L'assurance au tiers ou tiers plus pour votre voiture

Tout conducteur avisé cherche à payer le moins possible pour l’assurance de son véhicule personnel, mais comment trouver le juste milieu entre une cotisation bon marché et un niveau de protection acceptable ?

  • Publié le 20/09/2012 (mis à jour le 10/04/2015)
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Assurance auto au tiers
Le plus souvent, une formule d'assurance au tiers plus constituera un bon compromis pour tout conducteur à la recherche du meilleur rapport qualité/prix.

A l'opposé d'une coûteuse assurance tous risques, qui prend à sa charge une indemnisation du conducteur dans quasiment toutes les situations, l'assurance « au tiers » séduit de nombreux automobilistes modestes en raison de son faible coût. Un choix qui peut vite se retourner contre eux en cas de sinistre ! Il est généralement recommandé de consentir à un petit sacrifice financier supplémentaire pour s'offrir une assurance « au tiers plus » : vous bénéficierez ainsi, en complément, de plusieurs garanties précieuses.

Assurance auto au tiers

Assurance au tiers : la seule rendue obligatoire par la loi

L'assurance auto au tiers constitue le minimum légal obligatoire si vous envisagez de prendre le volant d'un véhicule terrestre à moteur, que ce soit en France ou dans un autre pays de l'Union européenne. Elle couvre uniquement la responsabilité civile du conducteur, c'est-à-dire tous les dommages matériels ou corporels qu'il pourrait lui-même occasionner à des piétons, des cyclistes, d'autres conducteurs ou encore à ses propres passagers.

Un conducteur qui circulerait sur la voie publique sans une telle garantie en responsabilité civile se rendrait coupable d'un défaut d'assurance, passible en France de 3 750 € d'amende et de multiples peines complémentaires, dont une suspension ou une annulation du permis de conduire.

Son inconvénient : une protection minimaliste

Si un automobiliste est assuré au tiers, son assurance se contentera d'indemniser les personnes qui auraient subi des dommages par sa faute, notamment s'il occasionne un accident dont il est directement responsable. Réciproquement, s'il est lui-même la victime d'un accident provoqué par un autre conducteur, c'est l'assurance en responsabilité civile de ce dernier qui prendra en charge son indemnisation (ou le fonds de garantie des assurances si jamais l'autre conducteur n'était pas assuré).

Attention : au-delà de la seule responsabilité civile, certains assureurs font une interprétation plus large de l'assurance « au tiers », et incluent d'office dans ces formules quelques garanties supplémentaires. On peut ainsi y trouver parfois une garantie de défense pénale ou de recours suite à accident, une assistance panne 50 kilomètres ou encore une garantie dommages corporels du conducteur. À noter que votre assureur peut également intégrer à ce package de couvertures une garantie de protection juridique, bien que ce cas de figure soit plus rare.

Même dans le meilleur des cas, les hypothèses dans lesquelles un assuré au tiers ne reçoit aucune indemnisation restent donc très nombreuses : il ne touchera pas un sou, en particulier, pour ses propres blessures ou dégâts matériels s'il est le responsable du sinistre. Au-delà, des risques courants comme le vol, l'incendie et le vandalisme du véhicule ne sont jamais pris en compte. Il en va de même pour différents sinistres importants mais sans tiers responsable, comme la destruction du véhicule lors d'événements climatiques par exemple. Enfin le prêt de la voiture à un autre conducteur, très souvent, n'est pas autorisé.

Son avantage : une cotisation plus faible

Entre une assurance basique au tiers et les contrats tous risques les plus performants du marché, la différence de tarification peut facilement aller du simple au triple ! Cette formule peut donc se révéler très avantageuse pour les conducteurs qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance auto plus complète, en particulier s'ils se comportent bien sur la route. En l'absence d'accident responsable, et par le jeu de l'accumulation progressive des bonus, la cotisation déjà faible de l'assurance au tiers peut encore diminuer, ce qui rend votre contrat très compétitif.

Attention toutefois : à la moindre faute de conduite ou en cas de simple malchance (incendie accidentel ou vol du véhicule, par exemple), les montants économisés peuvent rapidement être rattrapés par les frais que vous aurez alors à supporter !

Dans quels cas opter pour une assurance au tiers ?

Malgré la faible protection qu'elle offre, une assurance au tiers peut se révéler la formule la plus adaptée dans un certain nombre de situations.

  • Lorsque le véhicule assuré est ancien ou de faible valeur : en cas d'accident, et même avec une assurance complète et tous risques, votre assureur ne vous remboursera jamais que sur la valeur réelle de votre véhicule, en se basant notamment sur sa cote Argus mais surtout sur la VRADE. Or, cette valeur tend à décliner très rapidement avec l'âge : on estime ainsi qu'un véhicule mis en circulation il y a cinq ans a déjà perdu 60 % de sa valeur à l'état neuf. Vérifiez donc attentivement le profil de votre véhicule : si sa date de mise en circulation remonte à plus de cinq ans, ou si sa cote Argus ne dépasse pas 3 000 €, une assurance tous risques ne sera sans doute plus rentable pour vous et un nouveau contrat au tiers s'impose !
  • Lorsque le véhicule assuré est peu utilisé : si vous n'utilisez votre véhicule que de façon occasionnelle, vous n'éliminez certes pas le risque de sinistre mais vous le diminuez assez fortement. De ce fait, une assurance tous risques représenterait alors une charge financière disproportionnée, ce qui pourrait vous inciter à vous tourner vers un contrat au tiers. Sachez toutefois que pour faire des économies, les petits rouleurs ont aussi la possibilité de se tourner vers une assurance facturée « au kilomètre », qui peut être souscrite dans n'importe quel format (au tiers, intermédiaire, tous risques…).

Assurance auto au tiers plus

Tiers +, Tiers Confort… Un niveau de protection intermédiaire

Vous ne souhaitez pas payer trop cher une pléthore de garanties dont vous n'aurez sans jamais besoin, mais recherchez néanmoins un minimum de protection ? Entre l'assurance basique au tiers et la formule tous risques s'étend un très vaste champ de couvertures intermédiaires, qui complètent la garantie en responsabilité civile par d'autres clauses souvent réclamées par les clients.

Selon les assureurs, ces contrats varient non seulement dans leur contenu mais aussi dans leur appellation. On parlera, entre autres, de formule « Tiers plus », « Tiers confort » ou « Tiers amélioré ».

Risques complémentaires pris en charge

Une assurance au tiers plus, en règle générale, présente l'avantage d'inclure les garanties les plus essentielles au conducteur et à son portefeuille, en prenant en charge des risques qui sont très loin d'être virtuels :

  • La garantie bris de glace y figure la plupart du temps. Elle vous permet de percevoir une indemnisation pour procéder à la réparation des surfaces vitrées de votre véhicule (pare-brise et vitres latérales), suite à un accident ou à un acte de vandalisme par exemple.
  • La garantie vol comme la garantie incendie du véhicule constituent souvent, à juste titre, la raison principale pour laquelle les automobilistes ne se contentent pas du tiers simple. Sous réserve de respecter certaines consignes de sécurité (verrouiller le véhicule, ne pas y entreposer de matières dangereuses…), vous avez notamment l'assurance de toucher une indemnisation si votre véhicule est volé et jamais retrouvé (ou endommagé).
  • Les garanties tempêtes et forces de la nature, associées à la b, permettront à votre assureur de prendre en charge les dégâts subis par votre véhicule dans certaines circonstances exceptionnelles.

Dans quels cas souscrire une assurance auto au tiers plus ?

L'assurance auto au tiers plus s'adresse clairement aux conducteurs qui rechignent à payer le prix fort pour une formule tous risques, mais qui refusent aussi de prendre la route sans se protéger eux-mêmes un minimum. Elle peut constituer un bon compromis si votre véhicule est relativement récent et garde une valeur importante à la revente.

Sachez toutefois que dans des cas rares, l'assurance au « tiers plus » peut ne pas prendre en charge un point très important, à savoir votre propre préjudice corporel en cas d'accident responsable. Pour y remédier, vous pourrez souscrire en extension une garantie personnelle du conducteur.

1 commentaire - Réagissez à votre tour
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TOMAS  -  Le 13 avril 2015 à 11h53

interressant la formule tiers+.

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