Un guichet rouvert avec 50 000 voitures au compteur
L'État relance sa location longue durée à prix réduit réservée aux actifs modestes. Avec cette troisième vague, environ 100 000 ménages auront accédé au dispositif depuis son lancement en 2024, les bénéficiaires des deux premières éditions ne pouvant pas se représenter.
Le financement ne pèse pas sur le budget de l'État : les 401 millions d'euros de l'édition 2026 proviennent des certificats d'économies d'énergie (CEE), un mécanisme qui met la dépense à la charge des vendeurs d'énergie, carburants en tête, selon une logique pollueur-payeur.
L'aide couvre 29 % du coût d'acquisition du véhicule, dans la limite de 6 500 € par location, contre 7 000 € l'an dernier. Le plafond grimpe à 9 000 € lorsque le véhicule et sa batterie sont fabriqués dans l'Espace économique européen, avec 500 € supplémentaires si le moteur électrique est lui aussi produit en Europe. La remise peut donc atteindre 9 500 €, intégrée dans le loyer proposé au client.
Comparez en 5 minutes. Économisez dès demain.
- Démarche gratuite
- En 10 minutes
- Sans engagement
- Sans surcoût
- Tous les fournisseurs
- À jour de août 2026
- 3 millions de clients conquis
- Noté 4,9/5 sur Trustpilot
Les conditions pour en bénéficier
Le leasing social cible les actifs qui roulent beaucoup pour leur travail. Quatre conditions doivent être réunies :
- être un particulier actif domicilié en France (métropole, Outre-mer ou Saint-Pierre-et-Miquelon) ;
- afficher un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 € par part, sur l'avis d'imposition 2025 portant sur les revenus 2024 ;
- habiter à plus de 10 km de son lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km par an à titre professionnel avec son véhicule personnel ;
- ne pas avoir déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou en 2025.
Le critère de revenu se lit directement sur l'avis d'imposition, ligne revenu fiscal de référence, à diviser par le nombre de parts du foyer. Le critère kilométrique, lui, sera justifié auprès du professionnel qui montera le dossier.
Les démarches, étape par étape
Grande différence avec un bonus classique : le ménage n'a aucun dossier à déposer lui-même. C'est le professionnel de l'automobile, enrôlé auprès de l'Agence de services et de paiement (ASP), qui effectue toutes les démarches administratives et perçoit l'aide.
- Vérifiez votre éligibilité avec le simulateur officiel disponible sur primealaconversion.gouv.fr, muni de votre avis d'imposition 2025.
- Repérez un véhicule éligible : 42 modèles et variantes figurent sur la liste officielle au 7 juillet 2026, une liste tenue par l'Ademe et mise à jour chaque mois.
- Réservez auprès d'un concessionnaire ou d'un loueur conventionné : il vérifie vos justificatifs, monte le dossier et applique la remise directement sur le loyer.
Prévoyez votre avis d'imposition et les éléments attestant vos trajets professionnels. Une fois le contrat signé, la location court sur 36 mois minimum, avec au moins 15 000 km par an inclus.
Loyers plafonnés, 42 modèles : l'offre 2026 en détail
Les loyers sont plafonnés à 200 € TTC par mois, hors services et prestations annexes, sans apport initial. Certaines offres descendent même sous les 100 € mensuels pour les citadines les plus compactes. Voici une sélection des modèles annoncés à l'ouverture du guichet, classés par loyer croissant :
| Modèle | Batterie | Loyer mensuel dès |
|---|---|---|
| Citroën ë-C3 | 30 kWh | 94 € |
| Fiat Grande Panda | 44 kWh | 95 € |
| Opel Frontera Electric | 44 kWh | 99 € |
| Citroën ë-C3 Aircross | 44 kWh | 114 € |
| Renault Twingo E-Tech | 27,5 kWh | 130 € |
| Kia EV2 | 42 kWh | 137 € |
| Renault 5 E-Tech | 52 kWh | 139 € |
| Opel Corsa Electric | 50 kWh | 139 € |
| Peugeot e-208 | 50 kWh | 149 € |
| Jeep Avenger Electric | 54 kWh | 169 € |
Seuls les véhicules électriques neufs, facturés moins de 47 000 € TTC hors options et pesant moins de 1 800 kg, sont éligibles. Citroën, Fiat, Kia, Jeep, Opel, Renault et Peugeot figurent parmi les marques présentes sur la liste, l'occasion et les véhicules convertis restant exclus du dispositif.
Un point de vigilance avant de signer : le plafond de 200 € s'entend hors prestations annexes. Assurance, entretien ou extension de garantie peuvent s'ajouter au loyer affiché, et rien n'interdit de comparer plusieurs concessions avant de réserver.
Recharge à domicile : anticiper l'impact sur la facture d'électricité
Passer à l'électrique déplace le budget carburant vers la facture d'électricité. Pour un véhicule qui parcourt les 15 000 km annuels inclus au contrat, la recharge représente de l'ordre de 2 000 à 2 500 kWh par an, une hausse très sensible de la consommation du foyer.
Le bon réflexe consiste à recharger la nuit en heures creuses et à vérifier que le contrat d'électricité suit : des offres dédiées aux voitures électriques proposent un prix du kWh réduit sur les plages de recharge. Un loyer maîtrisé à 200 € perd une partie de son intérêt si chaque recharge est facturée au prix fort.
Reste le facteur temps. Les éditions 2024 et 2025 avaient trouvé preneur en quelques semaines, et tous les modèles ne seront pas disponibles dans chaque concession. Les ménages éligibles ont donc intérêt à lancer la simulation dès aujourd'hui, avant que les 50 000 véhicules de cette troisième vague ne s'envolent.
À ne pas manquer
Ne ratez plus aucune actualité énergie !
Suivez JeChange sur Google Actualités pour recevoir nos alertes prix et bons plans énergie.