Le ministère de l’Industrie et du numérique vient de rendre publique l’étude du cabinet conseil McKinsey sur le poids d’internet dans l’économie française. Dans la filière, McKinsey inclut l'ensemble des sites web (e-commerce, sites de contenus..., qu'ils aient une activité uniquement en ligne ou qu'ils émanent de magasins existants), les fabricants de matériels (ordinateurs, smartphones, routeurs), les services informatiques et les télécommunications. De chaque entité a été soustraite toute activité n'ayant pas de lien avec le web (les équipements voix vendus aux opérateurs télécoms, par exemple).
Cette étude, cofinancée par Google, qui a commandité des études similaires à l’étranger, révèle qu’en 2010 internet devrait contribuer à notre économie à hauteur de 72 milliards d’euros, soit 3,7% du produit intérieur brut (PIB) de la France. « En 2009, ce chiffre était de 60 milliards d'euros, soit 3,2% du produit intérieur brut », indique Eric Hazan, directeur associé de McKinsey. A un rythme de croissance de 14% par an, la contribution d’internet devrait atteindre 5,5% du PIB en 2015, pour un apport total estimé à 129 milliards d'euros. Le poids de ce secteur, dans l’économie du pays, devient comparable à celui de l’énergie ou de l’agriculture. Il est, de plus, générateur d’emplois. « En 2010, internet a représenté en tout 1,15 million d'emplois », relève Jacques Bughin, directeur chez McKinsey à Bruxelles. Sur quinze ans, l’économie numérique a engendré la création de 700 000 emplois nets, soit un quart des créations d'emplois en France.
C’est surtout la consommation qui, avec 25 milliards d'euros en 2009, contribue au boum de la filière. L’étude montre ainsi que le panier moyen s'établissait en 2009 à 1000 euros par acheteur et par an. Les acteurs du e-commerce ne s’y trompent pas et estiment que le marché devrait continuer de croître, au regard du panier moyen en Angleterre, dont le montant atteint, lui, 1900 euros. L’étude conclut d’ailleurs sur les apports des nouvelles technologies pour les entreprises, révélant que celles qui ont investi dans la création de site, dans des intranets ou des outils de communication, « ont crû plus vite que les autres, et ont plus exporté ».
Source : La Tribune
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