46 W contre 6 W pour exactement la même lumière
La puissance inscrite sur le culot mesure ce que l'ampoule prend au réseau, jamais ce qu'elle rend. La bonne unité est le lumen. Une halogène produit environ 10 lumens par watt appelé, une LED en produit 78, et cet écart de rendement explique tout le reste. Le filament d'une halogène doit être porté au blanc pour émettre, donc la quasi-totalité du courant part en chaleur. Nos repères de consommation d'électricité d'un logement classent l'éclairage juste derrière l'électroménager.
Le calcul tient en une ligne au tarif réglementé de vente, à 0,2001 € le kWh. Une soirée de 5 heures coûte 4,6 centimes avec l'halogène et 0,6 centime avec la LED. Le prix du kWh, que suit notre page sur le prix de l'électricité, transforme ce rapport de puissance en euros sans rien y ajouter.
Un argument revient pour défendre l'halogène : sa chaleur profite au logement en hiver. Un point lumineux au plafond chauffe le haut de la pièce, là où personne ne se tient, et cette chaleur disparaît au printemps quand la surconsommation reste. Un convecteur fait le même travail au même prix du kWh, en le dirigeant au bon endroit, comme le rappelle notre page sur le radiateur électrique.
Six points lumineux, 5 heures par soirée, 44 € sur la saison
Un logement de quatre pièces compte une vingtaine de douilles, dont la plupart servent peu. L'hypothèse retenue ici est volontairement basse : 6 points lumineux réellement allumés, 5 heures par soirée, du 1er octobre au 31 mars, soit 182 jours et 910 heures. Toute la suite tient sur ces trois chiffres.
Avec des halogènes de 46 W, ces six points consomment 251 kWh et coûtent 50,26 €. Les mêmes en LED de 6 W consomment 33 kWh et coûtent 6,56 €. L'écart atteint 43,70 € sur la saison, soit 24 centimes par soirée. Les six LED s'achètent 24 € et sont remboursées en 100 jours, avant même la fin de l'hiver.
Ce montant ne rivalise pas avec le chauffage. Il a un autre mérite : il s'obtient sans rien changer à votre confort, contrairement au degré en moins sur le thermostat. Les leviers de ce type sont recensés sur notre page consacrée à réduire sa facture d'électricité. Leur effet se lit sur le suivi de consommation du compteur.
Top 5 des offres d'électricité les moins chères en octobre 2026
Vérifié 01/10/2026
94278,50€/an
−1068,86 € économisés /anAbo. 190,3215,86 € · kWh 0,1753 €
Vérifié 01/10/2026
97881,50€/an
−705,86 € économisés /anAbo. 190,3215,86 € · kWh 0,1837 €
Vérifié 02/10/2026
97881,50€/an
−705,84 € économisés /anAbo. 190,4415,87 € · kWh 0,1837 €
Vérifié 01/10/2026
97881,50€/an
−705,82 € économisés /anAbo. 190,3215,86 € · kWh 0,1838 €
Vérifié 18/08/2026
97881,50€/an
−705,82 € économisés /anAbo. 190,8015,90 € · kWh 0,1837 €
Vérifié 01/10/2026
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−1068,86 € économisés /anAbo. 190,3215,86 € · kWh 0,1753 €
Vérifié 01/10/2026
97881,50€/an
−705,86 € économisés /anAbo. 190,3215,86 € · kWh 0,1837 €
Vérifié 02/10/2026
97881,50€/an
−705,84 € économisés /anAbo. 190,4415,87 € · kWh 0,1837 €
Vérifié 01/10/2026
97881,50€/an
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Vérifié 18/08/2026
97881,50€/an
−705,82 € économisés /anAbo. 190,8015,90 € · kWh 0,1837 €
Profil : option Base avec une puissance de 6 kVA et une consommation de 4 287 kWh par an.
Les écarts de tarifs sont calculés par rapport au Tarif réglementé d'EDF, via le comparateur Selectra.
Le signe indique que le fournisseur est partenaire de JeChange pour l'offre. Les numéros affichés sont non-surtaxés.
Où se cachent encore les halogènes du logement
L'ampoule à vis du plafonnier est la plus visible, elle est rarement la plus coûteuse. Les points lumineux qui pèsent vraiment sont ailleurs : les spots encastrés du plafond, le lampadaire à torchère du salon et le tube crayon de la salle de bains. Un lampadaire halogène de 300 W consomme à lui seul plus que les cinq autres points lumineux du logement réunis.
Repérer une halogène demande dix secondes, sans démonter quoi que ce soit. Quatre signes suffisent, et ils ne trompent pas.
- Le verre brûle : une halogène devient impossible à toucher après une minute, une LED reste tiède.
- Le filament est visible à travers la petite capsule de verre, souvent enveloppée d'une seconde ampoule.
- La lumière est pleine tout de suite, sans la fraction de seconde de montée en puissance de certaines LED.
- La teinte tire vers le jaune chaud, et elle jaunit encore quand la lampe est branchée sur un variateur.
Un relevé pièce par pièce prend un quart d'heure et donne le nombre à entrer dans le calculateur ci-dessus. Le passage aux LED libère quelques centaines de watts, sans justifier pour autant de descendre d'un cran sur la puissance souscrite du compteur.
Consommation d'électricité d'un logement : les repères poste par poste Ce que consomment réellement l'éclairage, le chauffage, l'eau chaude et chaque appareil du foyer, en kWh et en euros, avec les ordres de grandeur selon la surface et le nombre d'occupants.Huit ans que la vente est interdite dans l'Union européenne
Le règlement européen 2015/1428 a retiré du marché les ampoules halogènes d'éclairage général le 1er septembre 2018, après un report de deux ans accordé aux fabricants. Une halogène encore vissée aujourd'hui a donc au moins 8 ans. Sa durée de vie annoncée est de 2 000 heures, à peine plus de deux saisons au rythme retenu ici.
La contradiction n'est qu'apparente : les halogènes qui survivent éclairent des pièces peu fréquentées, ou proviennent de stocks conservés dans un placard. Les LED renversent ce calendrier, avec 15 000 à 25 000 heures annoncées, soit 16 à 27 années au rythme de 910 heures par an. Chaque LED posée épargne 7 à 12 remplacements d'halogène, et autant de montées sur l'escabeau.
- Commencer par le lampadaire et les spots du salon : ce sont les puissances les plus élevées et les durées d'allumage les plus longues.
- Relever le culot avant d'acheter : E27 ou E14 pour les ampoules à vis, GU10 pour les spots encastrés, R7s pour les tubes crayon, G4 pour les spots 12 volts.
- Garder les halogènes encore bonnes pour les pièces de passage, cave ou débarras, où quelques minutes par jour ne justifient pas un achat.
- Vérifier le prix du kWh du contrat avant de chiffrer le gain, puisque l'économie se calcule dessus, sur notre comparateur d'offres d'électricité moins chère.
Choisir une LED se fait en lumens, pas en watts
Le réflexe de chercher une puissance équivalente conduit systématiquement à surpayer la lumière. La seule valeur à lire sur l'emballage est le nombre de lumens : 470 à 500 pour remplacer une halogène de 46 W, environ 800 pour une de 70 W. La puissance en watts ne sert plus qu'à estimer la facture, que notre page sur la facture d'électricité détaille poste par poste.
- Les lumens et le culot, les deux seules informations indispensables avant l'achat.
- La température de couleur, 2 700 kelvins pour retrouver la teinte chaude de l'halogène, 4 000 pour un plan de travail.
- La mention compatible variateur si l'interrupteur est une molette, sinon la lampe clignote ou reste bloquée au maximum.
- Comparer les watts entre deux technologies, le réflexe qui fait acheter une LED trois fois trop puissante.
- Poser un spot LED dans un luminaire encastré et fermé sans ventilation, la chaleur accumulée abrège sa durée de vie.
- Remplacer un tube crayon sans vérifier sa longueur, 78 ou 118 millimètres selon la rampe.
Reste la question du contrat lui-même. Les 44 € gagnés sur l'éclairage se cumulent avec l'écart entre deux fournisseurs sur le même kWh, et ce second levier ne demande aucun achat. Notre page pour changer de fournisseur d'électricité en décrit le déroulé, sans coupure ni intervention.
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