Redevance audiovisuelle : et si c’était bientôt la fin ?

A l'aube des présidentielles, plusieurs candidats proposent de supprimer la redevance audiovisuelle et de vous faire gagner 138 €.

  • Publié le

Qu’est-ce que la redevance audiovisuelle ?

La redevance audiovisuelle, aussi appelée « redevance télé » est due par les foyers qui possèdent un ou plusieurs téléviseurs. Le gouvernement prélève cet impôt en même temps que la taxe d’habitation. Elle concerne à ce jour 28 millions de foyers.

Pour en être exonéré, il vous faut déclarer ne pas détenir de téléviseur ou autres appareils associés lors de la déclaration d’impôts. Présente sur la première feuille, une case concerne la « contribution à l’audiovisuel public ».

Un jeune homme regarde le sport à la télévision sur son canapé

Quel est son prix ?

Le prix n’est pas le même selon que vous vivez en France métropolitaine ou en outre-mer. En effet, dans le premier cas, elle est de 138 €, et dans le deuxième, son montant est de 88 €.

     Bon à savoir :

Attention toutefois. Si vous cochez la case d’imposition précisant que vous n’avez pas de téléviseur alors que vous en êtes détenteur, vous risquez une amende de 150 €.

A quoi sert la redevance audiovisuelle ?

La redevance audiovisuelle est une taxe prélevée auprès des auditeurs et téléspectateurs de certains pays. Elle a pour but de financer principalement ou partiellement les radiodiffusions ou les programmes de télévision des antennes publiques.

En France, la redevance audiovisuelle, ou contribution à l’audiovisuel public, représente la majeure partie du financement des chaînes et radios comme France Médias Monde, Arte, France Télévisions, Radio France, l’Institut national de l’Audiovisuel, TV5 Monde.

Nous notons un avantage de l’audiovisuel public : il y a moins de publicités. En effet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) précise que « le temps consacré à la diffusion de la publicité sur France 2 et France 3, par exemple, ne peut être supérieur à six minutes par heure d’antenne en moyenne quotidienne, sans pouvoir dépasser huit minutes pour une heure donnée ». De plus, de 20 h à 6 h, les chaînes publiques n’ont plus le droit de diffuser de réclame publicitaire.

Pourquoi certains candidats proposent-ils de la supprimer ?

A l’instar de beaucoup de consommateurs, certains candidats à la présidentielle trouvent que cette taxe est obsolète. Il faut dire que beaucoup de contenus sont visibles via d’autres supports, et les ordinateurs ne sont pas considérés comme appareils assimilés. Par exemple, pour Emmanuel Macron, la disparition de la contribution à l’audiovisuel public « est cohérente avec la suppression » de la taxe d’habitation prévue pour fin 2022. Il s’agit ici d’une promesse effectuée lors de sa campagne de 2017. Lors de sa première sortie publique à Poissy en tant que candidat officiel, il a confirmé qu’il « supprimera les impôts qui restent, la redevance en fait partie ».

Un peu plus tôt, d’autres candidats avaient préconisé l’arrêt de la redevance audiovisuelle, comme Valérie Pécresse. Si Marine Le Pen justifie la suppression de la redevance audiovisuelle par « un gain de pouvoir d’achat », Eric Zemmour, quant à lui, indique que les médias publics sont « une propagande immigrationniste, woke et décoloniale ». Les deux candidats souhaitent une privatisation partielle ou totale des médias.

D’autres en revanche s’inquiètent. Les défenseurs de la contribution parlent de fragilisation de l’audiovisuel public, déjà mis à mal selon eux par les réseaux sociaux et la désinformation.

Litige lié à un crédit conso

Quelles sont les propositions de remplacement à la redevance audiovisuelle ?

Si certains candidats proposent tout simplement la privatisation, d’autres parlent de remplacement. Il faut dire que cette taxe rapporte chaque année en moyenne entre 3,5 et 4 milliards d’euros qu’il faudra compenser si les chaînes et radios publiques le restent. Les responsables de l’audiovisuel public sont plutôt défavorables à la suppression de la taxe. La plupart redoutent que la disparition de cette recette fragilise un peu plus le financement des chaînes.

Pour pallier cette inquiétude, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, est revenu sur la question début mars. Pour lui, « ce qu’on propose de supprimer, ce n’est pas le financement de l’audiovisuel public, c’est l’outil […]. On a besoin d’un d’un audiovisuel fort dans un contexte de désinformation, où les géants du numérique font circuler des informations pas toujours sourcées. [Il y aurait comme possibilité] un système où vous avez de la visibilité sur plusieurs années, avec par exemple un budget voté pour cinq ans ». Il conclut en expliquant que l’Etat va continuer de garantir les moyens de l’audiovisuel public, même si le remplacement de la taxe reste encore un peu flou.

Suppression de la redevance audiovisuelle : verdict au second tour de la présidentielle, le 24 avril.

« Un dispositif qui donne de la visibilité » doit être trouvé

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) est née de la fusion entre le CSA et la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur le net (Hadopi). Roch-Olivier Maistre, son président, annonce qu’il faut trouver « un dispositif qui donne de la visibilité » à l’audiovisuel public. « On sait maintenant que plusieurs candidats proposent la suppression de la redevance, mais pas ce qu’ils proposent à la place ».

Selon lui, « il faut avoir un critère d’indépendance ». En effet, le secteur de l’audiovisuel public a besoin « de visibilité, de stabilité, de dynamisme dans [son] financement et, en même temps, d’indépendance. il faut en tout cas trouver un mécanisme qui assure cette pérennité de financement, cette stabilité, si on veut avoir ce service public fort », conclut-il aux micros de FranceInfo.

Et vous, avez-vous le bon bouquet de chaînes de télévision ? N’hésitez pas à comparer les différents fournisseurs ! Un appel gratuit à un expert JeChange vous aide à trouver l’offre la plus adaptée à vos besoins.

Boostez votre pouvoir d’achat

Avec ses 10 ans d’expérience dans le conseil en réduction de factures, JeChange s’y connait en boost du pouvoir d’achat ! Prenez vite contact avec nos conseillers et faites des économies !

Cette page vous a-t-elle été utile ?

4.4/5 - 21 avis