Cela se précise entre La Poste et SFR. Depuis l’été, l’entreprise de distribution du courrier ne cachait pas sa volonté de faire son entrée sur le marché de la téléphonie mobile. Dès le mois d’août, une alliance avec SFR était évoquée. Aujourd’hui, les choses s’accélèrent. La Poste pourrait carrément prendre le contrôle de Debitel, l’opérateur virtuel détenu à 40% par SFR. Cela lui permettrait de se positionner rapidement sur ce marché ; et de proposer les premières offres dès le début d’année 2011.
Pourquoi cette soudaine accélération ?
Si La Poste se trouve en mesure de proposer ses premiers forfaits dès 2011, elle devancera l’opérateur Free, dont les premières offres mobile ne devraient pas voir le jour avant 2012. Xavier Niel, le patron de Free, interrogé en octobre au moment de dévoiler sa future offre, promettait ainsi « une offre simple, au juste prix ».
Simplicime, c’est justement le nom que s’est donné Debitel. La marque revendique tout de même quelque 300 000 clients. En fusionnant ses futures activités avec Simplicime, La Poste profiterait de ce parc clients existant, mais également de toute l’infrastructure en place (facturation, distribution). Selon Les Echos, la fusion pourrait déboucher sur « La Poste Mobile », une nouvelle entité détenue à 51% par le groupe La Poste et à 49% par SFR.
Des ambitions affichées
Avec son réseau de plus de 10 000 bureaux disséminés sur l’ensemble du territoire, La Poste compte séduire de 1,5 à 2 millions d’abonnés mobile d’ici à 4 ans. Avec une offre « simple, d’un haut niveau de qualité et à destination du plus grand nombre ». Voilà Free prévenu.
Reste à savoir comment La Poste va parvenir à se faire une place parmi les opérateurs et les nombreux MVNO existants. En France, les MVNO ne réalisent que 6 % de part de marché et totalisent à peine 3,6 millions d'abonnés. Comment le groupe public pourra-t-il réaliser l’exploit de convaincre rapidement 1 million d’abonnés supplémentaires ?
JB