Malgré les stress tests positifs, Bruxelles épingle les banques

Alors que la plupart des banques, y compris les quatre françaises, ont toutes réussi leurs stress tests, leur situation reste fragile et instable sur le marché boursier depuis une semaine. Quant à la Commission Européenne, elle souhaite revoir la structure de toutes les banques du continent, ayant selon elle une grande responsabilité dans la propagation de la crise.

  • Publié le 25/07/2011 (mis à jour le 26/09/2012)
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Sur les 91 banques ayant passé les fameux stress tests de l'Autorité Bancaire Européenne (EBA), afin de vérifier leurs capacités de résistance aux possibles situations de crise et autres faillites de pays membres, seules 8 ont échoué. Parmi l'immense majorité des établissements dont le test a été positif, les quatre banques françaises (la Société Générale, BNP-Paribas, le Crédit Agricole  et Banque Populaire-Caisse d'Epargne) ont réussi le test haut la main...et n'auront donc pas besoin d'allonger leur capital de 2,5 milliard d'euros, comme c'est le cas des six établissements recalés.

Pour autant, ces banques nationales ne parviennent pas à se stabiliser en bourse, leurs cotations ayant fait globalement une chute libre parmi les plus spectaculaires du CAC 40 juste après les tests. Ainsi en début de semaine, BNP Paribas  était en recul de 3,64 %, le Crédit Agricole de 3,57 % et La Société Générale de 5,48 %, avant de remonter puis de rechuter à nouveau… Le marché est en effet loin d'être rassuré par  la façon dont l'EBA a fait ses tests. Par ailleurs, le nombre écrasant des établissements qui les ont réussis a laissé beaucoup d'observateurs dubitatifs concernant la difficulté desdits tests, même s'ils étaient déjà plus sévères que l'an dernier. Ainsi, même si les banques ont dû être confrontées à ce que seraient deux années de lourde récession, seuls 5 % de leurs fonds propres étaient exigés. La confiance des français envers les banques doit donc encore être regagnée.

Alors que les pays européens se sont mis d'accord pour un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, c'est cette fois les instances de l'Union elle-mêmes qui ont clairement montré du doigt les 8 000 banques européennes, mettant en cause leur manque de résistance face à la crise, qu'elles auraient même tendance à prolonger. Bruxelles souhaite ainsi "réduire les risques" d'une nouvelle crise comme l'a souligné le commissaire européen chargé du marché intérieur, Michel Barnier. Ce serait donc le mode de fonctionnement des banques qui serait à repenser, pour les rendre "plus solides et plus responsables".

Parmi les solutions avancées par l'Union figure la garantie que les banques aient un seuil minimum de fonds propres dans leur capital, et que leurs risques soient davantage surveillés par leurs propres conseils d'administration. Bruxelles souhaite également harmoniser les règles auxquelles les banques des différents pays sont soumises. Avec à la clef des sanctions pouvant aller jusqu'à 10 % de leur capital... Michel Barnier est en tout cas ravi "que l'Europe garde sa position de pointe, et [soit] le premier territoire au monde à transposer le G20". Bruxelles se conforme en effet aux normes internationales de la convention Bâle III, édictées il y a quelques semaines. Plus de 50 % des capitaux mondiaux sont en effet encore européens...

(Source : L'Express)

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