Les courtiers en crédit immobilier de plus en plus sollicités

Le contexte des taux d’emprunt bas incite les Français à souscrire des solutions de crédit immobilier avec une conséquence directe sur les courtiers en crédit : leur nombre augmente.

En 2018, le nombre de création d'entreprises spécialisées dans le courtage en crédit immobilier est de 880. Quasiment un tiers des acteurs du marché est arrivé sur les trois dernières années. La faiblesse des taux d'emprunt a dynamisé les transactions immobilières et les emprunteurs n'ont pas hésité à solliciter des intermédiaires pour décrocher les meilleures offres de prêt.

L'essor du métier de courtiers en crédit immobilier

Le nombre d'intermédiaires en opérations de banques a bondi de 13 % entre 2017 et 2018. Ils sont désormais 32.330 à se déployer dans ce secteur d'activité, encouragés par le dynamisme du marché immobilier lui-même dopé par les taux d'intérêts très avantageux. Le taux moyen est de 1,50 % toutes durées confondues en novembre 2018, selon les données publiées par la Banque de France.

Fin 2018, l'Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias) dénombrait précisément 6669 courtiers en crédit immobilier, soit 5,6 % de plus qu'en 2017 et 28,7 % de plus qu'en 2015.

Ceux-ci sont parvenus à capter 40 % des emprunteurs, une performance qui a doublé en une décennie. Toutefois, l'avenir des courtiers en crédit immobilier dépend fortement du dynamisme du marché immobilier. Si la demande se tarit, la profession est automatiquement impactée.

Vers la fin de l'âge d'or en 2019 ?

L'année à venir sera déterminante pour la plupart d'entre eux, surtout pour les nouveaux entrants qui ont besoin de pérenniser leur activité. Autres facteurs menaçants : la numérisation du métier (automatisation des démarches) et la baisse du volume de conventions (document contractuel entre la banque et le courtier), jusqu'à 60 % pour certains partenariats. Cette sélectivité plus sévère permet de réduire les coûts de gestion des banques. La révision des conventions sert aussi à leur mise en conformité avec le Règlement européen sur la protection des données et la nouvelle Directive sur la distribution d'assurances.

A ce tableau s'ajoute le climat d'incertitude qui pèse sur le pouvoir d'achat et le moral des Français alimenté par l'évolution réglementaire. Au menu : l'élargissement de la taxation de l'assurance de prêt à la garantie décès des contrats d'assurance emprunteur, et l'instauration du prélèvement à la source.

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