Comment choisir sa 1ère banque ?

L’heure est venue de choisir votre première banque ? Suivez nos conseils pour faire le bon choix !

Comme dans tous les domaines, la première fois est toujours un peu spéciale pour ne pas dire inoubliable. Faut-il s’inscrire dans cette optique pour choisir sa première banque ? Délaissons ici l’aspect émotionnel pour nous coiffer d’un esprit plus cartésien et détecter les éléments qui vont vous aider à prendre votre décision.

73 %, c’est le pourcentage de jeunes âgés de 16 à 29 ans qui optent pour la banque de leurs parents, selon une enquête Exton Consulting parue au printemps 2017. Ce score important a même bondi de 10 points depuis 2008. Dans le détail, par tranches d’âge, ce sont près de 84 % des 16-20 ans qui sont concernés par cette habitude culturelle.

L’âge augmentant, ces chiffres déclinent : 71 % des 21-25 ans et 61 % des 26-29 ans. Quelles sont les raisons ? L’importante inertie bancaire en France, avec un faible taux d’attrition (4,5 % en 2017) et un besoin de sécurité et de réassurance qu’apporte un interlocuteur connu dans la famille expliquent ces chiffres.

Faut-il privilégier la banque de ses parents ?

Rester dans la banque de ses parents est-il judicieux ? C’est évidemment une solution à envisager, surtout si les parents s’avèrent de bons clients. Comme pour tout achat ou pour tout projet, les parents pourront apporter un avis éclairé sur l’établissement bancaire, les aspects positifs comme négatifs. Le banquier pourrait aussi se montrer plus indulgent en cas de difficultés passagères ou ponctuelles.

Toutefois, la banque des parents est souvent une banque traditionnelle, ce qui implique des frais plus élevés par rapport aux nouveaux acteurs comme les banques en ligne ou les banques mobiles. Depuis plusieurs années désormais, les frais de tenue de compte sont généralisés. Ils coutent en moyenne 2 € / mois, forfait auquel il faut ajouter d’autres frais inhérents comme les retraits dans les distributeurs automatiques de billets d’autres banques, les paiements en devises ou les agios.

Banque traditionnelle ou banque en ligne ?

Les banques traditionnelles demeurent les établissements qui enregistrent le plus grand nombre de clients. Soumises à des réglementations de plus en plus strictes en termes de sécurité des fonds déposés et des données personnelles, elles apparaissent plus rassurantes. Ces établissements traditionnels s’appuient sur un réseau d’agences physiques de proximité, où les usagers peuvent échanger directement avec un conseiller bancaire et venir déposer leurs liquidités et leurs chèques.

Une banque en ligne présente des tarifs plus concurrentiels grâce à des coûts structurels moins lourds à supporter et une politique d’acquisition-clients agressive (primes de bienvenue, taux de livret d’épargne boosté, etc.). Tout se fait en ligne y compris l’inscription entièrement dématérialisée. Plus agile, leur offre s’adapte (voyageurs, jeunes) et s’enrichit régulièrement. Toutefois, les banques traditionnelles travaillent leur présence numérique. Et puis les banques en ligne sont toutes des filiales de grands groupes bancaires.

Banque en ligne ou banque digitale ?

Les comportements des usagers bancaires notamment des jeunes générations évoluent au rythme de l’avancée des technologies. L’essor des tablettes et des smartphones a permis à de nouveaux acteurs de s’immiscer dans le secteur bancaire : les néobanques. Uniquement accessible par le canal du mobile, leur offre est basique : un compte courant, une carte bancaire et une appli mobile. Surtout, elles s’adressent à un public plus large que les banques en ligne car elles n’imposent pas de conditions de revenus.

Les banques mobiles séduisent par la facilité d’y souscrire, une transparence des prix et de nombreux outils (catégorisation des dépenses, notifications d’alerte...) et fonctionnalités (soldes en temps réel, personnalisation de la carte bancaire...). La gestion des finances est envisagée de manière plus pratique et plus pédagogique. Petit bémol : contrairement aux banques en ligne, certaines ne possèdent pas de licence bancaire. Résultat : leur marge de manœuvre est restreinte (pas de crédit notamment !).

Services bancaires : voir plus loin que le seul compte courant

Choisir sa première banque, c’est déterminer avant tout ses principaux besoins pour ne pas concéder de frais bancaires superflus. Produit stratégique au quotidien, le compte en banque collecte les rentrées d’argent (premier salaire, aides sociales, etc.) et centralise toutes les transactions (paiement des achats en magasin ou en ligne, versement du loyer, règlement des factures, etc.). Ouvrir un compte courant, c’est disposer aussi de moyens de paiement (carte bancaire, chéquier) et d’un RIB pour effectuer des virements ou des prélèvements.

Néanmoins, une banque ne se résume pas à un compte bancaire et des moyens de paiement. Elle distribue de nombreux produits et services bancaires : produits d’épargne, contrats d’assurance-vie, crédits consommation et autres prêts immobiliers, assurance emprunteur, comptes titres pour des placements financiers, etc. Il faut donc anticiper ses besoins à court et moyen termes pour sélectionner la banque dont l’offre est la plus appropriée.

Jeunes : à quel âge puis-je ouvrir un premier compte en banque ?

Choisir sa première banque, c’est aussi choisir en fonction de son âge. A ce titre, il est bon de rappeler que, dès l’âge de 12 ans, les mineurs peuvent disposer d’une carte de retrait adossée à un livret d’épargne à leur nom. Idem pour les cartes rechargeables ou prépayées. Evidemment, l’autorisation des parents ou du représentant légal est impérative pour fixer les seuils de retrait et valider les opérations.

Entre 16 et 18 ans, il est possible d’ouvrir son premier compte bancaire toujours sous le contrôle des responsables légaux. A partir de 18 ans, chacun est libre de souscrire une offre dans une banque ou, en cas de refus de l’établissement, de faire jouer son droit au compte. Si les mineurs n’ont pas forcément leur mot à dire sur leur première banque, un jeune actif ou étudiant a tout intérêt à profiter des offres spécifiques qui peuvent lui être proposées.

Etudiants : dois-je souscrire une offre spécifique ?

Les établissements bancaires sont particulièrement attentifs à fidéliser les étudiants d’où la profusion d’offres spéciales dédiées : Esprit Libre Initiative pour BNP Paribas, Le compte à composer pour le Crédit Agricole Ile-de-France, Eurocompte pour le Crédit Mutuel, Formule de Compte pour la Banque Postale, Sobrio pour la Société Générale… Pour 30 à 50 € / mois, un étudiant accède à l’offre standard et des services complémentaires facilitant la gestion de ses finances.

Ce qui est intéressant pour un étudiant, c’est de se concentrer sur les prêts accordés pour financer leurs études ou se véhiculer. La démarche est similaire pour les étudiants amenés à poursuivre leurs études supérieures à l’étranger. Ils doivent anticiper leurs besoins et choisir une banque capable de les accompagner sur place. Par exemple, les garanties d’assurance et d’assistance des cartes bancaires ne prévalent que durant 3 mois, donc incompatibles avec un séjour d’une année universitaire.

Mobilité bancaire : comment changer de banque ?

Et si je me trompe de première banque car l’offre ne me convient pas ou que l’évolution de ma situation personnelle, familiale ou patrimoniale a changé, suis-je piégé pour un moment ? Non, rassurez-vous, car les démarches pour changer de banque sont simplifiées depuis 2017 grâce à l’instauration du mandat de mobilité bancaire. C’est un service gratuit pris en charge par la banque d’accueil à qui vous donner mandat pour s’occuper de tous les transferts.

La banque d’accueil contacte la banque de départ pour opérer le transfert automatique des coordonnées bancaires. La première demande à la seconde le nom de tous les organismes pour lesquels existent des prélèvements et des virements réguliers, ainsi que la liste des chèques émis et non débités sur une période couvrant les 13 derniers mois. Ce dispositif de mobilité bancaire n’est pas obligatoire puisque vous pouvez vous-même faire ces démarches. Mais la tâche est chronophage avec des risques accrus d’incidents de paiement.

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