Smartphone reconditionné : un geste non négligeable pour la planète

L'ADEME et l'Arcep ont dévoilé une étude sur l'impact du numérique. On y retrouve, entre autres, celui de la fabrication d'un smartphone.

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L’empreinte carbone de la confection des smartphones

De cette étude ressort que la fabrication des équipements a l’impact le plus fort. Une deuxième étude a été menée, consistant à mesurer les bénéfices environnementaux engendrés par le reconditionnement de l’équipement informatique. Dans un premier temps, ce sont les terminaux qui sont concernés, dont le smartphone plus particulièrement. Dans cette étude, c’est tout le cycle qui a été passé au crible. En effet, le recensement est de l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du matériel. Par ailleurs, il s’agit de faire le point sur les indicateurs comme le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, mais aussi la consommation d’énergie.

Pile d'écrans cassés

A ce jour, le numérique représente 2,5 % de l’empreinte carbone de la France. Cela comprend des émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes. De plus, le secteur complet représente environ 20 millions de tonnes de déchets par an. Ces déchets sont générés tant par l’extraction des matières que par la fabrication. L’empreinte numérique représente, par an toujours, à l’extraction de 21 tonnes d’or. Enfin, c’est environ 300 kg de déchets et quasi une tonne de matériaux déplacés par an

D’après le rapport rendu suite à cette étude, l’ADEME et l’Arcep déduisent que la fabrication des écrans représente 65 à 90 % de l’impact environnemental. Arrivent derrière les data centers et les réseaux. La phase d’utilisation est donc moindre que celle de fabrication. Les travaux de l’ADEME pointent du doigt l’impact environnemental de la fabrication, bien au-dessus du reste du cycle de vie de l’appareil. De fait, il est important de souligner la nécessité d’allonger la durée de vie et d’usage des équipements informatiques. Par exemple, via le reconditionnement.

Pourquoi un smartphone reconditionné est plus écologique qu’un smartphone neuf ?

Selon l’ADEME, un appareil reconditionné « revient à prévenir l’extraction de 82 kg de matières premières et l’émission de 25 kg de gaz à effet de serre ». Il faut dire qu’un smartphone est composé de 80 à 85 % de métaux. On y retrouve notamment du cuivre, de l’aluminium, du nickel mais aussi des métaux précieux comme l’or et le platine. De plus, il y a aussi une utilisation de métaux rares comme le gallium ou bien l’europium. « L’impact environnemental d’un smartphone est essentiellement lié à sa phase de fabrication qui émet du gaz à effet de serre et nécessite l’usage de ressources naturelles ».

C’est ce qu’explique Raphaël Guastavi, chef du service produits et efficacité matière à l’ADEME, au journal Le Parisien.

Un smartphone reconditionné permettrait de limiter de 77 à 91 % l’impact environnemental annuel par rapport à un appareil neuf. Selon les chiffres du Parisien, 2,8 millions d’appareils recyclés ont été vendus en France en 2020, une économie de « 229 000 tonnes de matières premières et 70 000 tonnes d’équivalent CO2 ». Plus la durée de vie du smartphone est longue, plus cette économie est grande.

Des solutions pour réduire l’empreinte carbone ?

Dans leur rapport, l’ADEME et l’Arcep soulignent que le marché du reconditionné est en plein essor, avec une croissance de ventes avoisinant les 20 %. La vente de smartphones neufs, quant à elle, est en baisse. En effet, le neuf perd environ 5 % chaque année depuis trois ans. « Le reconditionnement d’un téléphone mobile, même s’il induit le changement de l’écran et de la batterie ainsi que l’ajout d’accessoires neufs, est à l’origine d’un impact environnemental plus de deux à quatre fois inférieur à celui de la production d’un équipement neuf, et ce quels que soient la provenance et le lieu de reconditionnement ».

Les deux institutions mettent en avant l’allongement de la durée d’usage des équipements, leur réparabilité, mais aussi le reconditionnement. Selon elles, les usagers particuliers comme professionnels doivent être sensibilisés à un usage plus vertueux des services du numérique. En revanche, il ne faut pas oublier pour autant les réseaux, leur interdépendance et les data centers. Ils représentent eux aussi une empreinte carbone non négligeable.

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