Confinement : un logement vacant peut-il être réquisitionné ?

Depuis le début du confinement, le logement provisoire des personnes sans domicile fixe est une des priorités du Ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien de Normandie. L’objectif : mettre à l’abri ces populations vulnérables et limiter encore la propagation du covid-19.

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Tout le monde est concerné par le confinement. De nombreux SDF qui se sont vus infliger des amendes pour non respect des mesures prises par le gouvernement en ce sens l’ont appris à leur dépend. Difficile pourtant de trouver un lieu pour se confiner quand on vit à la rue. La question du logement des personnes sans abri est donc devenue une affaire particulièrement sensible. Quelles solutions sont envisagées pour y apporter une réponse à court terme ?

Les biens appartenant à des particuliers ne seront pas réquisitionnés

Pour le moment, il n’est pas question de réquisitionner des logements vacants appartenant à des particuliers afin d’y loger des personnes sans domicile fixe pendant toute la durée du confinement. Si les autorités compétentes n’excluent pourtant aucune piste dans le contexte actuel, cette option, difficile à mettre en œuvre dans des délais raisonnables, n’est pas envisagée.

La réquisition de chambre d’hôtel privilégiée par le gouvernement

Pour parer au plus urgent, le gouvernement privilégie plutôt la réquisition de chambre d’hôtel, une solution coûteuse mais déjà utilisée en temps normal quand les centres d’accueil sont saturés. Le ministère de Ville et du Logement a d’ores et déjà prévu une enveloppe de 50 millions d’euros pour mettre les personnes sans domicile fixe à l’abri tout le temps nécessaire. 

Mettez votre logement à la disposition d’associations

Si vous souhaitez participer à l’effort national, vous pouvez néanmoins mettre votre logement à la disposition des personnes sans abri de votre propre chef pendant toute la durée du confinement. De nombreuses associations, comme Emmaüs, ont lancé des appels en ce sens constatant qu’encore beaucoup de personnes dormaient à la rue malgré les mesures prévues par le gouvernement.

Fatih Bouaroua, co-président de la communauté Emmaüs Pointe-Rouge, déplore ainsi dans une interview donnée au journal Ouest France le nombre encore trop important de SDF sans solution de logement. « Entre 14 000 et 15 000 personnes relèvent de l’urgence sociale à Marseille, une ville qui compte 40 000 logements vacants quand seulement 4000 suffiraient pour confiner tout le monde. »

Si vous souhaitez répondre à l’appel des associations comme Emmaüs, à Marseille ou ailleurs, et mettre à leur disposition un logement vacant, n’hésitez pas à les contacter directement pour leur proposer votre aide.

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