Assurance perte d'exploitation : protégez votre entreprise !

  • Publié le 24/08/2016
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Assurance perte d'exploitation
Au rang des sinistres les plus fréquents pouvant justifier la mise en oeuvre d'une assurance perte d'exploitation, citons comme exemple un dégât des eaux.

Parce qu'elle indemnise un entrepreneur de la perte temporaire de chiffre d'affaires générée par un sinistre, l'assurance de perte d'exploitation est un complément idéal à la garantie dommages. Devriez-vous y souscrire ?

Un incendie vient de ravager l'un de vos ateliers de fabrication et l'a rendu inutilisable. Vous disposez, certes, d'une garantie dommages performante au titre de votre multirisque professionnelle, qui va prendre à sa charge non seulement la réfection des locaux, mais aussi le remplacement des machines hors d'usage. Pour autant, les réparations vont prendre du temps et l'arrêt d'activité vous a fait perdre, d'ores et déjà, un contrat avec l'un de vos clients les plus importants.

C'est dans un tel cas de figure que la souscription d'une assurance perte d'exploitation prend tout son sens. En vous indemnisant de la perte temporaire de chiffre d'affaires générée par un sinistre, cette garantie vous apporte la sécurité financière nécessaire pour redresser votre affaire dans les meilleures conditions.

Assurance perte d'exploitation : de quoi s'agit-il ?

L'assurance contre la perte d'exploitation a pour objectif de compenser les conséquences d'un sinistre sur l'activité économique de l'entreprise, et de corriger sa situation financière pour effacer au maximum l'impact de cet événement ponctuel.

En cas de sinistre grave et affectant la capacité opérationnelle de l'entreprise, en effet, le chiffre d'affaires peut chuter de façon significative, voire même disparaître complètement pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Or l'entreprise, alors même qu'elle subit une perte sévère de revenus et tente de panser ses plaies, doit toujours faire face aux même charges fixes comme les impôts et charges sociales, les salaires, le loyer, les intérêts d'un emprunt ou encore l'amortissement du matériel. Pendant la remise en état des locaux, le chef d'entreprise devra même souvent consentir en plus des dépenses exceptionnelles pour louer du matériel ou un site de production temporaire, voire engager une campagne publicitaire afin de reconquérir en urgence des parts de marché.

L'assurance de perte d'exploitation indemnise l'entreprise pour l'ensemble du préjudice financier lié directement au sinistre. Elle constitue un complément logique et souvent indispensable à une garantie dommages, sans laquelle elle ne peut d'ailleurs pas être engagée.

Pour quels types de sinistres ?

Les sinistres pris en charge par l'assurance de perte d'exploitation sont en principe les mêmes que la garantie dommages. Ils incluent un large ensemble de risques naturels, humains et technologiques :

  • L'incendie, la chute de la foudre, une explosion, une tempête, une forte grêle ou encore un dégât des eaux comptent parmi les sinistres les plus courants pour une entreprise. À défaut de pouvoir vous permettre une couverture plus large, privilégiez donc systématiquement la couverture de ces risques naturels !
  • Les dommages électriques, liés par exemple à une surtension sur le réseau électrique, peuvent provoquer des dégâts considérables aussi bien sur un site industriel que dans une entreprise de services.
  • Le bris d'une machine doit être inclus de préférence, surtout pour du matériel stratégique. L'assurance dommages, en effet, couvrira le remplacement de l'appareil mais pas le manque à gagner résultant de son indisponibilité temporaire.
  • Un acte de vandalisme ou de sabotage, et les dégâts résultant d'une émeute ou d'un mouvement populaire ne sont pas à exclure. L'incendie d'un bus sur son aire de stationnement, par exemple, peut ainsi avoir des conséquences très concrètes pour l'activité d'une société de transport de personnes. Ne négligez pas cette garantie si vous exercez votre activité dans une zone marquée par un fort taux de délinquance.
  • Les catastrophes naturelles et les actes de terrorisme sont des garanties légales couvertes par des fonds publics, et sont intégrées d'office dans tous les contrats.

Étendue et durée de l'indemnisation

Une assurance perte d'exploitation propose systématiquement un socle minimal composé de quelques garanties de base. L'indemnisation financière va ainsi prendre en compte à la fois :

  • Les pertes financières subies par l'entreprise suite à l'arrêt ou à la baisse de son activité. Il s'agit, en résumé, du différentiel de chiffre d'affaires généré par l'entreprise à son rythme de croisière et après le sinistre. Une PME, ainsi, n'est pas excessivement pénalisée par la perte d'un client important.
  • Les frais supplémentaires engagés par l'entreprise après le sinistre pour reprendre ou poursuivre son activité. Cela peut inclure la location d'une machine ou de locaux temporaires, notamment.

Au-delà de la perte d'exploitation, certains assureurs proposent des garanties complémentaires, dont la couverture des pénalités de retard subies par l'entreprise (non respect des délais de livraison contractuels suite au bris d'une machine, etc.), voire la perte d'exploitation subie par ricochet suite à un sinistre affectant une entreprise tierce (sous-traitant, fournisseur...).

La durée maximale d'indemnisation est un critère déterminant, fixé dès la signature du contrat. Elle peut aller, selon les cas, de quelques jours à plusieurs mois. Tout dépend de l'évaluation initiale des risques effectuée par l'entrepreneur en concertation avec son assureur. Quel sera le temps nécessaire pour remettre en état l'outil de production après un sinistre majeur ? Le maintien permanent d'une activité minimale est-il possible ? Une sous-traitance temporaire peut-elle s'envisager ? Autant de questions qui aideront à délimiter plus précisément vos besoins.

Souscrire une assurance perte d'exploitation : quelques conseils

Seules les plus grandes entreprises, souvent, auront intérêt à souscrire une assurance standard et exhaustive contre le risque de perte d'exploitation. Les PME, selon le secteur d'activité dans lequel elles ont choisi de se spécialiser, seront en revanche plus ou moins exposées à certains risques. Afin de réaliser des économies sur le poste budgétaire des assurances, il est possible de limiter votre garantie dommages/perte d'exploitation à quelques sinistres clés (risques naturels, informatique...). Attention toutefois à ne pas sous-estimer les risques qui pèsent sur votre activité, ou les conséquences pourraient être sévères !

De même, rappelle Alexis Debut, responsable du pôle Professionnels chez jechange, « comme pour tout autre contrat d'assurance, il est important de bien examiner l'ensemble des clauses et notamment le plafond annuel d'indemnisation – souvent appelé « perte d'exploitation maximale », ou « PEM » – les franchises ou délais de carence, la durée maximale d'indemnisation et bien sûr les éventuelles exclusions de garantie ».

Soulignons enfin que la gestion des risques est une compétence qui peut aussi se travailler en interne ! En élaborant des plans de crise pour la reprise ou la continuité d'activité avec l'aide un cabinet spécialisé, l'entreprise pourra améliorer sa capacité de résilience lors d'un sinistre majeur et sera donc moins dépendante d'une assurance perte d'exploitation.

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