Vers un accès universel à Internet : bientôt tous connectés ?

Ce week-end, le fondateur de Facebook s'est engagé devant l'ONU en faveur de la mise en place d'un accès universel à Internet d'ici à 2020. Une initiative loin d'être isolée : les projets allant dans cette direction se multiplient !

Dans le cadre du Sommet du développement durable qui s'est déroulé du 25 au 27 septembre, le siège new-yorkais des Nations unies a accueilli ce week-end le Forum du secteur privé de l'ONU 2015.

Organisé par le Pacte mondial des Nations unies, cette rencontre a été l'occasion pour Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l'organisation, d'appeler les entreprises à prendre une part active dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés seulement la veille. Un appel reçu 5 sur 5 par le fondateur du réseau social de Facebook présent lors de l'événement.

Une « opportunité historique de tirer le monde entier vers le haut » pour Mark Zuckerberg

Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook a en effet annoncé ce week-end son intention de mettre ses ressources au service du développement d'un accès à Internet universel à l'horizon 2020.

Promouvant Internet comme un « outil en faveur des droits de l'homme » et un « moteur pour la paix », le P-DG entend ancrer son action dans le cadre de l'un des ODD fixés par l'ONU pour éradiquer l'extrême pauvreté d'ici 2030. Il aurait par ailleurs proposé son aide aux Nations unies pour fournir une connexion Internet dans les camps de réfugiés. Peut-être est-ce là une manière de contrer les critiques se multipliant à l'encontre du projet internet.org, récemment rebaptisé « Free basics by Facebook », qu'il a lancé il y a deux ans ?

Organisé en partenariat avec les entreprises Ericsson, Samsung, Nokia, Opera Software, Mediatek et Qualcomm, ce projet vise officiellement à « offrir Internet aux deux tiers de la population mondiale qui n'y a pas accès » grâce à une collaboration entre organisations à but non lucratif, communautés locales et experts. Cependant, en pratique, cette initiative qui consiste à fournir gratuitement une sélection d'applications et de services via mobile dans des marchés émergents, a régulièrement été accusée de servir des visées purement mercantiles et de nuire à la neutralité du net en privilégiant Facebook et ses partenaires.

L'initiative « Connect the World »

Mark Zuckerberg aurait par ailleurs adhéré à l'initiative Connect the World via laquelle l'organisation internationale One invite les « leaders et innovateurs de tous pays, les industries et les communautés à travailler ensemble pour faire de l'accès universel à Internet une réalité ».

Ce projet se base sur la certitude que « quand les gens ont accès aux outils et au savoir d'Internet, ils ont accès à des moyens de rendre la vie meilleure pour nous tous ». Il bénéficie du soutien de nombreuses ONG et fondations privées dont par exemple Action/2015, la fondation Bill & Melinda Gates, Save the Children, ou encore la Fondation des Nations unies. Un certain nombre de personnalités ont également choisi de participer à l'initiative parmi lesquelles Richard Branson (Virgin), Jimmy Wales (Wikimedia), Ariana Huffington (Huffington Post), ou encore le leader du groupe U2, Bono.

Ce dernier a par ailleurs co-signé avec Mark Zuckerberg une tribune dans le New York Times intitulée « to unite the Earth, Connect it » plaidant pour le développement de la connectivité à travers le monde et affirmant que « si vous souhaitez aider les gens tout autour du monde à se nourrir, guérir, s'éduquer […] nous avons besoin de connecter le monde ».

L'accès à Internet, un droit fondamental ?

Parallèlement aux initiatives internationales, les instances politiques du Vieux Continent sont de plus en plus nombreuses à légiférer sur le sujet. Ainsi, le président de l'Assemblée nationale française Claude Bartolone et la présidente de la Chambre des députés italienne Laura Boldrini ont signé lundi 28 septembre une déclaration commune sur les droits et devoirs numériques du citoyen.

Destinée, d'après Claude Bartolone, à être « adressée aux autres parlements européens et au législateur européen », cette déclaration assoit entre autres le fait que « le droit d'accès à Internet constitue aujourd'hui un droit fondamental qui facilite l'exercice d'autres droits fondamentaux ».

La France pour un « droit au maintien de la connexion »

Sans aller aussi loin que la Finlande, premier pays au monde à avoir fait un droit de l'accès à Internet à haut débit en 2010, le gouvernement français souhaite instaurer un droit au maintien de la connexion pour les foyers en difficulté de paiement.

Estimant qu'Internet devient un « bien de première nécessité », la loi numérique présentée le 26 septembre par la secrétaire d'État chargée du numérique Axelle Lemaire et le Premier ministre Manuel Valls prévoit en effet d'utiliser dans ce but un « fond de solidarité universel ».

Manuel Valls a annoncé vouloir collaborer avec les opérateurs télécoms pour que l'accès à Internet soit maintenu même si les factures ne sont plus payées « jusqu'à ce que le fonds de solidarité pour le logement ait statué sur la demande d'aide financière de la personne ou de la famille concernée ».

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