Le gouvernement a décidé de ne pas augmenter le prix du gaz. Du côté de consommateurs, on se réjouit de cette nouvelle. Rappelons que les particuliers ont eu à subir une augmentation de 20% au cours des deux années passées, soit une hausse annuelle moyenne de 200 € par foyer. Ce qui étonne, c’est que dans le même temps, le marché de vente en gros du gaz s’est lui effondré de 70% l’année dernière. Ceci s’explique par le mode de calcul de l’évolution du tarif du gaz, indexé sur les cours du pétrole.
Du côté des fournisseurs d’énergie, c’est la douche froide. GDF Suez prévoit un manque à gagner de 290 M€ et compte défendre ses droits auprès des autorités compétentes. Les petits fournisseurs de gaz font aussi grise mine, il leur est difficile de rester attractifs face à des tarifs réglementés figés vers le bas. La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) estime elle aussi que cette mesure est contraire au bon fonctionnement du marché de l’énergie en France.
Une réforme de la formule de calcul des tarifs du gaz, en cours de discussion, devrait permettre de redéfinir une politique d’évolution tarifaire plus juste, et plus conforme à la réalité du marché.
Les professionnels quant à eux ne sont pas concernés par le gel des tarifs, et ont vu leurs tarifs augmenter de 8,2% les trois derniers mois. Une chose est sûre, l’ère de l’énergie bon marché est définitivement enterrée.