Avant de devenir directrice générale du FMI, Christine Lagarde a laissé, entre autres empreintes, une réforme du crédit se voulant favoriser davantage les emprunteurs quant à leurs choix de crédit mais aussi d'assurances emprunteurs. Finalisé en juillet 2010, le texte ouvrait à la concurrence pour tous le choix des assurances emprunteur, et interdisait aux banques de refuser un crédit avec une assurance emprunteur issue d'un autre établissement, bancaire ou non.
Un an après la promulgation de la loi, une étude réalisée par l'IFOP et commandée par la Macif relève cependant la méconnaissance par les Français de cette partie de la loi. 60% des personnes interrogées ignorent ainsi totalement les avantages qu'ils peuvent en tirer. Ils seraient même "près de 50% à ne pas comparer les offres" avant de souscrire à une assurance emprunteur.
Il faut dire que les banques censées, selon cette loi, informer leurs clients avant chaque souscription puis pour chaque renouvellement annuel des offres pratiquant dans la même fourchette de taux, ont parfois du mal à le faire. Certaines ont même briefé en conséquence leurs conseillers clientèle pour amener leurs quelques clients réticents vers le petit avantage que leur contrat groupe a en plus, arguant qu’avec ce simple détail l'"équivalence", selon les textes de la Loi Lagarde, ne s’applique pas...
Conséquence directe de ce manque, voulu ou non, d'information : la plupart des emprunteurs choisissent encore leur banque au moment de souscrire une assurance pour leur prêt. Fin 2010, selon la FFSA (Fédération Française des Sociétés d'Assurance), 89% des contrats sont toujours détenus par les banques "historiques", contre donc 11% seulement pour les nouveaux acteurs : assureurs, courtiers ou autres. La tendance va-t-elle se rééquilibrer avec les années à venir ? Rien ne vous empêche en tout cas, de comparer avant de faire votre choix : c'est gratuit, et cela peut vous faire économiser beaucoup !