Des prix de l’immobilier toujours en hausse en France

Les prix des logements en France continuent de croître avec toutefois des différences notables entre les grandes villes et les régions. Décryptage.

La hausse des prix de l’immobilier s’est poursuivie en 2018, après une année 2017 déjà record. Même si ces prix n’ont pas atteint leur pic de 2011, ils s’en approchent. Parmi les métropoles scrutées, cinq présentent une augmentation importante : Lyon, Toulouse, Paris, Nantes et Rennes.

Les villes qui affichent des prix immobiliers en forte hausse

Sur l’année 2018, le site MeilleursAgents met en avant cinq métropoles dont les logements se sont appréciés, à commencer par Lyon (+8 %) qui devance respectivement Toulouse (+6,3 %), Paris (+6 %), Nantes (+5,8 %) et Rennes (+5,4 %). Parmi les villes qui présentent une évolution négative, on trouve Nice (-0,1 %) et Bordeaux (-0,7 %). Toutefois, ces scores sont à relativiser, tant les deux villes ont connu une très forte inflation au cours de l’année 2017 : +17 % pour Bordeaux, +4 % pour Nice.

+ 5 % pour l’immobilier en Nouvelle-Aquitaine

Century 21 dresse aussi le bilan annuel du marché immobilier par région. Sur le territoire national, les prix progressent en moyenne de 1,7 % (2595 euros par m²). C’est la Nouvelle-Aquitaine qui voit son marché le plus fortement s’apprécier (+7,5 %), loin devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (+5 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+4,6 %), l’Occitanie (+4,2 %) ou Paris (+4,1 %). La situation n’est pas homogène géographiquement avec trois régions dans le négatif : Bretagne (-0,5 %), Centre-Val-de-Loire (-1,5 %) et Hauts-de-France (-1,9 %).

Les prix des logements anciens toujours en hausse

Le baromètre LPI-SeLoger indique que la hausse des prix de l’immobilier ancien a ralenti en 2018 (+3,5 %) par rapport à 2017 (+4,4 %). Outre la hausse des prix, le marché de l’immobilier ancien pâtit de la suppression de plusieurs aides à l’accession à la propriété ainsi que de la dégradation du moral des ménages.

La conjugaison entre un affaiblissement de la demande et un pouvoir d’achat en berne provoque ce ralentissement des prix. Toutefois, selon les données collectées par les notaires, le volume des ventes de logements anciens reste élevé (956 000 en 2018). Par contre, les tendances entre les villes divergent depuis 2011, comme à Grenoble et à Saint-Etienne, villes où les appartements anciens se sont dépréciés, comparativement à Bordeaux où les prix ont flambé (+18,6 %).

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