Un El Niño possiblement le plus puissant depuis 1950
El Niño désigne un réchauffement anormal des eaux du Pacifique équatorial, qui revient tous les deux à sept ans et bouscule la circulation atmosphérique. L'anomalie mesurée en août 2026 atteint 2,52 °C, un niveau dépassé une seule fois depuis le début des mesures, en novembre 2015. L'épisode en cours est possiblement le plus puissant observé depuis 1950.
La NOAA, l'agence américaine d'observation océanique, estimait à plus de 90 % la probabilité qu'il devienne très fort cet hiver. Cette probabilité porte sur l'intensité du phénomène dans le Pacifique, pas sur la météo européenne.
- Ce qui est mesuré : une anomalie de 2,52 °C dans le Pacifique en août 2026.
- Ce qui est probable : un épisode classé très fort cet hiver, à plus de 90 % selon la NOAA.
- Ce qui reste incertain : l'effet sur les températures européennes, que les modèles ne relient qu'indirectement.
Météo-France souligne ce caractère indirect, qui passe par une chaîne de mécanismes atmosphériques et ne permet pas de prévoir un hiver. Un El Niño puissant déplace les probabilités, il ne garantit aucun hiver doux sur le continent, et la nuance décide du prix du gaz des prochains mois.
Ce que le marché attend exactement d'un hiver doux
La chaîne que suivent les opérateurs tient en trois maillons. Un hiver doux réduit le chauffage, donc la consommation, donc les cargaisons achetées sur le marché mondial. Ce gaz refroidi et transporté par méthanier, que le secteur appelle le GNL, est devenu la variable d'ajustement du continent.
Le seuil publié par les analystes est précis. Il faudrait au moins 2 °C au-dessus de la moyenne historique pour ramener la demande européenne de gaz liquéfié au niveau de l'hiver précédent. Cela revient à un super El Niño, comparable à seulement deux précédents en 25 ans. Le scénario central de Rystad Energy retient plutôt un épisode modéré, de l'ordre de 1 °C, qui atténuerait la tension sans l'effacer.
L'écart entre ces lignes se joue sur la moyenne de la saison, pas sur la météo d'une semaine. Ce sont les pointes de froid qui vident les stockages et font monter les prix, comme le rappelle notre page sur la consommation de gaz.
Top 5 des offres de gaz les moins chères en octobre 2026
Vérifié 01/10/2026
1 860155,00€/an
−15512,96 € économisés /anAbo. 341,4028,45 € · kWh 0,1336 €
Vérifié 02/10/2026
1 891157,58€/an
−12510,40 € économisés /anAbo. 360,7230,06 € · kWh 0,1346 €
Vérifié 01/10/2026
1 922160,17€/an
−947,86 € économisés /anAbo. 360,7930,07 € · kWh 0,1373 €
Vérifié 01/10/2026
1 934161,17€/an
−826,82 € économisés /anAbo. 517,4443,12 € · kWh 0,1246 €
Vérifié 01/10/2026
1 946162,17€/an
−705,85 € économisés /anAbo. 360,7230,06 € · kWh 0,1394 €
Vérifié 01/10/2026
1 860155,00€/an
−15512,96 € économisés /anAbo. 341,4028,45 € · kWh 0,1336 €
Vérifié 02/10/2026
1 891157,58€/an
−12510,40 € économisés /anAbo. 360,7230,06 € · kWh 0,1346 €
Vérifié 01/10/2026
1 922160,17€/an
−947,86 € économisés /anAbo. 360,7930,07 € · kWh 0,1373 €
Vérifié 01/10/2026
1 934161,17€/an
−826,82 € économisés /anAbo. 517,4443,12 € · kWh 0,1246 €
Vérifié 01/10/2026
1 946162,17€/an
−705,85 € économisés /anAbo. 360,7230,06 € · kWh 0,1394 €
Profil : consommation de 11 370 kWh de gaz par an, dans la zone tarifaire de la commune de Nantes.
Les écarts de tarifs sont calculés par rapport au Prix Repère Gaz, via le comparateur Selectra.
Le signe indique que le fournisseur est partenaire de JeChange pour l'offre. Les numéros affichés sont non-surtaxés.
Des stocks à 65,6 % et une règle de remplissage assouplie
Le pari part d'une position dégradée. Au 1er septembre 2026, les stockages de l'Union européenne affichaient 65,6 % de leur capacité, ceux de la France 71,7 %. La moyenne des cinq années précédentes se situe entre 82 et 85 % à la même date. L'Europe entre dans la saison de chauffe avec 15 à 20 points de remplissage en moins que d'habitude.
La réglementation a été ajustée. L'objectif de 90 % existe toujours, mais il peut désormais être atteint à n'importe quel moment entre le 1er octobre et le 1er décembre. Les États disposent en outre d'une marge de 10 points quand les conditions de marché sont difficiles, ce qui rend un niveau d'environ 80 % acceptable.
La cause de cette tension tient à l'offre. La fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du gaz liquéfié mondial, prive le marché d'une partie de ses cargaisons. Un hiver doux ne rouvrirait pas le détroit, il rendrait supportable le volume qui passe encore. Notre page sur le prix du gaz de gros en suit les effets.
Prix repère du gaz : ce que la CRE calcule chaque mois Le détail des composantes du prix repère, la façon dont il est révisé et la manière de savoir si votre contrat le suit.Ce que le pari vaut en euros sur une facture
Le prix repère du gaz passe à 0,14557 € le kilowattheure toutes taxes comprises au 1er octobre 2026, contre 0,13474 € en septembre, soit 6,3 % de hausse. La Commission de régulation de l'énergie chiffre l'impact à 5,28 € pour le seul mois d'octobre. Ce montant paraît modeste parce qu'octobre consomme peu : sur douze mois au même prix, l'écart atteint 123 €.
La consommation de référence d'un foyer chauffé au gaz s'établit à 11 370 kWh par an, l'abonnement annuel à 360,79 €. La facture ressort alors à 2 016 €. C'est ce montant que l'hiver fera bouger, avant même toute nouvelle révision du prix repère. Notre page sur la facture de gaz indique où lire ces deux lignes.
L'hypothèse de variation est volontairement prudente : 5 % de gaz consommé en moins par degré d'écart aux températures habituelles. Un hiver très doux ramène la facture de référence à 1 850 €, un hiver plus froid d'un degré la porte à 2 099 €, soit 249 € d'écart. Notre page sur l'abonnement au gaz rappelle que la part fixe ne bouge pas.
Si le pari échoue, le prix de gros est déjà à 77 €
La référence européenne du prix de gros, le TTF coté aux Pays-Bas, s'échange à 77 € le mégawattheure. Ce niveau marque une progression de 140 % en un an, avant toute vague de froid. Goldman Sachs estime qu'il devrait franchir 100 € en décembre, dans un scénario où les exportations du Moyen-Orient ne se normalisent que progressivement d'ici 2027.
Une envolée du marché ne se retrouve jamais telle quelle sur un relevé. Le prix de gros ne paie que la molécule, quand le prix repère paie aussi l'acheminement, les taxes et la marge du fournisseur. Nos pages sur les taxes sur le gaz et l'évolution des prix du gaz mesurent ce délai.
Les 40 % de foyers qui ne jouent pas ce pari
Une partie des consommateurs regarde cet hiver sans inquiétude. Environ 40 % des clients résidentiels au gaz étaient à prix fixe fin 2025. Ces foyers ne subissent pas la hausse du 1er octobre, et ne profiteraient pas davantage d'une détente du marché, comme l'explique notre page sur le gaz à prix fixe.
- Le prix du kilowattheure est gelé pour un à quatre ans, quelles que soient les cotations du marché.
- Les révisions mensuelles du prix repère ne s'appliquent pas, hausse du 1er octobre comprise.
- La résiliation reste gratuite à tout moment, un contrat domestique n'engageant jamais sur une durée.
- Une baisse du marché ne profite pas au contrat : un hiver très doux laisserait ces foyers au prix signé.
- Les taxes et l'acheminement ne sont pas figés, seule la part fourniture l'est.
- Le terme de la garantie ramène au barème du moment, sans que le contrat s'arrête.
L'arbitrage tient au tempérament plus qu'à la lecture des modèles météorologiques. Parier sur El Niño revient à accepter une facture variable pour capter une détente possible, sans être probable. Nos pages sur le gaz le moins cher et le choix entre prix fixe et prix indexé comparent les deux logiques, et notre guide pour changer de fournisseur de gaz décrit la bascule.
Comparez en 5 minutes. Économisez dès demain.
- Démarche gratuite
- En 10 minutes
- Sans engagement
- Sans surcoût
- Tous les fournisseurs
- À jour de octobre 2026
- 3 millions de clients conquis
- Noté 4,9/5 sur Trustpilot
À ne pas manquer
Ne ratez plus aucune actualité énergie !
Suivez JeChange sur Google Actualités pour recevoir nos alertes prix et bons plans énergie.