En effet, depuis l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie, le 1er juillet 2007, les « marchands » français et européens rivalisent de séduction pour se constituer une clientèle. Leurs prix sont souvent attractifs, et s’accompagnent d’offres plus ou moins « vertes » et de services « plus ». Toutefois, malgré ces offres alléchantes, les derniers chiffres des sondages montrent que les consommateurs restent frileux. Sans doute cela est-il dû à la peur de devoir changer ses habitudes. Pourtant, rien n’est vraiment compliqué dans ce changement.
Ils se battent tous pour vous séduire
Quand un marché s’ouvre à la concurrence, le scénario est toujours le même. Les nouveaux acteurs proposent des offres particulièrement alléchantes. C’est alors le moment de s'interroger sur les possibilité qui s'offrent à vous.
Depuis mai 2007, neuf fournisseurs d’électricité se sont déclarés pour offrir leurs services aux particuliers en France. Il s’agit d’Alterna, Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d’énergies, Poweo et Proxellia6.
Réversibilité : on peut revenir en arrière
La loi sur la Nouvelle Organisation des Marchés de l'Electricite (NOME) qui a été promulguée le 8 décembre 2010 permet ainsi aux particuliers et professionnels (sous certaines conditions) de bénéficier d'une révèrsibilité totale et sans condition.
Pour rappel, la réversibilité est la possibilité de retourner aux tarifs réglementés de l’énergie proposés par les fournisseurs historiques après avoir souscrit une offre de marché (offre aux tarifs non réglementés).
L’objectif de cette ouverture : réduire votre facture
L’Etat et l’Europe ont voulu ouvrir le marché de l’électricité et du gaz à la concurrence pour faire baisser les prix de l’énergie. C’est l’objectif de cette ouverture. A vous d’être vigilants et de choisir le fournisseur et les services les plus adaptés à vos besoins et à votre consommation. Ne vous inquiétez pas, on est là pour vous aider !
La sécurité est garantie, les tuyaux ne changent pas
Le transport et la distribution d’énergie restent un monopole d’Etat. En fait, seuls les « vendeurs » (les fournisseurs) changent. Les distributeurs, eux, restent les mêmes. Comme avant. C’est une garantie de sécurité. Ainsi, « ON » n’est pas tenté de faire des économies sur les investissements coûteux qui maintiennent à niveau les infrastructures. C’est aussi une garantie pour maintenir un service public de qualité . Autrement dit : Pas besoin de changer de compteur, ni de système d’installation. Vous conservez un interlocuteur unique pour vos problèmes d’alimentation, de fuites, de compteur, etc. Il n’y a pas plus de risques de coupures qu’avant, les numéros d’urgence ne changent pas. Les techniciens qui relèvent les compteurs non plus. Donc, le monsieur ou la dame qui vient relever les compteurs est le même qu’avant. Parfois, c’est un service payant. Mais rien n’empêche de faire son relevé soi-même.
Une seule facture qui englobe tout
Aucun risque de complication : vous recevez une facture unique, émise par le fournisseur que vous avez choisi. La séparation entre les fournisseurs (qui vendent le gaz et l’électricité) et les distributeurs (qui transportent cette énergie) ne vous concerne pas. C’est le fournisseur qui se charge de régler les distributeurs et les taxes gouvernementales.
Le service public est maintenu
Tous les pays sont obligés par l’Europe de garantir les droits des consommateurs les plus vulnérables. Ainsi, le service public n’est pas affecté par la déréglementation du marché. Mais attention : les tarifs indexés peuvent aussi augmenter très nettement !
Souvent moins cher ou alors il existe des alternatives intéressantes
Soyons honnêtes. Ce n’est pas facile pour les vendeurs/fournisseurs du marché dit libre d’être vraiment compétitifs sur le plan financier quand on a face à soi des fournisseurs historiques (EDF, Gaz de France). Parce que les tarifs indexés de ces derniers sont déjà parmi les plus bas d’Europe. Pour comparaison, de l’autre côté de la Manche, 1 Anglais sur 2 a déjà changé de fournisseur d’électricité, alors qu’en France, ils ne sont que 3 sur 100. Attention : rien n’empêche les tarifs indexés d’augmenter tandis que les tarifs du marché dit libre restent stables.
Faire un geste pour la planète avec les énergies renouvelables
Outre l’aspect purement économique, l’Europe et l’Etat français ont voulu ouvrir le marché de l’énergie à la concurrence pour encourager la production de combustibles renouvelables. Il s’agit des énergies issues de l’eau (marée, barrage…) du vent (éolienne, moulin…), du soleil (via des capteurs solaires) et de la biomasse. Alors d’accord, ces énergies renouvelables sont souvent plus chères que les autres (pétrole, nucléaire, charbon, etc.) mais contribuer à moins polluer la Planète Terre, voilà un argument qui devrait « parler » aux consommateurs.
Biomasse, kesako ?
La biomasse, c’est l’ensemble de la matière végétale (en gros, les plantes). On peut utiliser cette matière pour produire de l’énergie, soit directement (comme le bois qui brûle), soit indirectement. Dans ce cas, on parle de méthanisation/décomposition des déchets organiques (biogaz). Des transformations chimiques sont également possibles (biocarburant). Pour info, quand on ne se sert pas de cette biomasse pour produire de l’énergie, on l’utilise pour le compostage. Tous les jardiniers le savent !
Acheter l’électricité ET le gaz au même fournisseur : les offres duales
Certains fournisseurs proposent de fournir l’électricité ET aussi le gaz. C’est ce qu’on appelle les offres duales. Non seulement c’est pratique (une seule facture), mais l’on peut jouer sur des alternatives intéressantes, par exemple combiner une énergie classique et une énergie renouvelable.
On peut même jouer sur les 2 tableaux
Les fournisseurs historiques (EDF, Gaz de France) proposent également des offres aux tarifs régulés ET des offres dérégulées. Et chacun chasse sur les terres de l’autre. EDF propose du gaz et Gaz de France, de l’électricité. Chacun fait ce qui lui plait.