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi – DIRECCTE).

En effet, une telle demande de la part d’un courtier en rachat de crédit doit alerter immédiatement les emprunteurs sur la possibilité d’une arnaque.

En tant qu’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP), le professionnel est lié à des contraintes d’éthique et de transparence. La proposition commerciale et le calcul du TAEG doivent contenir tous les coûts de l’opération, y compris les honoraires du courtier ou les éventuels frais de dossiers facturés par l’établissement financier sollicité.

Souvent les frais de dossiers imposés par la banque correspondent à la commission perçue par le courtier en rachat de crédit en tant qu’apporteur d’affaires. En moyenne, l’intermédiaire touche 1 % du montant du prêt accordé (hors prêts aidés). La somme et les conditions de cette rémunération doivent être notifiées en toute clarté lors de la remise de l’offre de prêt sur la fiche standardisée d’information.

Quelles sont les étapes d’un rachat de crédit prises en charge par le courtier ?

Les étapes d’un rachat de crédit peuvent être résumées ainsi :

Se renseigner et analyser sa situation :

Comparer les offres de rachat de crédit :

  • rassembler les pièces justificatives pour élaborer le dossier de faisabilité : justificatifs d’identité, de revenus, de charges, de la situation patrimoniale, etc. ;
  • prendre contact avec son organisme prêteur ;
  • sonder les établissements financiers concurrents susceptibles de racheter les crédits en cours ;
  • comparer les offres formulées.

Valider l’offre de rachat de crédit :

  • transmettre les documents requis ;
  • réceptionner l’offre définitive avec un délai de réflexion de 10 jours ;
  • obtenir le déblocage des fonds.

Le courtier rachat de crédit intervient dès la première étape en :

  • analysant la situation financière de l’emprunteur ;
  • faisant jouer son réseau pour obtenir des offres aux conditions les plus avantageuses possible ;
  • défendant le projet de l’emprunteur ;
  • négociant les conditions du contrat ;
  • indiquant les pièges du rachat de crédit à éviter ;
  • privilégiant le cas échéant une offre potentiellement moins séduisante mais plus adaptée à la situation (exemple : préférer une offre plus chère qui n’inclut pas de pénalité de remboursement anticipé) ;
  • élaborant le dossier de A à Z, depuis le premier contact jusqu’à la signature de l’offre de prêt.

Cette page vous a-t-elle été utile ?

4.3/5 - 387 avis