Les mutuelles anticipent la réforme de l'assurance dépendance

Nicolas Sarkozy a fait de la réforme de la dépendance l'un de ses principaux chevaux de bataille de 2011. Il souhaite en effet développer un programme d'assurance dépendance obligatoire pour les personnes de 50 ans et plus. Plusieurs mutuelles ont déjà anticipé le mouvement, parmi lesquelles April Santé, qui propose une nouvelle gamme depuis le début de l'année.

L'un des grands projets du Président de la République pour cette année 2011 est sa réforme de l'assurance dépendance. Il souhaite en effet la rendre obligatoire, pour en faire "une cinquième branche de la Sécurité sociale". Jusqu'à présent assurée par la CSG, l'Assurance Maladie et la Journée de la solidarité, la dépendance attend donc de nouvelles sources de financement. Les entreprises santé privés participeront-ils à l'effort ?

Actuellement, des contrats complémentaires liés à la perte d'autonomie suite à un problème de santé sont proposés par la plupart des assurances. Mais certaines anticipent déjà la volonté du chef de l'Etat, en commercialisant de nouvelles offres spécifiquement liées à la dépendance. April Santé, ainsi, a créé une nouvelle gamme, avec des contrats d'épargne, mais aussi de prévoyance santé, pour les 50 ans et plus.

Ces complémentaires mutuelle santé bien spécifiques se nomment "Serenassur", mais aussi "EnVie d'Indépendance", et "EnVie Universelle", toutes deux lancées par sa filiale Axeria Prévoyance. Elles permettent aux souscripteurs une sortie sous forme de rentes, ou sous forme de capital. De nouvelles solutions qui, au-delà de toute décision, s'imposaient selon Nordine Abboud, le directeur général d'April Santé : "Avec un reste à charge de l'ordre de 1000 à 1500 Euros par mois, le recours au financement privé devient une nécessité".

Le vrai plus d'April demeure le prix très avantageux de ses couverture générales en cas de dépendance totale. En effet, son capital dépendance peut aller jusqu'à 100 000€. Notre comparateur des mutuelles santé nous permet en effet de voir que la notion de dépendance a tendance à varier selon les assureurs : l'Etat définit six niveaux de dépendance, et si Apris respecte ce barème, cela n'est pas forcément le cas des autres. Interrogés par TNS-Sofres, les Français, s'ils ne sont que 12% à avoir souscrit à une assurance dépendance, sont à 42% favorables à son caractère obligatoire. De nouveaux enjeux en perspective pour les complémentaires... 

(Source : Senior Actu)

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