Ryan Reynolds et Kenneth Branagh en pleine guerre froide

Le film suit Troy Kelly, pilote de l'US Navy envoyé en mission secrète au-dessus du territoire soviétique. L'opération tourne court, il s'éjecte, et se retrouve seul derrière les lignes ennemies. Sa survie passe par une alliance avec Nikolaï Oustinov, ancien agent du KGB bourru et passionné de culture américaine, incarné par Kenneth Branagh face à Ryan Reynolds.

Derrière la caméra, John Francis Daley et Jonathan Goldstein, le duo venu de la comédie. Maria Bakalova, Marcin Dorociński et David Morse complètent la distribution. Le résultat assume son registre : une comédie d'action de guerre froide, avec les codes visuels des années 1980.

Une performance qui dépasse largement la France

Le phénomène n'a rien d'un accident hexagonal. « Mayday » occupe aussi la première place du classement JustWatch au Royaume-Uni, et figure dans le top 5 italien. Apple avance de son côté que le film est en tendance dans 101 pays, et premier dans tous sauf un.

Un troisième indicateur va dans le même sens. Le panel américain Reelgood, qui agrège toutes les plateformes, a placé « Mayday » en tête de son classement hebdomadaire sur la semaine close le 9 septembre, devant « Silo », « Lanterns » et « The Whisper Man ». Ce relevé porte sur le marché américain et ne dit rien des habitudes françaises, mais il confirme la trajectoire.

Ce que mesure vraiment ce classement

Ces indicateurs convergent, mais il faut préciser ce qu'ils comptent, parce que la nuance change tout. JustWatch ne mesure pas des vues, mais de l'intérêt : les clics sur une offre de visionnage, les ajouts en liste de suivi et les titres marqués comme vus, sur 140 pays et plus de 4 500 services. C'est un signal d'attention, pas une audience.

La nuance compte d'autant plus ici qu'Apple ne publie jamais le moindre chiffre de visionnage. Rien ne permet donc d'affirmer que « Mayday » est davantage regardé qu'un film Netflix, dont la base d'abonnés française est sans commune mesure. Ce que disent ces classements, c'est que ce titre concentre en ce moment le plus de recherches et d'intentions de visionnage, ce qui reste remarquable pour un service au catalogue étroit.

Netflix fait exception dans le paysage en publiant chaque mardi ses vues réelles, comme l'ont montré les 33,4 millions de vues de « The Whisper Man ». Les autres plateformes se contentent de rangs.

Apple TV, la plateforme qui ne dit jamais ses chiffres

Apple TV reste un cas à part. Le service mise sur un catalogue resserré de productions originales plutôt que sur le volume, et n'a jamais communiqué ni son nombre d'abonnés en France ni ses audiences par titre. Cette opacité explique en partie pourquoi ses succès passent sous le radar de la presse, qui n'a aucun chiffre à relayer, contrairement au rendez-vous hebdomadaire de Netflix ou au classement mondial publié par Prime Video.

Reste la question de la facture. Multiplier les abonnements pour suivre un film ici, une série là, finit par peser lourd sur le budget d'un foyer, un phénomène que nous avions détaillé en analysant l'évolution du modèle économique du streaming en 2026. Certaines box internet intègrent désormais des services de streaming, et plusieurs offres de rentrée en incluent d'office : de quoi élargir son catalogue sans empiler les prélèvements.