Cinq bons plans pour une épargne garantie

Face aux fluctuations incessantes des marchés financiers, de nombreux épargnants se demandent où placer leur épargne de proximité sans prendre de risques. Plusieurs placements, garantis sans perte de capital, remplissent ce rôle. Découvrez-les sans tarder dans ce guide !

  • Publié le 04/11/2011 (mis à jour le 12/02/2019)
  • Écrit par
Cinq bons plans pour votre épargne
Livrets réglementés, super livrets, PEL, fonds en euros des assurances-vie, comptes à terme : ces cinq produits d'épargne sont des placements sans risque de perte en capital... hors inflation !

On ne peut le nier : l'époque est particulièrement peu favorable aux placements sans risques. Crise économique oblige, les banques centrales ont diminué massivement depuis 2008 le coût de l'argent frais dans l'économie, notamment en fixant au plus bas leurs taux directeurs. Avec, pour résultat, des taux d'intérêt actuellement au ras des pâquerettes pour tous les placements les plus sécurisés, depuis le livret A jusqu'aux fonds en euros des assurances-vie !

Pour autant, les produits financiers garantis contre une perte en capital continuent à présenter un intérêt pour la diversification de votre épargne. L'essentiel consiste à bien connaître leurs forces et leurs faiblesses respectives.

Bon plan n°1 : les livrets réglementés

Malgré la baisse de leur taux d'intérêt à seulement 0,75 % au 1 er août 2015, soit un bien triste record historique, les deux principaux livrets réglementés que sont le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) restent des outils précieux dans la palette des épargnants, notamment ceux d'entre eux qui sont imposés le plus lourdement. Les intérêts sont en effet exonérés de toute imposition et même des prélèvements sociaux. Avec des plafonds respectifs fixés à 22 950 € et 12 000 € par personne physique, le livret A et le LDDS constituent un support idéal pour une épargne de précaution, protégée contre l'inflation et disponible à tout moment.

Par ailleurs, les particuliers qui y sont éligibles (revenu fiscal de référence inférieur à 19 779 € pour une personne seule en 2018) devront prioriser des versements sur leur livret d'épargne populaire (LEP) . Ce produit défiscalisé possède les mêmes avantages que les deux précédents, avec un taux d'intérêt plus attractif de 1,25 % et un plafond fixé à 7 700 €.

Les jeunes âgés de 12 à 25 ans, enfin, ne devront pas hésiter à garnir leur livret jeune, entièrement défiscalisé lui aussi et assorti de conditions imbattables sur le marché, avec des taux d'intérêt atteignant volontiers 2,5 à 3 % dans certaines banques (le taux minimum fixé par la loi est de 0,75 %). Seul bémol : un plafond très bas, fixé à 1 600 €.

Bon plan n°2 : les super livrets et autres livrets fiscalisés

Les livrets d'épargne non réglementés constituent toujours un produit d'appel pour de nombreux établissements, notamment chez toutes les banques 100 % en ligne (Fortuneo, ING Direct…). Il est donc possible de faire la traque aux offres promotionnelles les plus intéressantes, qui font souvent miroiter un taux très attractif et valable pendant trois à six mois. Des produits proposés par des acteurs alternatifs comme le livret Distingo, chez PSA Banque, ou encore le livret Zesto, chez RCI Banque, peuvent rapporter entre 1,5 % et 3 % aux nouveaux clients à l'occasion de périodes promotionnelles.

Attention toutefois : le taux de ce super livret ne s'applique en général qu'à un montant plafonné, et redevient beaucoup plus standard après la fin de la période spéciale. Il convient donc de vérifier que le taux habituel du livret reste intéressant à vos yeux, à moins bien sûr de pratiquer le nomadisme bancaire et de migrer d'un super livret à un autre : une démarche fastidieuse, qui trouve vite ses limites.

Rappelons enfin que la rémunération annoncée par les banques ne tient pas compte de la fiscalité : outre le prélèvement à la source de 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, les intérêts générés sont imposables de plein droit au titre de l'impôt sur le revenu ou via le PFL.

Jusqu'à 120€ offerts à la 1ere ouverture !

- Sans condition de revenus
- Sans obligation de domiciliation de salaire
- Sans engagement de durée
- Assurances et assistances exclusives
Offre Valable du 01 février au 31 Mars 2019 inclus

J'en profite

Bon plan n°3 : le Plan d'Épargne Logement (PEL)

Ne vous laissez pas abuser par son appellation : même si vous êtes déjà propriétaire ou que vous n'avez nullement l'intention d'acquérir votre résidence principale, le plan d'épargne logement (PEL) peut se transformer en un pur livret d'épargne.

Ce produit réglementé, dont la durée de vie est comprise entre 4 et 10 ans (+ 5 ans sans nouveaux versements), bénéficie en effet d'un taux d'intérêt fixe, défini dès l'ouverture du contrat. Longtemps maintenu à 2,5 %, le taux du PEL est désormais fixé à 1 % pour tous les plans ouverts à compter du 1er août 2016. Une rémunération de moins en moins attractive, d'autant plus que, si les intérêts des PEL sont entièrement exonérés d'imposition, ils subissent la hausse des prélèvements sociaux qui sont passés de 15,5 % à 17,2 % au 1er janvier 2018, soit un rendement net de 0,7 %, inférieur à celui du livret A (0,75 %). Notez que les plans ouverts avant le 1er janvier 2018 sont soumis aux prélèvements sociaux les 12 premières années, avant que la flat tax de 30 % ne s'applique. En revanche, les intérêts des PEL ouverts après le 1er janvier 2018 sont directement imposables.

Ajoutons quelques contraintes minimales : les versements doivent ainsi atteindre au moins 540 € par an, ou 45 € par mois. Son plafond est fixé à 61.200 €. Par ailleurs, considérez votre argent bloqué pendant au moins deux ans : en cas de retrait avant le deuxième anniversaire, les intérêts seraient recalculés au taux du compte épargne logement (CEL) en vigueur lors de la clôture, soit… 0,5 % brut actuellement ! Pour ceux qui souhaitent souscrire un CEL, il faut savoir que ce produit est plafonné à 15 300 €, nourri par des versements libres d'un montant minimum de 75 €. La fiscalité d'un CEL est identique à celle d'un PEL, y compris avant et après les changements instaurés au 1er janvier 2018. Enfin, un CEL ouvert après cette date charnière ne bénéficie plus de la prime d'État.

Bon plan n°4 : les fonds en euros des assurances-vie

Les plus belles années des fonds en euros des assurances-vie semblent certes révolues, la faute à des obligations d'État dont la rémunération ne cesse de diminuer. Ainsi, la moyenne des taux servis par les contrats d'assurance vie en fonds euros en 2017 s'élève à 1,8 %.

Pour autant, et pour peu qu'il dispose devant lui d'au moins quatre ans (ou le double de préférence), un épargnant peut espérer un rendement parmi les plus élevés pour un produit sans risque et à capital garanti. Certains contrats en ligne, en particulier, cumulent les avantages liés à l'absence de frais de versement, des frais de gestion très faibles et un taux qui reste plutôt attractif, grâce notamment à une composante immobilière plus forte. N'hésitez pas à faire le tri parmi les assureurs les plus dynamiques en épluchant les derniers classements publiés sur Internet.

Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés à la source, ce qui tend bien sûr à rogner la rémunération nette. Toutefois, et au bout de huit ans, les intérêts générés par votre épargne jouissent d'une fiscalité sur l'assurance-vieparticulièrement souple. Un abattement annuel sur les plus-values de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple permet, dans l'écrasante majorité des cas, de ne régler aucune imposition supplémentaire sur vos gains.

Bon plan n°5 : les comptes à terme

Dans le cadre d'un compte à terme, l'épargnant confie à sa banque une certaine somme d'argent sur un compte bloqué pendant une période déterminée (de trois mois à dix ans), en échange d'une rémunération plus intéressante que sur un livret d'épargne, où les fonds restent disponibles en permanence. Il reste possible de clôturer un compte à terme avant l'échéance, mais en subissant des pénalités.

Les comptes à terme souffrent actuellement beaucoup des perspectives économiques dégradées : incertaines de l'avenir, les banques hésitent en effet à s'engager sur des rémunérations trop importantes pour plusieurs années. VTB Bank, la filiale française d'une banque russe, s'est rendue célèbre en 2011 et en 2012 avec des taux progressifs très alléchants. Depuis, elle reste la mieux placée sur le marché des comptes à terme mais peine à proposer des conditions aussi favorables : le taux d'intérêt actuariel plafonne à 1,19 % pour un terme de ... 60 mois ! Une bien modeste carotte pour convaincre l'épargnant de se lier les mains aussi longtemps, surtout quand on sait que les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux et à une imposition au taux marginal de l'impôt sur le revenu…

Focus sur les parts sociales des banques mutualistes

La recherche de placements sécurisés ne vous empêche pas, enfin, de faire preuve de créativité. Avez-vous déjà entendu parler des parts sociales de certaines banques mutualistes, comme le Crédit Mutuel ou les Banques Populaires ?

Considérées fiscalement comme des actions, éligibles au PEA, elles bénéficient cependant d'une garantie en capital et vous donnent droit à un dividende annuel, dont le montant est fixé tous les ans en assemblée générale et peut atteindre plus de 2 %. Une piste à creuser !

Banque en ligne, quels avantages ?

1- Gain de temps
2- Frais bancaires réduis
3- Epargne plus rentable
4- Gestion optimale et sécurisée
5- Services uniques

Je découvre
0 commentaire - Soyez le premier à réagir
  • (obligatoire)
  • (obligatoire)

Cette page vous a-t-elle été utile ?

3,8/5 - 5 avis

Merci d'avoir pris le temps de nous noter

☆ ☆ ☆ ☆ ☆