Google lance son service de paiement mobile Android Pay… aux États-Unis !

Depuis le 10 septembre, Google propose désormais aux États-Unis sa propre application de paiement sans contact par téléphone mobile : Android Pay.

L'information ne concerne pas pour l'instant les habitants de notre côté de l'Atlantique, mais ne manquera pas d'intéresser tous ceux qui espèrent la généralisation rapide du paiement sans contact : après Apple et son Apple Pay l'année dernière, c'est au tour de Google de lancer sa propre application dédiée au paiement par téléphone mobile aux États-Unis.

Android Pay, successeur officiel du discret Google Wallet (appelé à devenir quant à lui une simple application de paiement entre particuliers), est officiellement disponible sur le Google Play Store américain depuis le 10 septembre 2015, et sera même désormais préinstallé sur les nouveaux smartphones par les principaux opérateurs.

Android Pay : un nouveau moyen de paiement disponible outre-Atlantique

Android Pay est une application de paiement par téléphone mobile qui pourra, à terme, être utilisée dans plusieurs millions de magasins, au fur et à mesure que ces derniers se doteront de terminaux compatibles.

Elle a pour principale fonction de permettre un paiement sans contact basé sur la technologie NFC : il suffit d'approcher le smartphone du terminal de paiement pour enclencher le processus. Pour confirmer l'intention d'achat, Android Pay peut être configuré pour réclamer le renseignement d'un code PIN, d'un mot de passe ou, pour les plus créatifs, le dessin d'une figure précise comme une signature par exemple.

La sécurité de la transaction est renforcée par le fait que le smartphone ne communique pas le numéro de la carte bancaire au terminal de paiement, mais simplement un numéro virtuel et généré aléatoirement. À noter qu'une connexion à Internet, Wifi ou cellulaire, est obligatoire pour la réussite de l'opération, car Android Pay doit solliciter des ressources dans un nuage de données.

Android Pay est compatible avec tous les smartphones équipées de l'OS Android version 4.4 (surnommée « Kitkat ») ou supérieure, mais pas pour l'instant avec les montres connectées Android. Des fonctionnalités plus évoluées devraient par ailleurs voir le jour en même temps que le futur Android 6.0 « Marshmallow », dont notamment une confirmation du paiement par empreinte digitale.

Des améliorations significatives après l'échec de Google Wallet

Android Pay ne constitue pas la première tentative de Google visant à se faire une place dans l'univers du paiement mobile. Dès 2011, le géant de Mountain View s'était voulu un précurseur en lançant Google Wallet, qui remplissait sensiblement les mêmes fonctions.

L'application n'a cependant pas rencontré le succès escompté, d'abord parce que la technologie n'était pas encore assez mature (avec peu de commerçants équipés) mais aussi et surtout parce que les opérateurs de téléphonie cherchaient alors à mettre au point leur propre solution maison. L'ergonomie un peu lourde de l'ancienne application, enfin, n'a pas réussi à séduire les consommateurs

Google Wallet ne va pas mourir pour autant. Une nouvelle version de l'application est annoncée de façon imminente et se concentrera sur les paiements « P2P » ou de particulier à particulier, sur le même modèle que Paypal par exemple.

Opérateurs, banques : une assise solide pour la nouvelle application

Google a visiblement appris de ses erreurs et a très soigneusement balisé le terrain avant de lancer son nouveau produit. L'entreprise, cette fois, est forte du soutien des trois grands opérateurs de téléphonie mobile AT&T, Verizon et T-Mobile, lesquels ont fini par abandonner leur système de portefeuille électronique Softcard pour le mutualiser avec Google. Mieux encore : ces trois opérateurs historiques, qui représentent pas moins de 90 % du marché de la téléphonie mobile aux États-Unis, consentent à préinstaller Android Pay sur tous leurs smartphones compatibles avec la technologie NFC. De quoi élargir le cœur de clientèle de façon considérable, et accélérer la familiarisation du grand public avec le paiement mobile.

Même constat du côté du secteur financier : tous les principaux émetteurs de cartes bancaires (Visa, MasterCard, American Express et Discover) ont cette fois accepté de suivre Google dans l'aventure. Pour obtenir cette unanimité, le géant de Mountain View a dû s'engager à ne prélever aucune commission sur les transactions par Android Pay : une différence significative avec Apple Pay, puisque la marque à la pomme se rémunère à hauteur de 0,15 % pour chaque achat à crédit et d'un demi-cent de dollar pour chaque paiement au comptant. Google, fidèle à son modèle économique, convoite quant à lui bien davantage la mine d'informations et le « big data » concernant les comportements d'achats des Américains, susceptibles d'être revendus aux plus offrants.

La liste des banques partenaires est déjà longue (PNC, Navy Federal Credit Union, USAA, U.S. Bank, American Express, Bank of America…) et appelée à s'allonger encore davantage, avec l'arrivée annoncée de Wells Fargo, Capital One et Citi.

Les commerçants, enfin, seraient déjà plus d'un million à disposer d'un terminal compatible à travers les États-Unis (les mêmes que pour Apple Pay). Les rares récalcitrants pourraient d'ailleurs se mettre à la page et acheter un modèle récent dès le 1er octobre 2015, date à laquelle la possession d'au moins un lecteur de carte à puce devient obligatoire dans chaque commerce outre-Atlantique. La couverture d'Android Pay est néanmoins entachée pour le moment par quelques trous béants, à commencer par le géant Walmart et quelques autres enseignes de la grande distribution, qui développent leur propre solution au sein d'un consortium baptisé « MCX ».

Quelles perspectives de développement pour le paiement sans contact ?

Après des débuts timides, le paiement NFC sans contact pourrait réellement décoller avant la fin de la décennie.

Une étude réalisée par eMarketer révèle une courbe de croissance quasiment exponentielle : 3,5 milliards de dollars ont été échangés par paiement mobile en 2014 sur le marché américain, c'est-à-dire trois fois plus que l'année précédente. En 2018, la même étude estime que le montant total des transactions pourrait atteindre 118 milliards de dollars !

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