Granulés / Pellets : prix et rentabilité en janvier 2026

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En janvier 2026, le granulé de bois reste l'une des énergies de chauffage les moins chères. Un sac de 15 kg se vend couramment autour de 5 €, ce qui revient à 333 € la tonne. Le granulé livré en palettes coûte autour de 418 € la tonne, tandis que l'achat en vrac s'établit à environ 350 € pour près d'une tonne conditionnée. Rapporté à l'énergie réellement produite, le granulé revient à 0,0753 €/kWh, soit un niveau très inférieur à celui de l'électricité, dont le coût au kilowattheure est plus élevé d'environ 159 %. Seules les cheminées fermées arrivent généralement à coûter moins cher qu'un poêle, et les pompes à chaleur sont le seul système de chauffage plus économique que la chaudière à granulés.

Quel est le prix du pellet en janvier 2026 ?

Le prix du pellet se lit toujours mieux en séparant les formats d'achat, car ils ne couvrent ni les mêmes services, ni les mêmes volumes, ni les mêmes contraintes logistiques.

En sac de 15 kilos

En janvier 2026, un sac de 15 kg se trouve fréquemment entre 4,50 € et 5,50 € selon l'enseigne, la marque, la certification et la disponibilité locale.

Pour obtenir un prix comparable aux autres formats, on convertit en tonne : 1 000 kg correspondent à 66,67 sacs de 15 kg. À 4,5 € le sac, on obtient environ 300 € la tonne. À 5,5 € le sac, on monte à environ 367 € la tonne.

Un sac acheté à l'unité demande des achats fréquents et de devoir les porter, mais permet d'acheter progressivement en fonction de la météo, sans immobiliser un budget important, et sans disposer d'un grand local de stockage. De façon plus prosaïque encore, acheter sac par sac permet de tester des pellets différents sur son appareil pour voir l'impact sur encrassement, les cendres et le bruit de la vis sans fin.

En palette

La palette s'adresse aux personnes qui veulent être livrés et sécuriser un stock de saison au prix d'un achat important en une fois. Elle nécessite d'organiser le stockage dans un garage sec ou un abri ventilé.

Au 30 janvier 2026, le prix du granulé en palette est de 418 € pour 1 tonne.

En vrac

Pour le vrac, 1 tonne livrée correspond à une prestation complète comprenant le transport et le soufflage. Il est donc destiné aux chaudières à pellets avec silo.

Au 30 janvier 2026, le prix du pellet en vrac moyen est de 350 € pour 1 tonne.

Quel est le prix du kWh du granulé en janvier 2026 ?

Raisonner en €/kWh permet de comparer le pellet à l'électricité, au gaz, ou à n'importe quelle énergie de chauffage.

D'après les dernières données disponibles chez Proxi-TotalEnergies, le prix au kilowattheure du pellet en vrac est de 0,0753 €.

Par exemple pour un besoin annuel de 8000 kWh et sur la base du rendement moyen d'une chaudière à pellets, qui est de l'ordre de 85 %, la consommation de granulés estimée atteint 9412 kWh, pour un coût combustible annuel d'environ 709 €.

Avec des granulés de bois de qualité courante, on retient un pouvoir calorifique moyen compris entre 4,6 et 5,0 kWh par kilo de pellets. Un sac de 15 kg contient donc environ 69 à 75 kWh d'énergie. Si les besoins annuels de chauffage sont de 8 000 kWh utiles et que l'appareil fonctionne avec un rendement de 85 %, il faut en réalité fournir davantage d'énergie par le combustible. En tenant compte du rendement, la quantité d'énergie à apporter par les pellets est d'environ 9412 kWh ; ce qui signifie que pour atteindre ce niveau, la consommation annuelle se situe entre 1,9 et 2,05 tonnes de granulés, selon leur qualité énergétique. En pratique, cela correspond à environ 2 tonnes par an, soit un peu plus de 130 sacs de 15 kg, ou deux palettes complètes.

Le granulé est-il vraiment moins cher ?

Selon les dernières données tarifaires disponibles, le granulé de bois figure parmi les énergies de chauffage les plus abordables.

  • Le granulé de bois se situe autour de 0,0753 €/kWh.
  • L'électricité affiche un coût nettement supérieur, à 0,1952 €/kWh au Tarif réglementé en option Base 6 kVA (le profil le plus courant en France), soit un écart d'environ 159 % par rapport au granulé, ce qui explique l'écart de facture observé à consommation équivalente.
  • Le gaz naturel est également plus cher que le pellet, avec un prix de 0,1019 €/kWh au Prix repère (qui fait office de prix moyen en France), représentant un surcoût d'environ 35 %, auquel s'ajoutent généralement des frais fixes d'abonnement.
  • Le fioul domestique se positionne encore au-dessus, autour de 0,1168 €/kWh, avec un différentiel de l'ordre de 55 %, tout en restant exposé à une forte volatilité des prix.
  • Le propane se situe autour de 0,1623 €/kWh, soit un surcoût de 116 % par rapport au granulé.
  • Le butane en bouteille représente la solution la plus coûteuse, avec un prix autour de 0,2600 €/kWh, soit un écart important de 245 % par rapport au pellet.

Cette hiérarchie des prix explique pourquoi, à consommation comparable, le granulé conserve un avantage économique marqué sur la majorité des énergies fossiles et sur l'électricité directe. Toutefois, le coût du kilowattheure ne suffit pas à lui seul à déterminer la solution la plus économique sur la durée : le rendement des appareils joue un rôle déterminant.

  • Par rapport au pellet, le prix du bois bûche est généralement inférieur, même lorsqu'il est acheté et non obtenu gratuitement. Sur une quinzaine d'années, une cheminée fermée ou un insert bien utilisé revient donc souvent moins cher à l'usage qu'un poêle à granulés, malgré un rendement en moyenne un peu plus faible.
  • Avec une pompe à chaleur air-eau, le prix du kilowattheure élevé nécessaire à son fonctionnement est compensé par un rendement exceptionnel. La capacité d'une PAC performante à produire plusieurs kilowattheures de chaleur pour chaque kilowattheure consommé lui permet de revenir moins cher à l'usage qu'une chaudière à granulés.

Le poêle à pellets est-il rentable ?

Un poêle à pellets devient rentable quand il remplace une énergie coûteuse (radiateurs électriques, chauffage d'appoint intensif) ou quand il prend le relais d'une cheminée peu performante.

Sur 15 ans, le coût total estimatif d'une chaudière à pellets revient à 19048 €, en additionnant l'installation (5500 €), le combustible estimé (environ 709 €/an pour un besoin de 8 000 kWh/an et le rendement retenu de 75%) et l'entretien (100 €/an).

  • Face à des radiateurs électriques, le pellet est nettement inférieur au kWh électrique, avec en plus une diffusion de chaleur plus ressentie grâce au rayonnement et au brassage d'air sur certains modèles.
  • Face à un insert, le pellet revient à plus cher car le bois est plus économique et le rendement est presque aussi bon. Toutefois, il demande une manutention régulière, une gestion des bûches, alors que le poêle pellet apporte une régulation fine (programmation, thermostat, modulation), un confort stable, et une autonomie qui change la vie au quotidien. La limite commune à ces deux solutions tient à leur rôle rarement suffisant comme source unique de chauffage : dans de nombreux logements, elles doivent être complétées par des radiateurs électriques ou un système central, ce qui réduit leur capacité à couvrir l'ensemble des besoins annuels.

La chaudière à pellets est-elle rentable ?

La chaudière à pellets permet un usage en chauffage central, avec production d'eau chaude sanitaire possible. Elle garde une puissance stable et une sensation de robustesse en période froide, au prix d'un espace de stockage et d'une logistique d'approvisionnement.

Sur 15 ans, le coût total estimatif d'une chaudière à pellets ressort à 27331 €, en additionnant l'installation (en moyenne de 14000 €), plus le combustible estimé à environ 709 €/an au prix de cette année, sur la base de besoins annuels estimés à 8 000 kWh (en intégrant un rendement de 85%) et l'entretien qui revient à 180 €/an.

  • La comparaison avec une chaudière gaz tourne à l'avantage de la chaudière à pellet, du fait d'un prix du gaz nettement plus élevé, sans compter l'abonnement au gaz qui coûte plus de 300 euros par an, indépendamment des consommations ! Par contre, la chaudière à gaz ne demande aucune démarche et versement du combustible, ce qui est agréable.
  • Une PAC transforme chaque kWh électrique en plusieurs kWh de chaleur, ce qui la rend plus compétitive qu'une chaudière à pellets malgré un prix au kWh bien plus élevé. Et elle ne demande aucun effort ni démarche puisqu'elle fonctionne à l'électricité et au captage de l'air extérieur. La limite est que certaines PAC ont un rendement inadapté aux zones très froides.

Sur 15 ans, le coût total estimatif d'une chaudière à pellets ressort à 27 331 €, en additionnant l'installation (14 000 €), le combustible estimé (environ 709 €/an selon votre besoin de 8 000 kWh/an et le rendement retenu) et l'entretien (180 €/an).

FAQ

Comment bien choisir ses pellets ?

Pour maximiser le rendement, il faut viser la qualité plutôt que la simple bonne affaire, car un granulé irrégulier fait varier la combustion, augmente les cendres, et pousse l'appareil à compenser par des cycles plus fréquents.

  • Visez un pellet certifié (qui encadre humidité, durabilité mécanique, taux de fines, et pouvoir calorifique) et régulier, puis contrôlez la présence de fines au fond du sac, car ces particules brûlent différemment et encrassent plus vite le creuset et l'échangeur. Un pellet propre donne souvent une flamme plus stable, une vitre plus claire, et réduit les arrêts pour nettoyage.
  • Adaptez votre achat à votre usage réel : si le poêle chauffe la maison au quotidien, une palette homogène limite les surprises et aide à régler finement l'appareil. Si le poêle sert d'appoint, l'achat au sac peut suffire, à condition de stocker correctement et d'éviter les sacs abîmés.
  • Surveillez l'humidité et le stockage, car un pellet qui prend l'eau perd son pouvoir calorifique utile et se désagrège. Gardez les sacs sur palette, à l'abri du sol, avec une ventilation minimale, et évitez les zones très froides et humides qui favorisent la condensation dans le film plastique.

Nous vous conseillons de tester d'abord un petit lot afin d'observer la flamme, le creuset, la vitre, et la quantité de cendres sur quelques jours, puis acheter plus gros seulement si la combustion vous paraît bonne et efficace.

Quel coût pour stocker les pellets ?

  • Le stockage de pellets en sacs dans un garage ou un abri sec, avec les sacs posés sur palette et un minimum de circulation d'air, représente une solution simple et économique lorsque l'espace existe déjà. Budget indicatif : 0 à 50 € pour l'achat éventuel d'une palette, de tasseaux ou d'une bâche.
  • Le stockage optimisé sur palette, prévu pour environ 1 tonne de pellets dans un espace ventilé et facilement accessible, limite les manipulations, sécurise l'empilage et améliore le confort d'utilisation au quotidien. Budget indicatif : 50 à 300 € selon l'installation retenue (palette dédiée, étagère renforcée ou rack).
  • Le stockage en vrac pour chaudière, via un silo et alimenté par livraison soufflée, offre une autonomie élevée et supprime la manutention des sacs, au prix d'un investissement plus important. Budget indicatif : 500 à 1 500 € pour un silo textile et 1 000 à 3 000 € pour un silo maçonné ou enterré.

Puis-je payer mes pellets avec le chèque énergie ?

Le chèque énergie sert à régler l'achat de pellets lorsque le vendeur accepte ce mode de paiement. Sinon, vous pouvez l'utiliser pour votre électricité.

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