Les opérateurs et le défi de l’empreinte carbone

Les opérateurs souhaitent participer à la transition énergétique. A eux-seuls, ils génèrent peu d'émissions, mais ce n'est pas le cas des fournisseurs, ou des clients.

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Echange Data Mobile

Selon un rapport du Sénat, il est fort possible que la pollution liée à la consommation numérique représente 7 % environ des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040, et les opérateurs sont avertis.

Le PDG d’Alphabet, la maison mère de Google, annonce que les futurs talents font partie des enjeux. « Lorsque je regarde la plus jeune génération, les adolescents d’aujourd’hui, je ne les vois pas faire le choix de travailler pour une entreprise dont ils pensent qu’elle pollue ». De même, il précise que si ce n’est pas fait correctement, on ne sera « pas capable d’attirer les talents ».

Face à l’explosion des usages et à la demande des clients, les data centers et la fabrication des terminaux pèsent lourd dans la balance. De fait, les opérateurs se lancent un défi ambitieux.

Ce que visent les opérateurs

Bouygues Telecom veut, d’ici 2030, réduire de moitié ses émissions directes. Autrement dit, celles liées à sa flotte de véhicules ou encore la climatisation… Il en va de même pour les émissions indirectes. Elles sont représentées par la consommation d’électricité de ses data centers, entre autres.

Les autres opérateurs, quant à eux, comptent atteindre la neutralité carbone. Iliade, la maison mère de Free se donne jusqu’en 2035 où Orange et SFR se fixent une deadline de 2040.

Un combat au quotidien pour l’atteinte des objectifs

Montrés du doigts pendant le déploiement de la 5G et l’apposition de nouvelles antennes, les opérateurs cherchent à optimiser leurs réseaux. Que ce soit pour le fixe comme pour le mobile, ils veulent d’un côté, choisir du matériel moins énergivore et de meilleure qualité tout en adaptant la puissance des antennes au trafic.

Claire Perset, de chez SFR, confirme que l’opérateur a fait « retirer depuis 2017 62 % des plus petites antennes ».

Iliad, du côté de Free, a fait l’expérience d’éteindre une de ses fréquences 4G la nuit sur son parc d’antennes. Ceci représente jusqu’à 10 % d’économies sur sa consommation globale. Bouygues Telecom suit le même chemin avec une expérimentation similaire.

Une volonté des opérateurs de passer au vert

Réduire les émissions carbone est une forte volonté des différents opérateurs. De fait, ils veulent aller plus loin et verdir leurs marques. Comment ? Tous les opérateurs souhaitent, sur le long terme, fonctionner à l’énergie renouvelable. Dans l’idée, même si ce n’est pas de l’énergie consommée directement, ils s’assureront d’une quantité de production d’énergie verte.

Le plus gros défi des opérateurs concerne les émissions de leurs fournisseurs et de leurs clients. D’un côté, nous trouvons la fabrication, le transport, etc. et de l’autre, la consommation d’énergie. Cette partie des émissions de gaz à effet de serre est appelée le scope 3, et ces dernières pèsent lourd. Concernant Orange, les émissions du scope 3 représentent jusqu’à six fois celles de l’opérateur. Pour Bouygues Telecom, il s’agit de 96 % des émissions totales.

Pour pallier, les opérateurs s’ouvrent sur la fabrication de box en plastique recyclé, par exemple, ou bien sur la gravure plus fine des circuits imprimés. De plus en plus, les opérateurs proposent dans leurs boutiques des bornes de recyclage. En fonction du smartphone que vous abandonnez, ce dernier pourra être reconditionné ou bien recyclé s’il est hors d’usage.

Le rôle de l’Arcep

Si l’information a été passée sous silence durant l’été, l’Arcep a été soumis à un article de la loi « Climat et Résilience ». Ce dernier donnait un nouveau pouvoir au gendarme des télécoms, celui de collecter les données sur l’empreinte environnementale des différents domaines déjà cités. Dans ces derniers, nous retrouvons entre autres les data centers, les fabricants, les antennes, etc. De même, on retrouve l’empreinte faite par les systèmes d’exploitation.

Cette fonction fait partie des mesures prises l’hiver dernier par le gouvernement pour limiter la pollution liée au numérique.

Le rapport du Sénat met en avant que 80 % de la pollution sont engendrés par la fabrication de téléphones et de tablettes. Le numérique à lui seul provoque entre 5 et 10 % des émissions de gaz à effet de serre.

D’ailleurs, puisque la fabrication des smartphones est des plus polluantes, avez-vous pensé à prendre un abonnement sans terminal ou bien avoir recours à un appareil reconditionné ? N’hésitez pas à contacter gratuitement un agent expert JeChange qui pourra faire le point avec vous sur les offres du marché.

Et si vous changiez ?

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