Assurance-vie, examiner les frais avant tout

Confier son argent à un professionnel de l’assurance, assureur, mutuelle ou banque, n’est pas un acte à prendre à la légère. Bien choisir son contrat, se servir d'un comparatif assurance vie, bien lire les conditions générales, notamment les frais. Et ne pas hésiter à segmenter son capital pour ne pas mettre tous ses œufs dans le panier d’un seul assureur.

Bien lire les conditions générales du contrat d’assurance-vie et la notice d’information. Dit comme cela, le conseil paraît évident. Mais lorsqu’on confie son argent à un professionnel, pour qu’il le fasse fructifier en vue d’une retraite complémentaire (pour soi ou un bénéficiaire choisi), la démarche revêt un caractère obligatoire. Car une fois que le contrat est souscrit (passé le délai de 30 jours de rétractation), impossible de le transférer chez un concurrent. Il faudra alors ouvrir une autre assurance-vie, si la première ne satisfait plus. Avec à nouveau des frais d’ouverture et un compteur remis à zéro pour bénéficier des avantages fiscaux. D’où l’importance de bien comparer en amont, et pourquoi pas de diversifier ses choix de compagnies.
Les performances du placement sont certes à étudier de près. Mais ce qui fait un bon contrat d’assurance-vie, c’est avant tout la faiblesse de ses frais.
Frais de gestion. Les frais de gestion sont importants : ils sont déduits de votre placement généralement chaque année, sur le montant total. Ils réduisent la rémunération de votre placement.
Frais d'arbitrage. Ils seront comptés à chaque changement de supports ou d’unités de compte. Mieux vaut prévoir la fréquence de ces changements pour ne pas pâtir de frais d’arbitrage trop lourds
Frais sur les versements. Ce sont les plus importants. Ils représentent une déduction directe de votre versement. Des frais de versement à 3% signifie que sur 1000 euros versés, seulement 970 euros seront placés... Certaines compagnies proposent aujourd’hui des contrats sans frais sur les versements. A étudier.

Important à rappeler : l'assureur ne supporte pas la dépréciation éventuelle des actifs, c'est au souscripteur de subir les pertes. Fort de ce principe, mieux vaut ne pas investir tout le capital sur des fonds à risque. Pour un placement garanti, mieux vaut s’orienter vers des fonds monétaires (fonds euros), plus sûrs mais, c’est vrai, moins rémunérateur. Pour ces fonds également, bien vérifier le rendement proposé, le comparer avec la concurrence, et étudier les frais engendrés. Nerf de la guerre en matière d’assurance-vie.

 

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