Télécoms : vente des fréquences très haut débit fin 2015

Dopée par les efforts commerciaux des différents opérateurs mobiles et par la concurrence régnant sur le marché, la 4G affiche d'excellents résultats en France et continue de séduire des nouveaux clients par centaines de milliers.

Parce qu'il anticipe une explosion probable de la consommation de données, et peut-être aussi par besoin d'argent frais, l'État vient justement de faire connaître son calendrier concernant la mise aux enchères des fréquences 700 MHz, qui devraient bientôt quitter le giron des chaînes de la TNT pour intégrer celui de la téléphonie mobile.

Toutefois les recettes importantes attendues par les finances publiques et l'intérêt des opérateurs seront-ils au rendez-vous ?

Fréquences 700 MHz : un calendrier maintenant connu

Future étape logique du développement du très haut débit mobile, la mise aux enchères des fréquences comprises dans la bande des 700 mégahertz devrait rythmer l'actualité des télécoms français pendant une bonne partie de l'année prochaine. Le second semestre 2015, en effet, marquera l'ouverture officielle de la procédure et la réception des offres formulées par les différents opérateurs intéressés. La mise aux enchères elle-même a été fixée au mois de décembre, soit dans un an à peine. Autant dire que les opérateurs candidats devront très vite trouver des ressources pour se positionner !

La transition, cependant, ne sera pas effective dans l'immédiat : selon le gouvernement, les fréquences seront progressivement basculées vers leurs nouveaux propriétaires entre le 1er octobre 2017 et le 30 juin 2019. Seules « quelques zones » devraient bénéficier d'un régime plus favorable, avec une mise à disposition possible dès le mois d'avril 2016. Dans le détail, l'attribution d'une date d'ouverture pour chaque fréquence devrait être du ressort de l'ARCEP, l'autorité régulatrice du secteur des télécoms.

Un enjeu vital à long terme pour le très haut débit mobile

Avec déjà près de six millions d'utilisateurs répertoriés, la 4G se traduit par une mutation des habitudes de consommation numérique des Français, avec en particulier une explosion du nombre de vidéos visionnées en mode nomade, qui pourrait rendre insuffisantes les fréquences plus basses déjà dédiées à cet usage.

Le 700 MHz, de plus, constitue une bande de fréquence particulièrement appropriée pour la 4G. Ces ondes puissantes ont la capacité de couvrir des territoires étendus avec un nombre assez restreint d'antennes, soit une économie très appréciable pour les opérateurs. Elles ont également moins de mal à traverser les murs, ce qui est idéal pour garantir une bonne qualité de réception à l'intérieur des domiciles.

Les recettes attendues par l'État…

On pourrait, bien sûr, citer un célèbre proverbe ayant trait à une peau d'ours pas encore tout à fait vendue, mais on se contentera ici de souligner l'optimisme affiché par le gouvernement concernant la future mise aux enchères. 2,1 milliards d'euros : tel est le montant déjà évalué par les autorités publiques… et déjà inscrit au budget du ministère de la Défense pour l'année 2015 !

Il est vrai que la précédente mise aux enchères des fréquences 800 et 2 600 MHz, intervenue courant 2011/2012, avait rapporté pas moins de 3,5 milliards d'euros aux caisses publiques. Toutefois, les opérateurs avaient consenti ce gros effort financier sur la base qu'aucune autre ouverture n'aurait lieu avant la fin de la décennie.

…seront-elles à la hauteur ?

Les différents opérateurs, de fait, n'attendaient pas aussi rapidement le début des hostilités, et ne cachent pas pour la plupart leur désaccord face à une procédure jugée un peu trop précipitée. Notamment au vu du contexte économique dégradé et de leurs marges encore imparfaitement reconstituées, après la guerre des prix qui a sévi en 2012.

À défaut d'engager des sommes mirobolantes, la plupart des grands acteurs devraient pourtant accepter de participer à la mise aux enchères. Orange, de son côté, y sera fortement poussé par son principal actionnaire, qui n'est autre que l'État lui-même. Bouygues Telecom, de même, considère cette procédure comme une étape cruciale dans sa quête de crédibilité sur le très haut débit. Mais c'est surtout Free qui, dans le cadre de la constitution de son réseau, disposera des plus fortes incitations à se lancer dans l'aventure.

Déjà fort des synergies permises par sa récente fusion dans le domaine du fixe et du mobile, Numericable-SFR pourrait en revanche manifester un intérêt mitigé, même si rien n'est à exclure au vu des nouvelles ambitions de Patrick Drahi.

Free signe un accord-cadre avec la RATP

En marge des grandes négociations qui se préparent pour la couverture de vastes zones du territoire en 4G, d'autres annonces plus modestes indiquent que l'Internet mobile progresse partout, et ce jusque dans les lieux les plus insolites !

Un accord-cadre entre Free et la RATP, présenté ce 15 décembre, va ainsi permettre aux abonnés de l'opérateur de disposer d'un accès au réseau mobile dans le métro (seulement en 2G dans un premier temps).

Quelques jours plus tôt, Bouygues signait un accord comparable avec Eurotunnel pour proposer la 4G jusque dans le tunnel sous la Manche !

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