Les chômeurs contraints d'accepter 20% de baisse sur le salaire

  • Le 05/05/2008 16:24:33
  • Ecrit par Marion

On apprend en exclusivité grâce aux Échos, que Bercy vient de finaliser son projet de loi « sanction chômage » : au bout de six mois les chômeurs devront accepter un emploi rémunéré 80% de leur précédent salaire, et jusqu'à deux heures de trajet de leur domicile.

Une loi divisée en étapes. Dans les trois premiers mois d'inactivité, le chômeur sera tenu d'accepter tout emploi rémunéré au même salaire que son emploi précédent. Passé trois mois, le chômeur devra tolérer une baisse de 5% - à condition que celle-ci n'entraîne pas une rémunération allant en deçà du SMIC, celui-ci demeurant un minimum -. La recherche d'emploi ne sera pas complètement aléatoire et devra cependant répondre positivement à des critères préalables : une bonne compatibilité avec les qualifications du candidat, et un respect de la zone géographique définie en amont. Celle-ci répond à deux règles, se trouver dans un périmètre de 30 kilomètres du domicile du chômeur, et permettre un temps de trajet inférieur à deux heures. Un job à tout prix Au bout de six mois, les règles du jeu des Assedic se resserrent, contrainte salariale revue à la baisse, jusqu'à 20% de baisse par rapport au salaire précédent... Au bout d'un an de chômage la sanction pourrait encore se durcir : à ce moment le minimum non refusable pour le chômeur serait égal à l'allocation chômage... soit pour la majorité des bénéficiaires 57,4% du salaire précédent... En cas de refus répété deux fois, le chômeur pourra se voir radié du fichier ANPE, entrainant une suspension provisoire de la perception de ses allocations. Comme l'indique Les Échos, cette mesure de radiation est possible dès le premier refus, mais les agents sont en général réticents à retirer leurs allocations à des personnes en situation précaire. Bien qu'étant dans une phase avancée de sa rédaction, le texte n'est pas encore définitif et pourrait subir des modifications lors de la rencontre entre Bercy et les différents partenaires sociaux concernés, placée sous le thème de l'assurance-chômage... Espérons que cette mesure n'agrandira pas plus l'écart existant en matière de pouvoir d'achat, sous prétexte de réduction du taux de chômage. sourceLes Échos

Ajoutez à vos cercles Google+ Devenez fan sur Facebook Suivez-nous sur Twitter