Des robots-conseillers pour gérer votre épargne

L’intelligence artificielle fait beaucoup parler d’elle. On n’arrête pas la technologie et cela vaut pour l’univers bancaire. Des robots-conseillers, ou robo-advisor, sont désormais capables de piloter vos finances comme de vrais conseillers. Pour une même qualité de service et moins de frais.

Un homme serre la main d’un robot devant des piles de pièces de monnaie

L’intelligence artificielle au service de vos finances

Des « robo-advisor », alias robots-conseillers, ont été conçus pour gérer vos finances, notamment vos souhaits d’épargne. Cette intelligence artificielle d’un nouveau genre est d’ores et déjà proposée par les fintech telles que Advize, Birdee, Nalo ou encore Yomoni.

Ces robots ont été créés à partir d’algorithmes capables de revêtir les fonctions d’un conseiller financier en chair et en os grâce à des modèles mathématiques dédiés. Selon les préférences de l’épargnant, le robot-conseiller peut prendre la main sur les décisions liées à vos comptes ou prodiguer des conseils.

La technologie pour tous

Les outils de ce type se développent sur la toile à l’image des coachs financiers tels que Grisbee, Max ou Mieuxplacer.com ou des plateformes de financement participatifs tels que SmartAngels ou Unilend.

Pour le directeur du cabinet de conseil Ailancy, Marc Giordanengo, « les innovations techno­logiques permettent de démocratiser des outils jusque-là réservés aux clients fortunés tout en visant des performances supérieures ».

1000 euros suffisent d’ailleurs pour ouvrir un compte épargne auprès d’un robot-conseiller. Nul besoin d’être incollable en matière de placements, de stratégie financière ou de robo-advisor. Les fintech cassent les codes plus rigides des banques tout en restant sérieux sur le sujet de l’argent.

« 40 % des clients ont moins de 35 ans »

Les robots-conseillers attirent la jeunesse. Ce que confirme Geoffroy de Schrevel, cofondateur de Birdee : « Près de 40 % de nos clients ont moins de 35 ans. La plupart d’entre eux ne détenaient jusque-là qu’un livret d’épargne. Birdee est leur premier investissement de long terme ».

La conception même qu’ont ces fintech de l’épargne séduit aussi. Vous pouvez épargner pour préparer une retraite, financer un achat immobilier bien sûr, mais aussi pour vous offrir un voyage, une voiture, etc. Cette vision de l’épargne, sortant des sentiers battus, doit attirer les plus jeunes moins friands des méthodes classiques du secteur bancaire. Ce qui n’empêche pas les robots-conseilleurs et coachs financiers de proposer la même qualité pour une gestion similaire.

Des frais plus bas que dans les banques

Les fintech communiquent sur tous leurs frais, ce qui n’est pas le cas des banques. Ces dernières informent sur les frais de gestion et d’entrée des contrats mais pas sur les frais liés à la gestion d’une assurance-vie par exemple.

La société Yomoni propose une gestion globale avec des frais totalisant 1,60 % tout compris, Birdee des frais de 1 % et Nalo 1,65 %. Guillaume Piard, le président de cette dernière, précise même : « À titre de comparaison, les frais réels prélevés dans le cadre d’une gestion pilotée s’établissent en moyenne à 2,58 % dans les banques en ligne et à 3,47 % dans les réseaux traditionnels ».

Et les actions restent performantes malgré les fluctuations du marché européen. « Sur trois ans, les clients ont gagné entre 5,3 % (profil sans risque) et 24 % (100 % actions) nets de tous les frais », indique Sébastien d’Ornano, le dirigeant de Yomoni.

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