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Les pistes envisagées pour réduire le prix des audioprothèses

prothèses auditives
Peu remboursé, s'équiper d'un appareillage auditif laisserait au patient un reste à charge de 1 000 € en moyenne. De quoi en dissuader plus d'un !

Constatant le sous-équipement des Français en matière de prothèses auditives, l'Autorité de la concurrence a étudié la question et propose un certain nombre de solutions dans son bilan d'étape.

Seulement les deux tiers des trois millions de Français qui auraient besoin d'audioprothèses y auraient recours ! Face au coût humain et financier causé par ce sous-équipement pouvant être à l'origine de troubles physiques et cognitifs, l'Autorité de la concurrence s'est saisie d'office pour avis le 03 février dernier. Un peu moins de six mois plus tard, le 19 juillet, elle publie ses conclusions préliminaires.

Outre les freins psychologiques retenant certains utilisateurs potentiels, le manque d'appareillage résulterait principalement d'un coût trop élevé pour le patient. Plusieurs pistes susceptibles d'améliorer l'accès aux audioprothèses ont été identifiées. L'Autorité de la concurrence ouvre à présent une consultation publique sur le sujet où elle invite les différents acteurs du secteur à se positionner sur un certain nombre de questions. Quelles sont les solutions envisagées ?

Découpler l'achat des prothèses du suivi

Six fabricants d'audioprothèses se partagent la quasi-totalité du marché français. Considérant les investissements qu'ils réalisent, notamment en termes de recherche et développement, les prix de vente des prothèses auditives n'ont pas été jugés trop élevés. De la même manière, certains audioprothésistes achètent directement leur appareillage auprès des fabricants et, quand ce n'est pas le cas, les tarifs des intermédiaires restent bas. L'impact de ces intermédiaires est donc également apparu négligeable.

En réalité, les deux tiers du coût d'un appareillage auditif reviennent aux audioprothésistes. Cela s'explique par le fait que ceux-ci ne se contentent pas d'équiper leurs patients, ils assurent également des prestations de suivi qui s'étalent en général sur plusieurs années. Le prix de l'équipement et celui du suivi sont distincts dans le devis proposé par le praticien. Cependant, les remboursements se basent sur le coût global. De plus, la somme forfaitaire à débourser peut effrayer les patients… sans compter qu'ils n'utiliseront peut-être pas l'intégralité des services facturés. L'Autorité de la concurrence s'interroge donc : « le couplage de la vente des audioprothèses aux prestations de suivi freine-t-il la baisse des prix ? »

Améliorer le remboursement des audioprothèses

En cas de déficience auditive, s'équiper est loin d'être bon marché : le patient devra compter entre 900 € et 2 000 € par audioprothèse selon la gamme de produits choisie. Or, le remboursement des prothèses auditives est très peu pris en charge, tant par l'Assurance maladie que par les complémentaires santé. L'Autorité de la concurrence rapporte en effet un reste à charge d'en moyenne 1 000 € par oreille !

Même si le recours à une surcomplémentaire santé est susceptible de réduire ce montant, l'organisme estime que le remboursement des appareils auditifs est « nettement déconnecté de la réalité économique du marché ». Il envisage donc la possibilité d'une revalorisation de la prise en charge qui serait associée à une régulation des tarifs pratiqués afin de s'assurer que la hausse bénéficie réellement aux patients.

Trois pistes sont explorées. La première consisterait en un remboursement à des prix plafonds déterminés via un appel d'offres lancé auprès des fabricants d'audioprothèses. La deuxième propose la prise en charge de forfaits plafonds incluant par exemple des appareils d'entrée ou de moyenne gamme ainsi qu'un certain nombre de visites par an pendant une durée prédéterminée. Enfin, une dernière piste de réflexion suggère d'établir un montant de remboursement maximal pour l'ensemble du soin (appareil et suivi). Ce prix maximum devrait ensuite être pris en compte pour établir les devis d'appareillage.

Augmenter le nombre de praticiens et développer les réseaux de soins

Les professionnels estiment qu'un quota de moins de 200 étudiants acceptés en première année de formation d'audioprothésiste suffit à remplir les besoins futurs. Ce n'est cependant pas l'avis de tous les acteurs du secteur. Les associations de patients et de consommateurs jugent par exemple ce nombre trop faible. Après étude de la situation, l'Autorité de la concurrence tend à adopter cette opinion. Elle souligne que l'accroîssement du nombre de professionnels stimulerait la concurrence ce qui pourrait se traduire par une baisse des coûts pour les patients.

Par ailleurs, l'Autorité de la concurrence se montrerait plutôt favorable au développement des réseaux de soins. Résultant de l'initiative des complémentaires santé, ces réseaux incluent des praticiens ayant accepté de limiter leurs dépassements d'honoraires. En échange, les adhérents des complémentaires santé dont ils sont partenaires sont incités à recourir à leurs services via la proposition de meilleurs remboursements. A priori, ce système est favorable à tout le monde ! Pourtant, la qualité des prestations permises par les prix particulièrement bas des réseaux de soins est remise en question par certains acteurs du secteur. Le temps consacré aux patients serait par exemple insuffisant.

Les premières conclusions de l'Autorité de la concurrence sont désormais posées. Les fabricants, audioprothésistes et syndicats professionnels mais aussi les associations de consommateurs et de patients ont maintenant jusqu'au 20 septembre pour répondre aux questions formulées dans son bilan d'étape. Les observations seront ensuite prises en compte par l'organisme qui publiera ses recommandations et son avis définitif à la fin de l'année.

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