L'opérateur historique EDF continue d'investir dans le gaz

À l'heure de la remise en question de l'intérêt économique des Centrales au Gaz, Henri Proglio, PDG d'EDF a inauguré deux unités de production de 450 Mw dans les Bouches-du-Rhône.

  • Publié le 15/11/2012 (mis à jour le 17/08/2018)
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La côte des centrales au gaz en forte baisse

EDF, fournisseur de gaz de ville historique en France croit toujours en l'avenir du gaz naturel pour produire de l'électricité comme en témoignent ses deux dernières acquisitions d'unités de production de gaz de 450 MW à Martigues dont une déjà en service sera suivie par le démarrage de la deuxième début 2013.

Cependant, l'heure est au doute concernant la rentabilité économique des centrales au gaz ou CCG (Cycles Combinés Gaz) conjugant turbine à combustion et turbine à vapeur équipées chacune de son propre alternateur. Ces centrales seraient jugées trop onéreuses si l'on tient compte du manque d'allant de la demande électrique et de l'attractivité des cours du gaz, de l'électricité ou du charbon. En ressort un manque de compétitivité des CCG constaté depuis 2012. Les tendances aux abandons tous azimuts confirment cette réalité, ainsi l'a montré E.ON, groupe industriel énergétique allemand avec l'abandon de son projet d'acquisition de l'unité d'Hornaing ou celui, avorté, de Direct Energie de la Centrale de Pont-sur-Sambre dans le Nord.

L'intérêt économique des CCG est-il menacé ?

Si l'on considère un seuil de rentabilité pour les CCG fixé entre 4000 et 6000 heures par an, il y a de bonnes raisons de douter de l'efficacité de leur rendement quand on constate une diminution de leur utilisation à 3000 heures pour cette même durée. Les investissements de GDF Suez à hauteur de 1 milliard d'euros ont ainsi peu de chance d'espérer un retour à court et moyen terme à moins du soutien d'une subvention annuelle comme ce fut le cas à Landivisiau dans le Finistère.

La vision économique d'EDF diffère, l'électricien national estimant qu'il faut considérer l'amortissement au niveau de l'ensemble du parc de production et ne pas voir les CCG comme des entreprises autonomes. Par ailleurs, les deux CCG martégales ont bénéficié de la reconversion d'une centrale au fioul, réduisant en cela de 15 % les coûts d'investissement comparés à une installation neuve.

La réalité économique des CCG serait étroitement liée aux tarifs négociés pour les contrats d'approvisionnement en gaz. Pour étayer ce constat, EDF revendique sa volonté de s'approvisionner uniquement sur le marché "spot", marché au comptant ou sur le terminal méthanier en construction à Dunkerque lui permettant ainsi de profiter de marges intéressantes.

En outre, les cycles combinés fonctionnant au gaz naturel permettent une réduction par moitié des émissions de CO2 dans l'atmosphère et une suppression des émissions de souffre par rapport aux classiques moyens de production. Ces 2 facteurs vont donc contribuer à la fermeture d'ici fin 2015 de centrales au charbon et l'extinction d'une production de plus de 2500 MW à laquelle il faudra remédier.

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