Quelles sont les solutions pour financer ses vacances ?

Vous souhaitez partir en vacances, mais votre budget est un peu juste? Voici des solutions pour vous aider à financer vos vacances !

un couple heureux d'acheter des frites

1887 €, c'est le budget moyen envisagé par les Français pour leurs vacances d'été en 2018 selon une enquête Cofidis/Yougov. Mais seulement la moitié partirait en juillet ou en août, la raison économique étant le principal frein. Alors, quelles sont les solutions pour financer ses vacances et partir se ressourcer à la mer, à la campagne ou à la montagne ? Voici les pistes à explorer que nous défrichons pour vous !

Anticiper en épargnant : la solution la plus répandue pour payer ses vacances

Le premier réflexe est sans doute de mettre régulièrement de l'argent de côté tout au long de l'année pour construire son budget vacances. Une étude CSA/Franfinance (filiale de la Société Générale), publiée en juin 2018, indique que 28 % des Français économisent plus d'une année pour pouvoir partir en vacances. Le temps de construction de cette cagnotte varie évidemment en fonction du pouvoir d'achat et du reste à vivre qui demeure après avoir payé toutes les dépenses incompressibles chaque mois (logement, eau, électricité, alimentation, transport, etc.).

Toujours selon le sondage CSA/Franfinance, épargner sur un an ou plus est surtout le fait des ouvriers (43 %) et des catégories socio-professionnelles les plus modestes (37 %). En règle générale, 45 % des Français n'ont en effet besoin que de quelques mois pour boucler leur budget vacances. La prudence est également de rigueur puisque 7 personnes interrogées sur 10 incluent des dépenses imprévues (accidents, vol, panne, etc.) dans leur projection budgétaire.

Combien prévoient-ils ? :

  • 41 % y consacrent 500 €;
  • 22 % entre 500 et 1000 € ;
  • 7 % plus de 1000 € (dont 11 % des séniors).

Solliciter les aides sociales spéciales vacances pour les revenus modestes

Pour les personnes qui ne parviennent pas à épargner suffisamment pour partir en vacances, il existe des aides sociales fléchées. On peut ici mentionner l'Aide aux vacances familiales (AVF) uniquement destinée aux familles disposant de revenus modestes. Cette aide financière attribuée par la Caisse d'allocations familiales (CAF) permet de régler une partie des frais du séjour.

Son accès est envisageable pour les familles allocataires avec au moins un enfant à charge. Il dépend aussi des conditions de ressources qui reposent sur le quotient familial. Les lieux de destination pour les vacances sont limités aux centres labellisés VACAF. Enfin, des conditions de séjour doivent être respectées :

  • partir au moment des vacances scolaires ou le weekend pour les enfants scolarisables ;
  • ne pas dépasser le nombre de jours établi par le CAF concernée ;
  • séjourner dans un camping ou un gîte agréés VACAF.

Autre opportunité à saisir : l'aide aux vacances sociales. Egalement allouée pour les séjours en sites agrées VACAF, cette aide s'adresse aux familles fragilisées requérant un accompagnement socio-éducatif. Elle vise à favoriser l'autonomie et l'insertion sociale des familles. Le projet doit être porté par un organisme spécifique ou un travailleur social.

N'oublions par les chèques-vacances qui comblent une partie des dépenses des vacances (transport, logement, restauration, loisirs). En partie financés par l'employeur, ses chèques-vacances fonctionnent comme les tickets restaurants. Leur durée de validité est de trois ans.

Recourir au prêt personnel comme crédit vacances

Faire un emprunt pour payer ses vacances n'est pas ancré dans les habitudes des Français. L'étude CSA/Franfinance montre que 3 sur 10 d'entre eux envisageraient une solution de crédit pour s'offrir un voyage. Le sondage Cofidis/Yougov éclaire sur la réalité : 4 % seulement des Français ont recours à cette solution pour financer leurs vacances (contre 11 % chez les Espagnols et 9 % chez les Britanniques).

Quand on les interroge sur cette opportunité à l'avenir, 9 % des Français se disent intéressés, notamment les jeunes (12 % des 25-34 ans). Ces derniers sont 47 % à considérer comme pertinente la souscription d'un prêt personnel pour un voyage lointain (31 % des 35-49 ans et 21 % des 65 ans et plus).

Emprunter pour partir en vacances est principalement perçu comme un moyen de palier un manque d'argent ou une impossibilité de se constituer une épargne. Pourtant, les banques ne sont pas avares dans leurs propositions à l'approche des congés d'été. Nombreuses sont celles qui formulent des offres de crédits à taux préférentiel.

Le crédit vacances est un prêt personnel classique qui engendre le paiement d'intérêts mais qui peut également apporter sa souplesse d'utilisation. Par exemple, le capital restant dû peut être soldé par anticipation entièrement ou partiellement sans être sanctionné par des pénalités de remboursement.

Ce crédit à la consommation prévoit une période de remboursement supérieure à trois mois pour un montant oscillant entre 200 € et 75 000 €. Si le crédit est un prêt projet dédié à paiement des vacances, des justificatifs d'achats peuvent être réclamés.

Réduire ses frais bancaires à l'étranger 

Une étude du cabinet Protourisme montre que, sur la moitié des Français qui partent en vacances en été, un tiers le font à l'étranger. En vol moyen-courrier, le Syndicat professionnel des tour-opérateurs indiquent que l'Afrique du nord et le Moyen-Orient affichent les croissances les plus impressionnantes. Si l'Asie n'est pas en reste, notamment la destination phare qu'est le Japon, l'Amérique reste aussi une destination privilégiée par les Français.

Or, financer ses vacances en dehors de la zone euro nécessite de comptabiliser les frais bancaires. En effet, les banques ponctionnent des pourcentages et des commissions sur les montants des transactions opérées sur place (paiements et retraits par carte bancaire). Une enquête de TransferWise présentée en juillet 2018 révèle que les Français ont versé 1,5 milliard d'euros de frais cachés en 2017 !

Plusieurs options peuvent limiter ces frais bancaires. La première d'entre elles consiste à souscrire une option Voyage auprès de son conseiller bancaire pour profiter de réductions. Une autre opportunité est de souscrire un deuxième compte dans une banque en ligne, la plupart ne facturant pas les paiements en devises et appliquant de faibles commissions sur les retraits.

Dans cette optique, l'ouverture d'un compte dans une néobanque peut s'avérer avantageux d'autant que certaines se montrent particulièrement avantageuses avec les voyageurs pour les opérations en devises et les taux de change. Enfin, certaines Fintechs sont des acteurs spécialisés sur l'utilisation de solutions de paiement à l'international peu onéreuses. A ne pas négliger.

Exploiter les bons plans comme les solutions collaboratives

L'émergence puis la démocratisation de l'usage des plateformes de l'économie collaborative ont révolutionné le secteur économique du tourisme. Les domaines du voyage et de la mobilité ont été particulièrement chamboulés comme l'a confirmé le succès des acteurs comme AirBnB (location et réservation de logements de vacances entre particuliers) ou BlaBlaCar (covoiturage). La réussite de ce modèle repose sur un principe simple : le bon plan qui permet de faire des économies par le partage entre particuliers.

Le baromètre Sofinscope intitulé « Les Français et leur budget pour les vacances » indique que le logement est le secteur pour lequel la solution collaborative est recherchée (32 % prétendent pouvoir y recourir). Ce type de bon plan est également prisé dans les loisirs (30 %) et le transport (18 %) à l'instar des services de location de véhicules entre particuliers pour se déplacer sur le lieu de villégiature. Ces bons plans attirent les ménages dont les revenus sont inférieurs à 2000 € / mois (60 %), les jeunes âgés de 18 à 24 ans (71 %) et les foyers avec enfants (60 %).

Enfin, les Français ciblent les solutions low-cost : 37 % ont déjà voyagé sur un vol d'une compagnie aérienne à bas coût. Près d'un tiers sont intéressés par les formules « tout compris », 27 % par les offres en ligne de dernière minute, 23 % par l'achat d'un voyage par le biais d'une vente privée et 22 % par des offres flash d'établissements hôteliers sur internet. Paradoxalement, ce sont les vacanciers d'Ile-de-France (73 %) et les foyers aux revenus supérieurs à 2000 € / mois (61 %) qui sont les plus friands du low-cost. A méditer pour les autres.

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