La LMDE dénonce une dégradation de la santé des étudiants

Selon la mutuelle, écartelés entre la hausse des frais de santé et la stagnation des aides sociales, 34 % des étudiants renoncent à se soigner...

  • Publié le 07/11/2012 (mis à jour le 08/11/2012)
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Première mutuelle étudiante tricolore avec un chiffre d'affaires de près de 45 millions d'euros, la LMDE veut attirer l'attention des pouvoirs publics sur la détérioration de l'état de santé des étudiants. Selon elle, ceux-ci sont contraints de réaliser de fréquents arbitrages dans un budget où la santé joue de plus en plus le rôle de variable d'ajustement. Environ 34 % des étudiants contre 23 % en 2005 renonceraient ainsi à se soigner et ce pourcentage ne cesse de progresser, affirme-elle.

A l'origine de cette situation, la LMDE pointe du doigt la paupérisation des étudiants. Alors que la moitié d'entre eux vivent avec moins de 400 euros/mois, 80 % n'auraient pas droit aux aides sociales soumises à des conditions de ressources de plus en plus strictes. Pour remédier à cette situation, la mutuelle réclame un chèque santé de 200 euros pour tous les étudiants, la généralisation du « tiers payant » pour les jeunes et l'interdiction des dépassements d'honoraires. Par ailleurs, elle demande l'exonération de la Taxe Spéciale sur les Contrats d'Assurance (TSCA) à 7 % quand il s'agit du Régime étudiant de Sécurité sociale.

Les doléances de la LMDE ont été partiellement entendues par les députés. Fin octobre, lors du vote du budget 2013 de la Sécurité Sociale, l'Assemblée Nationale s'est prononcée pour une expérimentation de 3 ans du tiers payant intégral dans trois villes universitaires qui n'ont pas encore été choisies. En revanche, les députés ont maintenu la TSCA.

Selon des chiffres officiels, 19 % des étudiants n'ont pas de complémentaire santé, contre 10 % pour l'ensemble de la population.

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