7 bonnes raisons de souscrire plusieurs contrats d’assurance-vie

Plusieurs contrats d'assurance-vie
La souscription de plusieurs contrats d'assurance-vie est une précaution recommandée par tous les bons gestionnaires de patrimoine.

Optimisation de votre épargne, organisation de votre succession, sécurité des fonds… Découvrez ci-dessous les sept bonnes raisons qui doivent vous inciter à ne pas vous contenter d’un seul contrat d'assurance-vie.

À la différence de produits réglementés comme le livret A et le plan d’épargne en actions (PEA), limités à une ouverture par personne, rien ne vous empêche de signer un nombre illimité de contrats d’assurance-vie auprès d’un ou plusieurs assureurs.

Il est donc tout à fait possible pour une même personne de détenir simultanément plusieurs contrats d’assurance-vie. Il s’agit même d’une précaution recommandée par tous les bons gestionnaires de patrimoine !

1 - Optimiser le rendement de votre épargne

C’est une tendance générale du marché, qui se vérifie la plupart du temps. Les contrats les plus récemment commercialisés affichent des performances supérieures aux formules les plus anciennes, dont le rendement s’est peu à peu tassé.

Ainsi, vous profiterez généralement d’un fonds euros beaucoup plus rémunérateur dans le cadre d’une nouvelle assurance-vie proposée en ligne, avec des frais de gestion et de versement réduits au minimum, par rapport au vieux contrat signé dans votre banque il y a une quinzaine d’années.

Transférer une partie de l’épargne accumulée sur un vieux contrat – en bénéficiant au passage des avantages fiscaux accordés aux contrats d'assurance-vie de plus de huit ans – vers un contrat plus récent peut donc améliorer la performance générale de votre épargne de façon significative.

Vous constaterez par ailleurs que certaines formules se distinguent par la diversité et la performance de leurs unités de compte, tandis que d’autres sont surtout attractives en raison de leur fonds euros. N’hésitez pas, de ce fait, à signer deux contrats ou même davantage afin de profiter du meilleur chez les uns et chez les autres.

2 - Prendre date sur un contrat à haut potentiel

Plusieurs contrats d'assurance-vie

En matière d’assurance-vie, un bon timing peut faire toute la différence ! Si vous repérez un contrat intéressant et original, qui vous permet d’investir par exemple une partie du capital dans des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), il est préférable d’y souscrire immédiatement même si vous ne disposez encore que d’une maigre épargne à lui affecter.

En effet, en prenant de l’âge, le contrat d'assurance-vie va acquérir une fiscalité de plus en plus douce sur les rachats. Au bout de huit ans, les plus-values ne feront plus l’objet que d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % après un abattement annuel de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple).

3 - Simplifier votre succession en cas de bénéficiaires multiples

En sa qualité d'enveloppe fiscale très intéressante, une assurance-vie permet à vos proches d'éviter de payer des droits de succession après votre décès. La loi prévoit en effet une exonération totale jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, puis une taxation de 20 % pour la tranche comprise jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà de ce montant.

Au sein d'un même contrat, rien ne vous empêche de faire jouer plusieurs fois l’exonération totale en prévoyant une pluralité de bénéficiaires de premier rang (par exemple 100 000 € pour chacun de vos trois enfants).

Néanmoins, parce qu'elle risque de complexifier à outrance la rédaction de la clause bénéficiaire du contrat, cette solution n'est pas la plus recommandée. De plus, le versement des fonds risque d’être retardé pour tout le monde si jamais l’un des bénéficiaires manque à l’appel ou fait traîner les choses. Un contrat unique, enfin, implique que chaque bénéficiaire aura connaissance du montant touché par les autres, avec des conflits potentiels à la clé.

Pour toutes ces raisons et dans le cadre d'une gestion saine de votre patrimoine, privilégiez la souscription d'un contrat d’assurance-vie spécifique pour chaque bénéficiaire de premier rang. La transmission de vos avoirs en sera grandement facilitée !

4 - Cumuler les avantages de contrats anciens et plus récents

Plusieurs contrats d'assurance-vie

Certaines vieilles formules bénéficient d’un traitement fiscal particulièrement privilégié qui a ensuite été supprimé pour les nouvelles générations de contrats. Ainsi, ne procédez surtout pas à la clôture d'un contrat d'assurance-vie souscrit avant le 20 novembre 1991 si vous en possédez un !

En effet, pour tout contrat antérieur à cette date, les versements effectués jusqu’au 13 novembre 1998 font l’objet d’une exonération totale au profit du bénéficiaire après le décès de l’épargnant, même pour des sommes très importantes. Il en va de même si vous avez souscrit votre contrat entre 1991 et 1998, mais uniquement pour les versements effectués avant votre 70ème anniversaire.

5 - Profiter plusieurs fois de la garantie publique

Afin de tranquilliser les épargnants quant aux conséquences d’une faillite de leur assureur, les autorités publiques ont mis en place un fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP). Ce fonds offre à chaque particulier une garantie pour les sommes placées sur un contrat d’assurance-vie dans la limite d'un plafond de 70 000 € par personne et par assureur.

Autrement dit, vous avez parfaitement la possibilité de bénéficier plusieurs fois de cette garantie publique en multipliant les contrats auprès de différents assureurs, et en ne dépassant jamais la somme prévue par la loi.

Cette précaution s’impose aujourd’hui plus que jamais, alors même que la baisse de rentabilité des obligations d’État peut laisser craindre, dans le pire des scénarios, une crise durable du secteur de l’assurance-vie.

6 - Se simplifier la vie après 70 ans

Plusieurs contrats d'assurance-vie

La fiscalité applicable à la transmission de votre assurance-vie n’est pas la même pour les versements effectués avant votre 70ème anniversaire et pour ceux effectués par la suite. Dans le premier cas, c’est la règle commune qui s’applique avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Les versements après 70 ans bénéficient quant à eux d’un régime moins favorable, limité à une exonération totale de 30 500 € « seulement » pour l’ensemble des contrats.

Pour une meilleure lisibilité, il est préférable de ne plus effectuer de versements sur vos anciens contrats après vos 70 ans et d’en souscrire un nouveau, pourquoi pas au profit d’un nouveau bénéficiaire (petits-enfants, etc.).

7 - Conserver une liberté de gestion après un nantissement

Dans le cadre d'un crédit immobilier, le « nantissement » d’un contrat d’assurance-vie consiste à l’inscrire en garantie auprès d’un prêteur. En cas de défaut de remboursement, l’établissement financier pourra alors se dédommager en procédant à la saisie de l’épargne nantie.

Ce procédé s’avère très utile pour se passer d’une assurance emprunteur, notamment du point de vue des personnes âgées qui peuvent éprouver des difficultés à trouver un assureur acceptant de suivre leur dossier.

Notez cependant que ce procédé entraîne un blocage de l’épargne à hauteur des sommes nanties et l’impossibilité d’effectuer des rachats de celles-ci. Ainsi, pour garder la main sur une partie de votre patrimoine, mieux vaut donc disposer d’un ou plusieurs autres contrats d’assurance-vie que vous pourrez continuer à faire vivre et sur lesquels vous pourrez toujours effectuer des rachats réguliers.

Bon à savoir !

Comme le rappelle Jérôme Krausz, expert Banque & Crédit chez JeChange.fr, « dans le cadre d'un montage de prêt immobilier, un nantissement présente comme avantage d'éviter une hypothèque et les coûts afférents ».

Aucun commentaire - Soyez le premier à réagir
  • (obligatoire)
  • (obligatoire)